vendredi, 21 septembre 2018
 

LES PATRONS VOYOUS DU Congo Brazzaville

Parallèlement à notre série nommé "LA SAGA DU PANIER DE CRABE" sur la justice au Congo Brazzaville, nous commençons une nouvelle série de chroniques sur "LES PATRONS VOYOUS DU Congo Brazzaville". Nous demandons à nos fidèles lecteurs d’alimenter cette série qui va démontrer l’étendue des maux qui frappent ce merveilleux pays.

En janvier 2007 Denis GOKANA demande que la que la SNPC-SERVICE soit liquider sans explication dans la mesure où c’était lui le patron et conseillé de SASSOU NGUESSO en matière du pétrole.

Les 12 employés tous en CDI sont mis à la porte sans explication ; pour faire passer la pilule, le dernier mot du liquidateur, un cadre de la maison financière va assurer que tout le personnel sera redéployer dans d’autres filiale du groupe SNPC alors qu’il n’en sera rien.

Lors de la liquidation, la Directrice de la SNPC-SERVICE Madame Patricia BONGO n’avait eu aucun mot à l’égard des salariés car les instructions du PDG Denis GOKANA étaient fermes et sans appel. Un an après leur mise à la porte sans que rien ne se soit passé, les 12 salariés s’étaient constitués en collectif pour écrire à Denis GOKANA là encore sans résultat.

Dès lors, la seule issue à la mésaventure des 12 salariés était l’inspection du travail qui dans la confrontation entre les deux partie, avait estimé que la SNPC était en faute de laisser les agents sans reclassement ni indemnisation, et il donna le conseil aux plaignants de porter plainte contre la société mère.

Lors de la liquidation, le validateur Mr Nestor BOMBO haut cadre de la SNPC avait reçu 650 millions pour payer la prime de bonne séparation, mais rien n’avait été payé aux agents.

Début 2008, débute le procès ; les salariés avaient pour avocat Maître Prosper MABASSI, la SNPC Maitre Gérard DEVILLER. Le verdict du tribunal du travail fut une surprise abracadabrante, "nous ne sommes pas en mesure de trancher ce problème, alors faite recours au pénal".

Un tribunal qui est sensé régler un contentieux entre les employés et leur employeur n’était pas en mesure de résoudre le contentieux.

En 2010, les informations de la SNPC révèlent que la somme de 750 millions avait été déboursés pour le paiement des droits des agents SNPC-SERVICE or aucun des 12 salariés n’avait reçu le moindre coup de fil ni même un début d’indemnisation.

Les laissés pour compte de la SNPC-SERVICE sont : Edmond YIMBI, Natacha EBIBI, Alix MABOUNGOU, Irène EBELEBE, Serge BANDA, Jean-Elie NGOMA, Pam MALONGA, Magloire MALONGA, Félix KOMBO, Marien OSSOUNGOU, Hervé BOMBETE CIBILLE OBOA et le feux Michel KOUKA qui avait fait une crise AVC à la suite de son licenciement ; la SNPC avait nié toute responsabilité sur la mort de son ancien employé.

Par contre les employés Mbochis ou des environs d’Oyo de la SNPC-SERVICE avaient tous été reclassés ; c’était le cas de messieurs GANONGO, OMINGA, BOMBO, DENIS CHRISTEL, et bien d’autres........

Denis GOKANA un homme véreux et mafieux régulièrement cité dans les chroniques judiciaires et adepte des paradis fiscaux

Au sortir du coup d’État de 1997, le trio des intellectuels nationaux, évoluant précédemment dans des sociétés pétrolières basées au Congo, propose à Denis SASSOU NGUESSO de créer une société nationale de pétrole, à l’image de "SONANGOL" en Angola, pour jouir d’une indépendance sur le marché mondial du pétrole, avec une main mise sur les avoirs pétroliers du Congo.

Ainsi créée, la première direction de la SNPC, fut confiée à M. Bruno Jean Richard ITOUA qui se déploie pour asseoir cette structure naissante, en utilisant parfois les relations privées interpersonnelles et familiales pour établir des contacts permanents avec le monde pétrolier extérieur.

Dans la foulée, eu égard au fonctionnement de la SNPC, il y avait eu la création des sociétés écrans pour la commercialisation clandestine du pétrole congolais à l’étranger, comme le souligne l’auteur Xavier HAREL dans son ouvrage intitulé "Afrique Pillage à Huis Clos, comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain".

Denis GOKANA avait été nommé par SASSOU NGUESSO au poste clé de PDG de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), en remplacement de Bruno ITOUA, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique dans le nouveau gouvernement congolais.

Docteur en physique de l’université de Paris-XI, ancien professeur au Conservatoire national des arts et métiers et ex-ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique, en France. Il avait ensuite dirigé le bureau de Londres de la SNPC, puis, en tant que General Manager, commercialisé du brut pour le compte de la société britannique Sphynx Ltd.

En janvier 2003, il était le "monsieur Pétrole" de SASSOU NGUESSO, avec le titre de conseiller spécial. Depuis quelques mois, alors que se précisait la relative disgrâce d’ITOUA, GOKANA était devenu l’homme des affaires pétrolières sensibles de la présidence congolaise.

Le 28 novembre 2005, sur une plainte de la société Kensington International, un jugement d’un tribunal britannique avait révélé que des officiels congolais avaient participé à la vente du pétrole de l’État congolais, à travers un réseau de sociétés offshore.

Le tribunal britannique avait identifié un trafic d’au moins 472 millions de dollars US, qui avaient transité à travers deux sociétés, Sphynx Bermuda et Africa Oil and Gas Corporation. Africa Oil and Gas Corporation avait récupéré la majeure partie des bénéfices dégagés par les ventes. (Source : Global Witness)

Depuis 2002, des sociétés appartenant à Denis GOKANA avaient acheté du pétrole à la SNPC pour un montant au moins égal à 472 millions de dollars US à des prix considérablement inférieurs au prix du marché, pour ensuite le revendre à profit à des négociateurs indépendants.

Les sociétés Sphynx UK, Sphynx Bermuda et l’Africa Oil and Gas Corporation (AOGC) avaient été établis par Denis GOKANA en 2002 et en 2003 alors que celui-ci occupait le poste de conseiller spécial de SASSOU NGUESSO. Ces sociétés avaient continué d’acheter du pétrole à la SNPC jusqu’en 2005, après la promotion de Denis GOKANA au poste de responsable de la compagnie, en infraction avec les statuts de la SNPC.

Sur une seule vente effectuée en 2005, une autre société de Denis GOKANA avait gagné plus de 3 millions de dollars. Les bénéfices avaient été virés dans les comptes de l’AOGC, une société enregistrée en République du Congo, dont les relevés bancaires n’ont jamais été divulgués.

La société Kensington International avait également porté plainte pour racket au tribunal de New York, en accusant la banque française BNP Paribas de complicité avec les dirigeants congolais pour la dissimulation des revenus pétroliers du Congo Brazzaville.

La perte de revenus potentiels subie par l’État congolais en raison des ventes effectuées par Sphynx UK, Sphynx Bermuda à des prix inférieurs au prix du marché représente environ 20 millions de dollars US pour l’exercice 2003

Source : http://www.mampouya.com

 
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