samedi, 16 décembre 2017
 

Madagascar - Syndicat des greffiers : De nouveau en grève

Exaspérés par les comportements du ministère de tutelle, les greffiers ont averti en milieu de semaine dernière qu’ils sont à bout et décideront en assemblée générale qui s’était tenue vendredi 7 octobre dernier, de la date du début d’une grève générale sans service minimum ; cette grève durera le temps qu’il faut pour le ministère d’exécuter les requêtes du syndicat des greffiers. Les deux principaux motifs de cette grève à répétition des greffiers sont d’une part l’effectivité d’une Direction ministérielle affectée à la Greffe et d’autre part, le règlement des « versements ». D’après le président du syndicat, la mise en place de la Direction de la Greffe a été approuvée par le gouvernement mais elle n’a pas encore fonctionné jusqu’à ce jour. Quant aux « versements » qui sont des avancements en grade, ils sont introuvables selon un cadre du syndicat.

Le ministère de la Justice est aussi confronté à un autre corps auxiliaire de la Justice, en l’occurrence la grogne des agents pénitenciers. Ils ont haussé la voix la semaine dernière pour réclamer la révision des salaires des « corps intermédiaires », pour dénoncer par la même occasion la vétusté des locaux et bureaux des maisons carcérales.

A la suite des incidents survenus quand un groupe d’individus qui voulaient rendre visite aux cinq militants de Soamahamanina, le syndicat des agents pénitenciers adopte un langage et/ou un ton de donneur de leçon. Il fait comprendre aux forces de l’ordre que la prison et les agents pénitenciers ne sont pas des forces répressives et ne cautionnent pas des arrestations arbitraires. Aussi ne veulent-ils pas en subir les conséquences. En d’autres termes, les agents pénitenciers n’y sont pour rien dans les motifs et raisons d’incarcération de tel ou tel individu et qu’il faut éviter les confusions de rôles.

En tout cas, l’Ecole nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG) et la Croix Rouge internationale (CICR) se sont penchées sur les conditions carcérales à Madagascar. La surpopulation, les conditions alimentaires et l’éventualité de peines alternatives ont été évoquées et discutées. Le patron de l’ENMG, Rasamimamy Angelin, admet que les conditions carcérales doivent répondre à des normes mais elles dépendent des capacités des Etats en question.

Bill

http://www.madagascar-tribune.com/

 
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