lundi, 23 octobre 2017
 

LES FEMMES D’AFRIQUE CENTRALE ET L’INSECURITE HUMAINE

Oh notre Afrique, notre Chère Afrique. Aujourd’hui tu es le fief de conflits armés ou des crises politiques. Etais- tu ainsi au temps des nos ancêtre féministes ? Puis –je dire en toute confiance que cette envolée des crises est liée aux dérapages qu’on constate sur le non respect des règles de la démocratisation par des dirigeants Africains et aux structures patriarcales qui dominent.

Des milliers de populations se déplacent pour chercher refuge dans les pays environnants de l’Afrique centrale . Face au nombre croissant des crises politiques constatés ça et là en Afrique centrale, depuis l’avènement de la démocratisation, le rôle des organisations humanitaires internationales et Ong (Croix Rouge, le PAM, le HCR, Médecin d’Afrique, Ong de protection des droits humains…) et des Organisations non gouvernementales aux femmes comme Fonds Africain pour le Développement de Femme (AWDF) Urgent Action Fund, semble être plus nécessiteux pour tenter d’apporter un soutien aux populations civiles. Comme d’habitude les enfants, les filles et les femmes sont les plus touchés.

La sécurité humaine dans la region de l’Afrique centrale doit être une préoccupation collective car les défis qu’elle pose à savoir la circulation d’armes légères, la perméabilité des frontières, le trafic des matières premières, l’utilisation d’enfants dans les hostilités, les violences sexuelles et sexo spécifiques, les violations de droits humains, les crimes de guerre etc., sont des problèmes qui dépassent les frontières nationales et qui demandent des solutions concertées.

Selon le rapport n°126 2002 (Women seeking a better deal) du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) « Les femmes et les enfants constituent entre 75% et 80% des personnes réfugiées et déplacées en période de conflit armé. Cette réalité pose le défi de protéger, de sécuriser les civils, mais aussi le devoir de tenir compte des besoins de protection spécifiques aux femmes et aux enfants. Les opérations de maintien de paix ainsi que les interventions humanitaires constituent les deux principales portes d’entrée susceptibles d’assurer la protection des civils dans son ensemble, notamment des femmes et des jeunes filles et des enfants. » Cependant la concentration des femmes dans les camps des réfugiés et des déplacés challenge pour les agents humanitaires.

Que font donc nos Etats/ Nos gouvernements ? Des flopées de lois et d’instruments ont été ratifiées mais elles ne font qu’embellir les coffres forts de nos pays. N’est-il pas temps de les sortir et de les épousseter et en faire bon usage ?

Nous féministes, nous ne croisons pas les bras. Dans le cadre de nos stratégies l’AWDF s’est engagé dans cette lutte depuis plus d’une décennie et a appuyé par des subventions des organisations de femmes travaillant dans le domaine du renforcement de la paix au Burundi et en RDC.

Eh oui sœurs féministes, activistes nous avons du pain sur la planche. Ne devons nous pas nous mobiliser et organiser davantage, mettre la pression qu’il faut sur nos gouvernements et les responsabiliser ? Pour ma part je crois le forum féministe d’Afrique Centrale a pris l’engagement en ce jour de prendre la chose a bras le corps pour sauver la vie et promouvoir la dignité des femmes d’Afrique Centrale.

Rissi

Chargée de Programme- Afrique Francophone

AWDF

Source : http://fr.africanfeministforum.com

 
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