lundi, 20 novembre 2017
 

INTERVIEW de Mabadi AHMEDALI du collectif CDISCOM

Afriques en lutte(AEL) : Bonjour M. Mabadi Ahmédali, pouvez-vous nous présenter votre organisation CDISCOM.

Mabadi Ahmedali (MA) Bonjour, et merci de ce moment d’échanges qui nous permet de nous faire mieux connaître des lecteurs d’Afrique En Lutte. Le CDISCOM (2) est un collectif composé essentiellement d’associations et de personnalités de la société civile. Le sigle signifie Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des COMORES.

Le CDISCOM regroupe des personnalités anticolonialistes qui ont milité, durant ces dernières décennies, au sein de différentes structures de la société civile ou de partis politiques comoriens, en faisant du triptyque intégration, souveraineté et unité des Comores, un casus belli non cessible, non négociable, encore moins monnayable. Ce qui implique de notre part, une offensive implacable contre l’occupation illégale de Mayotte par la France. Parmi les composantes de ce collectif, nous pouvons citer les associations CAAC, GAC, GRITAC, GRDC, MUSC (2), SOS Démocratie Comores, Masiwa Mané, … mais aussi les partis politiques Front Démocratique des Comores ou Djawabu Ya Komor

Nous avons un blog (et bientôt un site internet) dans lequel le lecteur d’Afrique En Lutte pourra apprendre plus en détails nos analyses, les actions que nous menons avec une diversité de partenaires et de soutiens : http://cdiscom.skyrock.com/

AEL : Votre lutte remonte à l’accession à l’indépendance de l’Archipel des Comores et continue encore. Pouvez-vous retracer en quelques mots cet aspect de l’histoire des Comores

M.A. : Commençons, si vous voulez bien, par situer géographiquement les Comores. C’est un petit archipel de 4 îles de près de 2250 km2 situées à plus de 9 000 km de la France, entre l’Afrique de l’Est et le nord de Madagascar ! Près de 800 000 habitants, ayant des origines diverses complètement affirmées (de l’Afrique de l’Est au Yémen ensuite de l’Iran, de l’Arabie et de l’Inde, et même de la Malaisie).Si l’unité des 4 îles était déjà scellée dans les années 1513 ; la France coloniale l’avait reconnue en rattachant l’archipel des 4 îles à Madagascar, en 1946.

Les premiers rebelles contre l’ordre colonial étaient des migrants comoriens basés en Afrique de l’Est. Dans les années 1960, ils avaient fondé le MOLINACO (Mouvement de Libération Nationale des Comores), qui avait bénéficié du soutien intensif des voisins Tanzaniens et d’une reconnaissance de l’ONU.

Ce mouvement était relayé sur le terrain par le PASOCO (Parti Socialiste Comorien). Ce dernier avait lancé une campagne musclée contre le colonialisme français, avec des slogans choc comme « Mkolo Na lawé » (assez du colonialisme) ! Il était amplifié dans les milieux jeunes, comme lors de grèves massives de lycéens de 1968 et de 1973.

C’est donc à la suite d’une forte pression populaire que les leaders politiques comoriens avaient dû arracher l’indépendance, en ouvrant la 4ème vague de décolonisation dans laquelle ont compté les Comores, Djibouti et les Nouvelles Hébrides/actuel Vanuatu (la Nouvelle Calédonie ayant malheureusement raté ce train et devant continuer, la lutte pour sa libération, plus âprement).

Le 22 décembre 1974, le Peuple comorien s’est prononcé dans son ensemble à 95% POUR l’indépendance. Seule l’île de Maoré/Mayotte a voté CONTRE à près de 64%.

Les parlementaires français élaborèrent alors un projet de lois visant à organiser un autre référendum, sous l’instigation d’une droite extrême des réseaux gaullistes. En réaction, le président de Gouvernement Ahmed Abdallah, suivi par les parlementaires comoriens (sauf les Maorais – habitants de Maoré) proclama unilatéralement l’indépendance des Comores, le 6 juillet 1975. Le 12 novembre de la même année, les Comores devinrent membre de l’ONU qui réaffirme « la nécessité de respecter l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli ». (résolution 3385 (XXX) ).° La France coloniale organisa illégalement deux consultations à Mayotte : en 1976 (puis en 2000), arguant que lors du référendum de 1975, Mayotte avait voté majoritairement pour le NON à l’indépendance !

A Mayotte, les indépendantistes étaient traqués, réprimés et expulsés vers les autres îles ! Aujourd’hui ils sont réduits à la clandestinité. Dans la partie indépendante, pendant ces 3 ou 4 dernières décennies, la France y a déployé la politique de la Françafrique : pratiques récurrentes des retournements ou d’élimination de leaders politiques, de confiscation des pouvoirs régaliens, etc.

