jeudi, 23 mai 2019
 

La grève du pneu se poursuit en Afrique du Sud

défilé de masse contre Bridgestone

En dépit de deux journées de négociation entre notre affilié, le National Union of Metalworkers of South Africa (NUMSA), et la New Tyre Manufacturing Employers’ Industry Association (NTMEIA) les 16 et 17 septembre, aucun accord n’a pu être trouvé pour mettre fin à cette grève qui dure depuis trois semaines. Quelque 6.000 travailleurs du caoutchouc font grève depuis le 29 août dans six usines de pneus appartenant à quatre entreprises.

Aujourd’hui à Port-Elizabeth, 4.000 adhérents du NUMSA de plusieurs usines de pneus de la province du Cap-Occidental vont défiler pour protester contre les divisions des employeurs qui les ont bien arrangés dans les négociations salariales de cette année. Ils remettront, cet après-midi, une pétition à la direction aux grilles de Bridgestone/Firestone à Port-Elizabeth.

Pendant les pourparlers de la semaine dernière, placés sous la houlette d’un médiateur indépendant à Port-Elizabeth, la direction de la firme japonaise s’est totalement dissociée des propositions salariales remises par d’autres fabricants de pneus associés à la NTMEIA. Tandis que Continental, Goodyear et l’indien Apollo-Dunlap mettaient sur la table un plan de trois ans avec des hausses de 9%, 7.5%, et 7.5%, l’offre de Bridgestone/Firestone se limitait à 7%, 5%, et 5%.

Les travailleurs du caoutchouc du NUMSA sont disposés à accepter une convention de trois ans, mais leurs attentes salariales sont de 9% pour chaque année. De plus, il veulent un nouveau mode de calcul qui revalorisera les salaires de ceux qui sont bloqués au minimum depuis 10, voire 15 ans.

Une autre question au centre des négociations est celle du recours aux pourvoyeurs de main-d’œuvre. Bien que la NTMEIA soit opposée à une interdiction, elle a accepté de contribuer au Fonds de prévoyance pour les travailleurs de courte durée et les temporaires, ainsi que des allocations de retraite et de soins de santé. L’industrie sud-africaine du pneu emploie un millier de ces travailleurs.

De même, la semaine dernière, 70.000 adhérents du NUMSA ont repris le travail dans les stations-service et les magasins de pièces de voitures dans tout le pays. Le 14 septembre, le NUMSA avait réuni son Comité exécutif national et huit des neuf structures régionales du syndicat ont décidé d’accepter les conditions de la Retail Industry Motor Association et de la Fuel Retailers’ Association, mettant ainsi fin à la grève commencée le 1er septembre.

La convention de trois ans pour le personnel des stations-service prévoit des hausses de salaires de 10%, 9% et 8%, tandis que celui des magasins de pièces de voitures recevra 9%, 8% et 8%. Le NUMSA a marqué des points sur la question des pourvoyeurs de main-d’œuvre, d’autant plus que, dans ces secteurs, plusieurs employeurs n’engagent leur personnel que par ces intermédiaires.

La convention stipule que tous les pourvoyeurs de main-d’œuvre doivent être inscrits auprès d’une des deux agences d’homologation et que tout le personnel recruté par leur biais doivent percevoir le salaire minimum pratiqué dans les deux industries et avoir les mêmes prestations et conditions d’emploi que leurs collègues. En plus, la convention prévoit l’élimination progressive des pourvoyeurs de main-d’œuvre, avec une réduction du niveau actuel de 35% d’ici 2013.

Source : http://www.icem.org

 
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