mardi, 17 octobre 2017
 

Madagascar : La grève partout, les ultimatums pleuvent

Le Seces (Syndicat des Enseignants Chercheurs de l’Enseignement Supérieur) donne un délai jusqu’au 31 août. Les enseignants et les chercheurs syndiqués Seces persistent et signent, la grève se poursuit. La présidente du Seces section Tanà avertit que si jamais les revendications qui sont légalement reconnues dans les lois de finances successives depuis 2010 ne sont pas satisfaites jusqu’à la fin du mois courant, les enseignants du Seces ne participeront pas au déroulement des examens du baccalauréat d’une part et une année universitaire blanche ne sera plus écartée d’autre part sachant que deux promotions entrantes sont impossibles. Les négociations entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le Seces achoppent sur l’effectivité d’un calendrier de règlement de ce que l’Etat doit à ces enseignants que le ministère des Finances n’est pas en mesure d’approuver. Selon la présidente du Seces Tanà, il suffit d’obliger le Trésor public de trouver l’argent pour résoudre tous les problèmes.

L’Intersyndicale de la Jirama lui aussi avertit. 48 heures après une suspension de travail, les employés de la Jirama reviennent à la charge. Ils ont déposé un préavis de grève et prévoient une grève générale à partir de lundi prochain. Ici non plus les négociations entre les employés rassemblés dans l’lntersyndicale, la Direction générale de la Jirama et le ministère de l’Energie n’ont pas abouti. Motif de cette grève est la concession de 20 ans accordée par l’Etat à la compagnie américaine Symbion Power pour l’exploitation de la centrale thermique de Mandroseza. Les arguments présentés par le ministre de l’Energie, Horace Gatien n’ont pas convaincu ses interlocuteurs. Il a expliqué entre autres, que la durée de la concession est le temps nécessaire pour le maintien d’un tarif accessible à tous pour bénéficier de l’électricité.

Pendant ce temps, des manifestations éclatent en faveur de Symbion Power en quelque sorte. Des habitants d’Avaratra Ankatso ont brandi des banderoles et sont descendus dans la rue ce mercredi 5 août pour dénoncer les délestages de longue durée nuisibles à toutes activités économiques et ménagères. Ils ont pointé du doigt la Jirama qui leur fait subir depuis 2 mois des privations quotidiennes de 22 heures par jour selon leurs dires. Ils appellent ainsi l’Etat à s’accrocher à ce contrat avec Symbion Power, sinon à obliger la Jirama à cesser ces coupures de longue durée et quotidienne.

En tout cas, les différents quartiers de la capitale souffrent de nouveau depuis quelques temps, de délestage tournant comme la Jirama le qualifie.

Source : http://www.madagascar-tribune.com

 
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