mardi, 24 octobre 2017
 

Cameroun : Liberté pour Jean Marc BIKOKO et ses camarades

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE : le Sous Préfet de Yaoundé 2eme ordonne aux forces de maintien l’ordre d’arrêter brutalement un atelier de la société civile.

Réunis au palais des sports de Yaoundé le 15 septembre 2015 pour un atelier de réflexion sur la gouvernance électorale et l’alternance démocratique organisé par Dynamique Citoyenne à l’occasion de la journée internationale de la démocratie, les participants ont été séquestrés par un groupe de gendarmes leur demandant de suspendre l’atelier. Ensuite les policiers et enfin le sous préfet de Yaoundé 2eme sont arrivés pour les mêmes raisons.

Les trois groupes de visiteurs ayant répété l’injonction d’arrêter l’atelier, l’assistance par la voix du Point Focal National DC Jean Marc BIKOKO, après avoir rappelé les dispositions légales régissant les réunions et les manifestations publiques, a requis un document formel d’interdiction de l’atelier.

Le sous préfet, au lieu de présenter une décision écrite, a ordonné aux forces de maintien de l’ordre qui l’accompagnaient de vider la salle manu militari.

Sur quoi, le Délégué Régional de la Sureté Nationale du Centre, les Commissaires de police présents et leurs hommes ont envahi la salle, tirant, bousculant, giflant à qui mieux mieux, arrachant les T-shirts des participants leur ordonnant de se déshabiller. Pour finir, ils se sont emparés de :
- Jean Marc BIKOKO
- Agnès Adélaïde METOUGOU
- BIKOKO Le juste
- Jessie BIKOKO
- NDJALLA EPANGUE Yves et un journaliste.

Au cours de ce déchainement brutal de violence, les forces de « maintien de l’ordre » ont confisqué des appareils / outils de reporting des journalistes et de certains participants qui immortalisaient les faits. On a même vu un commissaire divisionnaire assener un coup de tête frontal à Jean Marc BIKOKO.

Dynamique Citoyenne tient à préciser que l’atelier de ce jour n’avait rien d’une manifestation publique au sens de la loi sur le régime des réunions et manifestations publiques au Cameroun.

Les deux intervenants invités à l’atelier étaient le Pr Mathias Eric OWONA NGUINI et Dr Hilaire KAMGA, et leur présence se justifiait par leur expertise en matière de gouvernance électorale.

Dynamique Citoyenne déplore que dans notre pays qui s’efforce d’être un Etat de droit, l’autorité administrative ne comprenne pas la nécessité d’obéir à la loi et est toujours prompte à instrumentaliser les forces nationales de l’ordre, pour brutaliser les citoyens qu’elles doivent pourtant protéger.

Dynamique Citoyenne souhaite que nos autorités publiques se passent désormais de telles barbaries qui déshonorent notre pays à l’heure du village planétaire.

Dynamique Citoyenne exige la libération immédiate et sans condition de ses membres arbitrairement détenus.

Fait à Yaoundé le 15 septembre 2015

Pour la Coalition « Tournons la page » Cameroun

Dynamique Citoyenne

 
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