C’est pourquoi, au fil des années, la résistance contre ce fait colonial est essentiellement manifestée par des organisations de la société civile. De nos jours, pour les migrants, nous identifions la convergence qui s’est opérée autour du CDISCOM ; tandis qu’au pays, celle - ci est portée par l’association Comité Maoré (CM) ; notons également l’émergence, dans les années 2000, d’un mouvement patriotique qui se développe dans le camp des artistes, des sportifs, voire des plus jeunes entrepreneurs …

AEL : Peut-on dire que la France est encore et toujours un pays colonisateur ?

M.A. : Après le fameux « discours de Dakar » (Président Sarkozy en juillet 2007), comment en douter ? Le même président, dans un discours de la Réunion en 2010, rappelait, à l’adresse de ces « outre-mer » : « la ligne rouge à ne pas dépasser, celle de l’indépendance » !

Nous ne comprenons pas vraiment les raisons de la présence de la France dans ses « outre-mer » que par une triple lecture de la situation : géostratégique, sachant que les « outre mers » représentent 11 millions de km² de zone économique exclusive (ce qui la positionne au rang de la deuxième puissance maritime du monde après les États-Unis) ; politique, en notant que ces régions permettent un rayonnement de la France dans toutes les grandes régions du Monde ; économique, comme le rappelait le ministre Victorin Lurel dans son « discours pour le diner des 3 océans » (29 août 2012) : « [] 80% de la biodiversité nationale, […] un immense potentiel économique et stratégique [dans les fonds marins de ces DOM] ». ; sans oublier, l’immense potentiel énergétique identifié dans l’océan indien aux larges de toutes ces îles où la France s’installe avec détermination (îles éparses, îles Comores).

L’occupation de Mayotte, c’est aussi la mise en place d’une société à 2 vitesses, c’est une impitoyable chasse à l’homme par la Police Aux frontières (PAF) et plus récemment par des légionnaires (près de 20 000 expulsions par an, soit 10% de la population de l’île considérée comme des « clandestins » avec un taux phénoménal d’enfants isolés (dénoncé par le défenseur des enfants) ; et de « sorties nettes » de la jeunesse maoraise (selon les études de l’INSEE ) ; c’est enfin le déni du droit humain dans les Centres de Rétention Administratifs (CRA) comme l’ont alerté de multiples observateurs ; etc.

AEL : Comment se fait-il que la France ne respecte pas les injonctions des Nations Unies, concernant l’occupation de l’île comorienne de Mayotte ?

M.A : Le président comorien, Ali Soilihi, avec le soutien du Groupe Afrique aux Nations Unies, saisit le Conseil de Sécurité sur la question de l’occupation de Mayotte. L’Assemblée Générale de l’ONU, par sa résolution 31/4 du 21 octobre 1976, considère comme nuls et non avenus les référendums organisés par la France dans l’île comorienne de Mayotte, et rejette, par avance, toutes autres consultations qui pourraient être organisées ultérieurement par la France à Mayotte.

Plus de 23 résolutions onusiennes ont condamné la présence française à Mayotte. Ce qui n’a pas manqué d’incommoder la diplomatie française qui a travaillé dans les coulisses des Nations Unies pour que ceci ne soit pas suivi d’effet ! …

Le mercenaire français Bob Denard, qui se fait appeler « corsaire de la République », entre en scène, pour la deuxième fois aux Comores et fait assassiner le président Soilihi, lors du coup d’état qu’il a exécuté en mai 1978. « L’affreux Bob » entreprit de neutraliser durablement les leaders du régime d’Ali Soilihi ; et durant ses 11 années de règne absolu, il réprima férocement les leaders politiques anticolonialistes jusqu’à l’élimination physique.

1999, ce fut l’entrée en scène d’un des hommes lige de la Françafrique aux Comores, le colonel AZALI ASSOUMANI (formé à l’école de guerre en France). Passons sur la mise en scène machiavélique ayant consisté à le faire passer pour « une solution » au fléau séparatiste d’Anjouan fomenté par le colonel Abeid (un autre militaire français !) …

En septembre 2005, le gouvernement AZALI, dont HAMADA MADI BOLERO fut le premier ministre, remplit sa mission au service de l’occupant, en faisant retirer la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies ! Reçus en audition par la commission de l’Assemblée nationale française dépêchée à Mayotte et accessoirement dans les autres îles sœurs, des militants patriotiques comoriens s’entendirent dire, avec un ricanement diabolique : « la question est gelée, par votre gouvernement » !

