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Souscription Documentaire Sénégal : Momsarew ou le pari de l’Independance

Par Alassane Diagne

D 20 août 2014     H 15:27     A     C 0 messages


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Les faits traités par ce film documentaire de 85 minutes sont la réalité domestique de la politique sénégalaise de 1957 à 1977. Ils reflètent, sous un jour nouveau, une autre portée de la guerre froide. Faisant du Sénégal un condensé des affrontements idéologiques de la deuxième moitié du 20è siècle dans le monde.

De août 2006 à août 2011, face caméra, des personnes à l’âge assez avancé, dans leur univers quotidien, témoignent sur leur engagement militant au Sénégal, en prise avec les tourments de l’indépendance.
Les protagonistes, dont une dizaine sont décédés depuis les entretiens démarrés en 2006, ont animé une organisation de type révolutionnaire.

La radioscopie de ce premier parti d’inspiration marxiste – léniniste en Afrique de l’Ouest, qui plus est le première organisation à avoir fait ouvertement de l’indépendance des Etats africains un crédo, ramène à la surface des figures , organisations et lieux emblématiques : Paris, Saint Louis du Sénégal, Cuba, Europe de l’Est, FLN, guerre d’Algérie, Senghor, Modibo Keïta, Fédération du Mali etc.
La réalité politique qu’éclaire ce documentaire est celle des contradictions de la guerre froide, de l’affrontement Est-Ouest, des divergences sino-soviétiques au sein du Mouvement communiste international.
Les "vieux" militants du P.A.I. ont porté à incandescence l’engagement.
Le film puise aussi dans des archives de sources diverses

Le porteur de projet

Auteur de courts métrages expérimentaux, enseignant, très présent dans les mobilisations diverses en faveur d’une plus grande démocratisation culturelle et artistique, de l’interculturalité, le réalisateur signe ici son premier long métrage documentaire.

Interview donnée à Thierno Dia pour Africiné

Pourquoi le P.A.I ?
Le choix porté sur le P.A.I a été dicté par plusieurs urgences dont le nécessaire recueil du témoignage d’acteurs vieillissants n’est pas le moindre.
S’y ajoute le fait que l’histoire dont ils ont été les protagonistes, porteuse des grandes contradictions idéologiques du 20 éme siècle, a son actualité dans une Afrique en proie à la mondialisation en consumérisme Et son corollaire : le désenchantement.
Donner la parole à ces acteurs qui ont posé les premiers, sans équivoque, l’indépendance comme programme, c’est rappeler, renouer les fils de la mémoire.
Une mémoire vive.

Le Dispositif ?
J’ai pris le parti de ne recueillir que la parole d’acteurs-clés du P.A.I dans la légalité (1957-1960) et dans la clandestinité (1960-1967). Leur parole est mise en scène de façon à revivre les contradictions qui ont agité ce parti d’avant-garde et celles qui ont opposé ses membres à deux figures sénégalaises post-coloniales : Senghor et Mamadou Dia.
Filmés pour l’essentiel dans leur environnement modeste, aux prises avec la maladie pour les plus âgés -7 sont décédés depuis le début du tournage en août 2006 -.
Ils restituent par l’anecdote, le fait et la critique rétrospective, le climat des luttes d’émancipation pré et post-coloniales.

Les archives ?
La dissolution du parti en 1960 et le contexte de monopartisme qui s’en est suivi expliquent la pauvreté des archives audio-visuelles qui ne témoignent que d’une activité politique officielle et passent sous silence un activisme clandestin par essence difficile à saisir. On touche à une vérité cinématographique par le biais d’archives contextuelles sur des larges séquences du film : crise politique de 62 au Sénégal, éclatement de la fédération du Mali, divergences sino-soviétiques, etc. Il faut préciser que ces archives appartiennent essentiellement au fonds INA.

Premier meeting de retour à la légalité dans la banlieue de Dakar

La première ?
En fait de première, j’ai présenté à Dakar comme je m’y étais engagé auprès des acteurs, une étape de travail dont la structure est celle définitive du film. La version finale sera disponible en début octobre et présente dans les festivals dont Cinémas de quartier en décembre à Dakar.
Les organisateurs se proposent d’ouvrir le festival avec le film. La première presse du 13 août à Dakar s ‘est déroulée sous le signe d’une ferveur politique et militante. Ce qui est normal pour une histoire sous la chape du fait politique domestique.

A quoi va servir l’argent ?

En nous rejoignant, vous permettrez la sortie de ce film en octobre, aussi bien en salle, dans divers festivals qu’au sein d’un réseau associatif exigeant et dynamique.

Portée jusque là par une association, la production, dans cette dernière phase, nécessite des ressources qui seront consacrées intégralement à la libération des droits des archives riches mais coûteuses.

L’état actuel d’avancement du film n’a pu se faire qu’avec la bienveillance, entre autres acteurs, des institutions publiques que sont l’INA et l’AFP auprès desquelles la production doit libérer les droits. Opération nécessaire à la sortie du film dès octobre..

Comment nous aider ?

En parler autour de vous, relayer l’information, c’est aussi estimable que donner.

Alassane DIAGNE

Auteur de courts métrages, enseignant, très présent dans les mobilisations en faveur d’une plus grande démocratisation culturelle et artistique, de l’interculturalité, le réalisateur signe ici son premier long métrage documentaire.

L’équipe

Réalisateur :
Alassane Diagne

Idée originale :
Roland Diagne

Cadreurs :
Talibouya DiagneDapina MbayeBadou NdiayeAlioune Ndiaye

Monteur :
Romain Sérir

Mixeur :
Ricardo Avila Sanchez

Etalonneur :

Christophe Legendre
Animatrice graphique :
Sabine Robustelli


Voir en ligne : Aidez le film

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