mardi, 17 octobre 2017
 

Cameroun : Non au mensonge d’Etat – Libérez immédiatement Jean Marc Bikoko et Cie

Déclaration n° 2

Le Comité pour la Libération de JMB et Cie, au regard des derniers développements sur le dossier tient à faire la Déclaration suivante.

Considérant que Le 15 septembre 2015, une conférence organisée par la Dynamique Citoyenne a été interrompue en toute illégalité

Rappelant quelors de cette interruption des violations graves des droits de l’homme sont commis par le Sous préfet de l’arrondissement de Yaoundé 2 et les responsables régionaux de la police, qui n’ont pas hésité à arrêter arbitrairement Jean Marc Bikoko et plusieurs autres militants des droits de l’homme et journalistes ;

Rappelant qu’à cette suite des défenseurs et organisations des droits de l’Homme se sont retrouvés au siège de Nouveaux Droits de l’Homme pour constituer un Comité National pour la Libération de JMB,

Considérant que ce Comité, s’est déporté au GMI N°1 le mercredi 16 septembre 2015 s’enquérir de la situation des Camarades détenus et obtenir tous les éléments retenus contre ces citoyens pour justifier cette garde à vue ;

Rappelant qu’acette occasion, il a été signalé au Comité que le motif figurant sur le document de garde à vue (que JMB et autres ont refusé de signer) était la garde à vue administrative de 15 jours ordonnée par le Gouverneur de la Région du Centre, pour « défiance à la loi sur les réunions et manifestations publiques »

Considérant que ce motif était non seulement injustifié mais inapplicable en l’état, le Comité a fait une déclaration pour rappeler l’illégalité de cette détention (absence de base juridique) et exiger la libération IMMEDIATE de JMB et autres,

Rappelant que le Comité, a sollicité hier mardi 21 septembre 2015 deux audiences dont l’une auprès du DGSN dont les unités ont violenté les citoyens et détiennent abusivement JMB et Cie, et l’autre auprès du Gouverneur de la Région Centre qui aurait ordonné la garde à vue administrative.

Le comité note qu’au lieu de libérer les citoyens détenus comme exigé au regard de l’illégalité prouvée et l’absence de base juridique de l’ensemble des ces actes, les responsables camerounais sont en train de s’organiser pour assumer collectivement un mensonge d’Etat.

En effet, alors que la Société Civile se mobilisait pour aller aux audiences prévues le lendemain, Jean Marc Bikoko a été amené dans la nuit de lundi dans les services de la délégation régionale à la sûreté nationale pour le Centre, où des faits majeurs ont été constatés :
- Une garde à vue judiciaire de 48 heurs signée du Procureur de la république lui a été signifiée
- L’annonce a été faite de l’existence d’une décision d’interdiction de la conférence signée par le Sous-préfet de Yaoundé 2 et datant du 15 septembre 2015.

Le Comité
- Note que ces deux faits constituent la preuve irréfutable que les auteurs des actes graves de violations de droits des citoyens dans la journée du 15 septembre (journée mondiale de la démocratie) reconnaissent la gravité de leurs actes qui sont contraires aux pratiques dans un Etat de droit.
- Note qu’au lieu de faire le mea culpa qui s’impose en pareille situation, certains voudraient plutôt servir à la Nation un vrai MENSONGE d’ETAT.

En effet, sur l’arrêté d’interdiction du Sous-préfet

Le Comité rappelle

- Que le sous préfet n’a jamais présenté une décision d’interdiction de la conférence
- Que les organisateurs (notamment Jean Marc Bikoko,..) et Hilaire Kamga, ont solennellement exigé ce document du Sous préfet ce 15 septembre et celui-ci n’a pas pu le produire puisqu’il ne l’avait pas,
- Que les vidéos de ces faits existent et les attestent

Le comité
- Se refuse de croire que des autorités administratives du Mfoundi pourraient se permettre de s’associer aux actes de faux notamment en produisant des documents anti datés
- Souligne que même en cas d’existence d’un tel document, sa nullité sera de fait dès l’instant où cela n’a ni été notifié aux organisateurs, et n’a fait l’objet d’aucune publicité

Sur la décision de garde à vue du Procureur

Le Comité
- Note que cette décision survient 6 jours (soit 48 heures x3) après l’arrestation de JMB
- Rappelle que cette pratique viole les dispositions des articles 188 et suivants du code procédure pénale

Face à la gravité de ces événements qui ne sont pas sans rappeler les pires heures de la dictature dans notre pays le Cameroun, des acteurs de la société civile, réunis au sein d’un « Collectif pour la libération de Jean Marc BIKOKO et Cie », ce mardi 22 septembre 2015 :
- Considèrent que le fait de brandir aujourd’hui un document d’interdiction de la conférence est un véritable mensonge d’Etat qui est inacceptable en République ;
- Jugent illégale et illégitime la détention de Jean Marc BIKOKO ET Cie qui repose sur une base légale discutable, même après la notification du procureur de la République
- Exigent la libération immédiate des sieurs Jean Marc BIKOKO et autres arbitrairement détenus ;
- S’engagent à rencontrer ce jour même les autorités administratives et sécuritaires compétentes pour des besoins d’informations, et surtout pour leur transmettre toutes les appréhensions, les frustrations et les attentes de la société civile camerounaise ;
- Appellent tous les acteurs de la société civile, tous les citoyens engagés et toutes les organisations œuvrant pour la démocratie et des Libertés Publiques au Cameroun, à se tenir prêts pour les différentes actions de mobilisation qui seront annoncées dans les prochaines heures, dans le cas échéant.

COLLECTIF POUR LA LIBERATION DE JEAN MARC BIKOKO ET Cie

Contact : BP : 4063 Yaoundé : email : ndhcam@yahoo.fr nzouabetherve@gmail.com 677314898/675447418/697527033

 
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