dimanche, 21 avril 2019
 

Cameroun - Manidem : "Nous ne nous laisserons pas voler notre victoire"

Mesdames, Mesdemoiselles Messieurs,

Nous vous remercions d’avoir répondu promptement à notre invitation. Nous vous avons invités pour faire le point sur la situation post électoral dans la circonscription du Moungo Sud.

Mais avant d’en arriver là, et pour mieux comprendre la suite, il est important de vous brosser la situation préélectorale A leur grande surprise, les pontes du RDPC dans cette circonscription, se sont retrouvés face au Manidem après l’élimination des listes du SDF et du MDP.

Cette situation les a plongés dans une angoisse qui n’a cessé de croître à mesure que le scrutin approchait. Avec plusieurs listes, les manipulations et la corruption sont plus aisées. Alors que dans une situation de face à face, la situation devient plus compliquée. Du coup, la méthode retenue par nos adversaires a été l’intimidation.

Les militants et sympathisants de tous les partis politiques de la circonscription du Moungo Sud ont été systématiquement intimidés, agressés, voire embastillés. Dimanche 29 septembre, jour de marché, le commandant de brigade de Penja est allé arrêter un militant du Manidem à son domicile, l’a menotté et l’a promené dans la ville, pour intimider la population, avant de l’enfermer dans une cellule de la brigade.

L’émeute a été évitée de justesse, d’autant plus que le sous-préfet était venu en renfort soutenir le commandant quand nous sommes rentrés à la brigade pour le libérer.

Ces intimidations ont continué le jour du scrutin, la candidate tête de liste du Manidem a à plusieurs reprises été interdite d’accès dans des bureaux de vote à Mbanga et à Bomono.

Depuis hier, au lendemain du scrutin, la grosse machine de fraude s’est enrichi de nouvelles méthodes.

Tous les observateurs ont pu constater le rejet total de la liste du RDPC, et spécialement de sa tête de liste. Nous reviendrons sur les performances de cet honorable député du RDPC. Et sa défaite ne faisait aucun doute.

A l’heure d’aujourd’hui, alors que la commission de recensement de vote pour les législatives commence sa session, le RDPC qui refuse de reconnaître sa défaite annonce que le MANIDEM a triché. Le RDPC affirme que le Manidem a soudoyé les électeurs pour obtenir des pourcentages de plus de 90% dans de nombreux bureaux à Njombé et Penja, fiefs de Paul Eric Kingue qui nous a soutenus.

« Incredible » disent les anglais. Cette rumeur savamment diffusée dans cet arrondissement a pour but de faire annuler les Procès verbaux où les scores du Manidem avoisinent les 100%. L’argument avancé est qu’il est impossible que leurs scrutateurs aient voté pour le Manidem.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Les populations de Moungo Sud, et spécialement celles de Njombe et Penja, sont très remontés contre le RDPC, ses sbires et ses complices qui se recrutent parmi les responsables d’Elecam, les autorités administratives et les forces de l’ordre, spécialement de la gendarmerie.

Le Manidem ne versera pas d’huile sur le feu. C’est évident. Cependant, nous ne nous laisserons pas voler notre victoire, si d’aventure, elle nous était volée. Si Elecam fait bien son travail, nous accepterons la vérité des urnes, mais seulement la vérité des urnes. Mais pas celle du RDPC et ses complices. Le Manidem dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit.

 
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