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Soutien à la grève des salarié-es d’Orange Guinée !

Communiqué de la fédération SUD PTT

D 25 septembre 2013     H 12:49     A SUD PTT (France)     C 0 messages


« Notre DG a payé les militaires pour tabasser le personnel. Nos vies sont en danger » Un militant syndical local.

Une grève à Orange en Guinée a débuté ce 17 septembre, avec des revendications sur les conditions de travail et des hausses de salaires. Nous condamnons avec la plus grande force l’utilisation d’intérimaires, de stagiaires pour discréditer un mouvement massif d’arrêt de travail du personnel (plus de 90%). Nous condamnons l’usage de la force, le recours aux forces de l’ordre comme réponse aux demandes légitimes des salarié-es. Cet attitude en dit long sur le climat social actuellement en Guinée dans le Groupe Orange.

Il est inacceptable que la direction ne réponde pas aux préoccupations des salarié-es. Ceux-ci souhaitent négocier depuis plusieurs semaines autour de 5 points :
- l’assurance maladie
- une augmentation salariale de 50% à l’instar des autres sociétés de téléphonie présente
- le paiement d’une prime de croissance
- l’instauration d’une prime de scolarité
- la mise en place d’un système de prêt de véhicules.

Ces revendications sont légitimes, d’autant plus qu’Orange, en Guinée et plus globalement en AMEA (Afrique Moyen Orient Asie) réalise une croissance de 4,9% et un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’Euros. Même parti dernier parmi les 5 opérateurs de Guinée, Orange totalise 2 millions d’abonné-es avec plus de 200 localités. Orange affirme être un employeur de référence et « agir en menant une politique de développement des ressources humaines qui place les hommes et les femmes au coeur. »
Mais en Guinée comme ailleurs, il faut des actes en accord avec les discours !

Orange est une multinationale, et sa politique RH est globalisée, quels que soient les continents. La fédération SUD relaiera cette lutte dans les instances de représentation du personnel, que cela soit au Conseil d’administration et au Comité de Groupe Monde. Plus largement, nous interpellons la direction du groupe pour l’ouverture immédiate de négociations et la fin des intimidations !