Et ces offensives continuent, encore et encore. Le même BOLERO, aujourd’hui aux plus hautes responsabilités de l’état comorien, mène dans l’opacité absolue, des négociations sur une série « d’accords bilatéraux » qui visent d’un côté, à consolider encore davantage, l’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte et de l’autre à empêcher toute velléité revendicative venant du jeune état « recolonisé » ! AU SECOURS !

AEL : Maintenant que Mayotte est devenue un département français, comment entendez-vous retrouver l’unité des 4 îles comoriennes ? La France n’a-t-elle pas coupé l’herbe sous les pieds des militants des autres îles comoriennes indépendantes, en ancrant l’île de Mayotte dans la France ?

M.A : Pour nous, pour la Communauté internationale, pour les instances internationales… loin d’être un département français, Mayotte est une île comorienne occupée par la France. La départementalisation est un terrible furoncle qui a vocation de faire entrave à la marche en avant inéluctable des pays émergents. Aussi, cette départementalisation au forceps ne peut en aucun cas être une fin en soi. Voici un demi-siècle que les Algériens sortirent de plusieurs départements français (d’Algérie) pour construire la puissance émergente que nous connaissons aujourd’hui (toutes proportions gardées, bien sûr, comme dit la formule consacrée !).

L’organisation sociale de type apartheid pratiquée à Mayotte, est inhérente à la colonie de peuplement. Elle induit une exacerbation du ressentiment des Maorais d’en bas. Rappelons que, à peine 6 mois après la déclaration formelle de la départementalisation de Mayotte (mars 2011), ces Maorais s’engouffraient dans les mouvements sociaux des colonies françaises de 2011 (LKP en Guadeloupe, USTKE en Nouvelle Calédonie, grève de la jeunesse en Réunion …) ! Notez au passage (rire) que ce mot barbare de « départementalisation » relève d’une exception française, hélas à contre-sens de la marche de l’Histoire !

En 2013, nous avons assisté à un réveil brutal de ces Maorais dont l’immense majorité ne comprend pas la loi du foncier qui s’est abattue sur eux (sans que l’élite politique d’en haut n’ait songé à les y préparer) ; ils le traduisent en spoliation des terres de leurs ancêtres ! Bref, ils n’admettent pas que leurs existences rétrécissent comme une peau de chagrin, à cause d’une croissance artificielle qui n’a nullement prévu de les inclure … Enfin, nous assistons au retour d’une des structures indépendantistes, le Front Démocratique de Mayotte, dont le leader charismatique Youssouf Moussa reprend sa place dans le débat public (après près de quarante ans d’isolement social et médiatique) ! Ce courant devrait représenter pour l’ensemble des 4 îles, la lucidité et l’alternative pour le renouveau du pays ! Et de là où nous sommes, dans les enjeux de changement de régime en 2016, nous contribuerons à ce changement de paradigme dans le redressement du pays, de la région.

AEL : On nous parle beaucoup de la tragédie des migrants en Méditerranée mais aux Comores une autre tragédie se déroule dans l’Océan Indien justement au large de Mayotte. Pouvez-vous nous parler du visa Balladur instauré par la France, responsable de milliers de morts dans cette partie du monde ?

M.A : Oui, c’est l’une des images les plus tragiques de la recolonisation de l’Archipel des Comores par la France ! Alors que la France avait décidé de se maintenir à Mayotte, par le référendum illégal de 1976, les Comoriens avaient continué à circuler librement dans l’ensemble des 4 îles donc y compris dans Mayotte. Mais, patatras, en janvier 1995, le premier ministre Édouard Balladur instaura un visa d’entrée à Mayotte : c’est le « visa Pasqua/Balladur » sous la présidence Mitterrand, impossible à obtenir pour la grande majorité des Comoriens de la partie indépendante. Que ce soit Charles Pasqua qui ait mené cette opération macabre, je renvoie le lecteur aux ouvrages de F. Xavier Verschave pour situer cet ancien animateur du SAC (Service d’Action Civique) : voir entre autres son livre « De la Françafrique à la Mafiafrique » (Édition TRIBORD, 2005).

Voici 20 ans que ce visa criminogène sert de justification aux expulsions massives de Comoriens considérés comme « clandestins » à Mayotte ! (Pendant 20 ans aujourd’hui, plus de 10 000 Comoriens sont morts dans le bras de mer de 70 km entre Anjouan et Mayotte, en essayant de rejoindre Mayotte sur des embarcations de fortune, traqués par une Police aux Frontières (PAF) suréquipée et hautement cynique ! Comble de l’horreur, cela se passe dans une espèce d’indifférence générale !

