mercredi, 22 novembre 2017
 

Conférence de presse des deux auteurs le mercredi 4 avril à 11h, à la librairie Lady Long Solo, 38 rue Keller, Paris XIe, métro Bastille

Françafrique 2012, la bombe à retardement

La Françafrique, terme aujourd’hui galvaudé dans la presse, n’est ni un club de papys ringards voué à une fin certaine, ni une somme de petites combines permettant d’acheter des hôtels particuliers dans Paris. La Françafrique est un système néocolonial aux conséquences humaines parfois effrayantes. C’est la négation des indépendances africaines. Or, voilà plus de vingt ans qu’on ne cesse de la déclarer morte et enterrée. Allez demander aux Togolais et aux Gabonais ce qu’ils en pensent : ils ont dû subir pendant 40 ans le régime des dinosaures de la Françafrique. Aujourd’hui, ce sont les fils de ces despotes qu’on a placé au pouvoir. On tente aussi de nous convaincre qu’avec tous ces Chinois en Afrique, il faudrait commencer à regretter la France en Afrique. Alors qu’en est-il vraiment ? L’auteur analyse les crises récentes en Côte d’Ivoire et en Libye, mais aussi fait un historique inédit du Parti socialiste et de ses compromissions avec la Françafrique, des années 50 à nos jours, sans oublier le bilan du quinquennat sarkozyste. La marche vers la liberté des peuples africains francophones est irrémédiable, mais elle est semée d’embûches : l’auteur nous emmène dans les arcanes de cette politique secrète de domination sur la moitié d’un continent.

Bruno Boudiguet, journaliste et éditeur, est avant tout spécialiste du génocide des Tutsi rwandais. Il collabore régulièrement à la revue La Nuit rwandaise. Depuis dix ans, il milite pour la fin du système “françafrique”.

Rwanda, 6 avril 1994. Un attentat français ?

10 janvier 2012. L’enquête scientifique dirigée par le juge Trevidic sur l’attentat contre l’avion du président rwandais Habyarimana est catégorique : les missiles sont partis du camp de la Garde présidentielle. Avant ça, d’innombrables médias avaient pris pour argent comptant la thèse inverse, celle du juge Bruguière et du journaliste Pierre Péan, accusant le FPR d’avoir sciemment tué le président pour prendre le pouvoir, sans se soucier du risque de génocide qui s’en suivrait. Bien sûr, certains ont dit que la responsabilité éventuelle du FPR ne changeait rien à la planification de l’extermination des Tutsi. Mais Michel Sitbon fut, dès le départ, l’un des rares à écarter sans ambiguïté cette thèse mais surtout a avoir mis en avant la piste française sur cet attentat.

Michel Sitbon est avant tout connu pour être éditeur à L’Esprit frappeur depuis une quinzaine d’années, avec plus d’une centaine d’ouvrages sur des sujets sensibles et très divers. Il a dirigé la rédaction d’un journal d’informations générales, Maintenant, en 1995-96, dont l’objet principal était de dénoncer le scandale français au Rwanda. Il est l’auteur de Plaidoyer pour les sans-papiers et Un génocide sur la conscience en 1998, et de Mitterrand le cagoulard et 2 bis rue de Tourville en 2011.

 
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