vendredi, 18 mai 2012
 

Cameroun : 28 Février 2008 – 28 février 2011 : Il y a trois ans, Paul BIYA Assassinait Jacques TIWA

Le 28 février 2008, le régime sanguinaire du dictateur Paul Biya assassinait de sang froid le Jacques TIWA alias Nkrumah, au cours du soulèvement de la jeunesse camerounaise dont la répression barbare avait fait 139 morts, selon les Organisations de Défense des Droits de l’Homme. Le Camarade Tiwa était le Coordonnateur National du Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste au Cameroun, et était revenu d’exil en 2004 pour ouvrir un cabinet d’Expertise comptable à Douala.

Le Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste, tient à rendre un hommage appuyé à ce martyr de la démocratie, de même qu’à toutes les autres dizaines de victimes du soulèvement populaire de février 2008 au Cameroun. Notre Organisation exige toujours qu’une Commission Internationale soit autorisée à enquêter sur ces crimes odieux afin que les commanditaires en répondent devant les juridictions compétentes.

En février 2010, la veuve TIWA avait écrit à Monsieur BIYA pour demander que toute la lumière soit faite sur la mort de son mari et avait dénoncé le harcèlement policier dont elle est l’objet depuis cette disparition. La Commission des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, avait demandé au gouvernement camerounais, lors de sa session tenue en Avril 2010, de mener une enquête indépendante pour rechercher et juger les auteurs des massacres de février 2008. Paul BIYA et son gouvernement n’ont jamais fait suite à ces requêtes pressantes.

Des groupes dissidents au sein de la dictature camerounaise, font circuler depuis quelques jours, des informations très graves mettant en cause un certain Colonel YOSSA Gedeon et le Colonel MEKA MEKA, deux sécurocrates du pouvoir sanguinaire de Yaoundé, dans l’assassinat politique du Camarade TIWA Jacques. Aucun démenti n’a été formulé par ces deux accusés face à ces accusations gravissimes.

Le Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste estime que ces accusations sont suffisamment graves et précises pour que ces deux officiers – tortionnaires soient l’objet d’une enquête judiciaire et d’une mise en examen par la justice nationale et internationale. Une action judiciaire contre ces piliers de la répression et de la torture au Cameroun, serait un signal fort en matière de lutte contre l’impunité et serait de nature à prévenir d’autres crimes politiques contre les opposants et le peuple camerounais, surtout en cette période de bouillonnement social et politique qui annonce des jours agités au Cameroun, dans les semaines à venir.

Le Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste encourage les citoyens camerounais à identifier (Matricule, domicile, compagnie, commissariat, etc…) et à rapporter aux Organisations de défense des Droits de l’Homme et aux médias, les auteurs de violations des Droits de l’Homme afin que des poursuites soient engagées contre eux.

Honneurs et gloire éternelle aux Martyrs de la Liberté et de la Démocratie

A bas les tortionnaires, les affameurs et les ennemis du Peuple.

La lutte continue, Oser lutter c’est oser vaincre !

Ce 27 Février 2011

Pour le Comité Exécutif du Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste,

Tene Sop

Sécretaire Général

 
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