Comme vous savez, suite à une certaine conscientisation en Europe, concernant les milliers de morts causés par le mur sécuritaire dressé en Méditerranée, des organisations humanitaires ont commencé à évoquer le cas du « mur de la honte » érigée par la France coloniale, sous complicité européenne, au large de Mayotte ! Nous serons aux côtés de ces organisations pour faire triompher le respect du Droit humain. Espérons que les politiques amnésiques des Comores appuieront les actions qui visent l’abolition de ce visa de la honte ! Espérons que les Africains apporteront leur soutien avec détermination.

A l’heure où nous poursuivons cette interview, nous apprenons avec effroi que la France coloniale ne respecte pas la charte des jeux de l’océan indien (qui viennent de commencer). En effet, avec la mauvaise manie de faire du chantage à l’octroi du visa, l’administration française a pris la responsabilité de jouer le rôle de trouble-fête dans la région ; d’autre part elle veut faire défiler les Maorais sous drapeau français et ce, contre la charte de ces jeux ! Ce qui a fait écrire à votre confrère du journal « Témoignages : » : « Jeux des îles : jusqu’où descendra la France ? Des athlètes invités interdits d’entrer à La Réunion par les autorités françaises ». Athlètes comoriens et malgaches ont donc décidé de se retirer de ces jeux, nous devons saluer leur courage et leur lucidité.

AEL : Et de l’union africaine, que pouvons-nous en dire, quelle est sa position vis-à-vis de cette occupation par la France d’une île comorienne au regard du Droit International ?

M.A : Les Africains ont joué un rôle déterminant dans l’admission des Comores comme membre de l’ONU. Le lobbying était alors bien rôdé, avec la jeune équipe du régime d’Ali Soilihi, à l’initiative de la mise sur pied du « Comité des 7 », chargé d’assurer le suivi des résolutions de l’ONU, garantissant l’intégrité et la souveraineté des Comores. Une entreprise, hélas mort-née, avec l’assassinat d’Ali Soilihi, ses successeurs ayant préféré faire allégeance à la puissance colonisatrice !

Lorsque le président M. Abdallah Sambi a fait appel à l’UA ( Union Africaine) pour déloger le séparatiste d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar (encore un officier français !), l’organisation africaine a envoyé son armée qui a fait le job aux cotés de l’armée nationale de développement des Comores. C’était un franc succès. La France coloniale avait été amenée à exfiltrer son protégé vers Mayotte …

Et notre histoire confisquée se répète !!! Nous apprenons ces derniers temps que le retour de ce séparatiste fauteur de guerre civile est en négociation avec la France, par … BOLERO interposé ! AU SECOURS !

Bref, si un gouvernement comorien demandait l’aide de l’UA dans la résolution du contentieux qui l’oppose à la France sur Mayotte, l’organisation africaine apporterait son soutien. Il en est de même de plein de pays amis qui sont favorables à l’émancipation des Peuples. C’est donc une question de responsabilité comorienne, et c’est à cela que doit travailler la société civile comorienne avec ses élites.

AEL : Considérez-vous que les Comores ne seront vraiment indépendantes que réunifiées, dans ce cas, jusqu’où peut aller la lutte pour la réunification des 4 îles de l’Archipel des Comores ?

M.A : Comme évoqué plus haut, la France coloniale veut une présence forte dans l’océan indien et pour cela se base sur l’occupation par la force de l’île de Mayotte. Sauf que pour se maintenir au nom de ses intérêts supérieurs, pendant ces 40 dernières années, ses agents et ses hommes liges se sont évertués à déstabiliser notre jeune état, de plusieurs manières !

C’est pourquoi nous continuons de travailler dans 3 directions : rechercher la résolution de cette question d’occupation, source de tant de maux qui assaillent les Comores (« morts Balladur », déstabilisation permanente et ses conséquences de marasme économique etc.) ; continuer à promouvoir l’entente et le bien-vivre ensemble entre Comoriens des 4 îles. ; trouver de nouveaux paradigmes de développement et encourager un partenariat multiforme tourné vers la région, vers l’Afrique et vers les pays respectueux de nos aspirations … Amin.

(1) Contact : cdiscom.publication@gmail.com cdiscom.contact@gmail.com

(2)Les sigles des organisations :
- •CAAC : Collectif des Associations et Amis des Comores
- •GAC : Guilde des Artistes Comoriens
- •GRITAC : Groupe de Réflexion pour l’Intégrité du Territoire des Comores
- •GRDC : Groupe de Réflexion pour le Devenir des Comores
- •MUSC : Mouvement pour l’Unité et la Souveraineté des Comores

Propos recueillis par Moulzo

 
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