vendredi, 15 décembre 2017
 

COLLECTIF NATIONAL POUR LA LIBERATION DE JEAN MARC BIKOKO ET Cie

Dans la journée du 15 septembre 2015, les autorités administratives du département du Mfoundi et de l’Arrondissement de Yaoundé II, qu’accompagnaient une forte escouade de policiers, après un blocage de plus de deux heures de temps, ont fait intempestivement irruption dans la salle de conférence du Palais polyvalent des sports de Yaoundé,pour interrompre l’Atelier« Tournons la page » organisé par la Réseau de la société civile DYNAMIQUE CITOYENNE dans le cadre de la journée internationale de la Démocratie. Le point d’orgue dudit Atelier était les communications des Docteurs Hilaire KAMGA et Mathias Eric OWONA NGUINI, sur « la Démocratie et la problématique de l’alternance par les élections au Cameroun ».

A la suite des altercations qui ont suivi :

- Les participants, notamment des femmes, ont été molestés et déshabillés dans la cour du palais des sports ;
- Les communications des formateurs ont été interrompues ;
- Des panélistes ont été brimés et molestés ;
- Les journalistes ont été arrêtés et leurs matériels de travail confisqués ;
- Les effets des organisateurs ont été saccagés et confisqués ;

Jean Marc BIKOKO,Bénédicte Jessie BIKOKO, Sévérin Le Juste BIKOKO, Agnès Adélaïde METOUGOU, Yves Leonardo EPANGUE NJALLA et François FOGNO FOTSO ont été interpelés.

Le lendemain, mercredi 16 septembre 2015, les membres de DYNAMIQUE CITOYENNE,réunis à leur siège au quartier Anguissa, pour une assise statutaire de Coordination nationale prévuede longue date, ont également été molestés et interpelés par les éléments de la Police. Il s’agit notamment de Jean Baptiste SIPA, Léon Martial NGABA etVincent Mbong qui ne seront relâchés que tard dans la nuit.

Par la suite, il a été notifié à Jean Marc BIKOKO,Bénédicte Jessie BIKOKO, Sévérin Le Juste BIKOKO, Agnès Adélaïde METOUGOU, Yves Leonardo EPANGUE NJALLA et François FOGNO FOTSO une détention « administrative » de 15 jours signée du gouverneur de la Région du Centre avec comme motif annoncé :« défiance à la loi sur les réunions et manifestations publiques ».

Face à la gravité de ces événements qui ne sont pas sans rappeler les pires heures de la dictature dans notre pays le Cameroun, des acteurs de la société civile, réunis au sein d’un « Collectif pour la libération de Jean Marc BIKOKO et Cie », ce jeudi 17 septembre 2015 :

- Considèrent ces agissements barbares comme étant des cas graves de violations des droits de l’Homme, notamment des actes dégradants et inhumains ;
- Jugent illégale et illégitime la détention de Jean Marc BIKOKO et Cie qui ne repose sur aucune base légale, car l’on ne se trouve nullement dans un cas de grand banditisme ou de terrorisme pouvant justifier une garde à vue de quinze jours ;
- Prennen tà témoin l’opinion publique nationale et internationale des cas d’arrestations récurrents des acteurs de la société civile au Cameroun ;
- Dénoncent la destruction du matériel de communication des journalistes et des organisations de la société civile ;
- S’insurgent avec la dernière énergie contre les actes dégradants infligés par les autorités de la police aux participants, notamment la mise à nue publique des femmes qui arboraient des T-shirts de Dynamique Citoyenne ;
- S’indignent des comportements outranciers des responsables de la Police, et qui n’honorent pas du tout se Corps ;
- Dénoncent la violation grave et sans mandat d’un domicile privé, notamment le siège de la représentation de La Dynamique Citoyenne ;
- Exigent la libération immédiate de Jean Marc BIKOKO, Bénédicte Jessie BIKOKO, Sévérin Le Juste BIKOKO, Agnès Adélaïde METOUGOU, Yves Leonardo EPANGUE NJALLA et François FOGNO FOTSO arbitrairement détenus ;
- Annoncent la mise sur pieds dans les tous prochains jours d’une plateforme devant assurer la sécurité et la liberté de tous les activistes camerounais ;
- S’engagent à rencontrer dès la semaine prochaine les autorités administratives et sécuritaires compétentes pour des besoins d’informations, et surtout pour leur transmettre toutes les appréhension , les frustrations et les attentes de la société civile camerounaise ;
- Appellent tous les acteurs de la société civile, ainsi que tous les citoyens engagés dans la promotion de la Démocratie et des Libertés Publiques au Cameroun, à se tenir prêts pour les différentes actions de mobilisation qui seront annoncées dans les prochaines heures, dans le cas échéant.

ONT SIGNE :

- Pour Nouveaux Droits de l’Homme : Cyrille Rolande Bechon
- Pour le Service œcuménique pour la paix : Dr Ndi Tanto Richard
- Pour la Plateforme de la société civile pour la Démocratie : Dr Hilaire Kamga
- Pour l’Association de défense de droits des étudiants du Cameroun (ADDEC) : Batoum Thierry
- Pour le Service National Justice et Paix : Isaac Justin Mabouth
- Pour la Grande Palabre : Jean Bosco Talla
- Pour Goodwill Cameroun : Pouagam Joseph
- Pour l’Association Koffi Annan pour les droits de l’Homme : Mboumegne Serge
- Pour Women’s Peace Initiatives, Sylvie Ndongmo
- Pour Cameroon Ô Bosso, Bergeline Domou
- M. Njoya Moussa, Politologue
- M. Nzouabet Hervé, activiste des droits de l’homme
- M. Foyet Eric Kennedy, activiste des droits de l’Homme

Contact : BP : 4063 Yaoundé : email : ndhcam@yahoo.fe nzouabetherve@gmail.com 677314898/675447418/697527033

 
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