mercredi, 29 mars 2017
 

Communiqué du CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo

Le CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo ont condamné la répression violente des manifestations organisées à Kinshasa et dans certaines villes de la République démocratique du Congo (RDC) et exige une enquête internationale exhaustive.

Le 19 septembre 2016, le Rassemblement des forces politiques et sociales a organisé des manifestations pacifiques pour demander à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de convoquer le scrutin de l’élection du président conformément à l’article 73 de la constitution. Dans d’autres villes Bukavu, Uvira, Mbuji-Mayi, Mbandaka et Beni, les manifestations se sont déroulées et terminées dans le calme ; à Kinshasa les forces de sécurité ont fait recours à l’utilisation disproportionnée d’armes létales blessant et /ou tuant directement ou indirectement plusieurs manifestants ou non manifestants.

Selon le recoupement des informations en notre possession, le bilan provisoire à ce jour est de 56 morts dont six policiers, plusieurs blessés et biens publics et privés saccagés, pillés et/ou détruits dont cinq sièges des partis politiques et un d’une ONG de la société civile de Kinshasa.

Les forces de sécurité ont arrêté de manière indiscriminée plus de 1000 manifestants et non manifestants parmi lesquels figurent plusieurs enfants mineurs. Nous dénonçons aussi plusieurs cas d’extorsion des biens et des actes de torture et mauvais traitements dont la plupart d’entre eux ont été victimes.

Nous tenons le Gouvernement congolais pour responsable de ces violations graves des droits de l’homme.

Le CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo sont profondément préoccupés par l’enquête judiciaire annoncée par le Procureur Général de la République (PGR) contre ceux qu’il appelle « auteurs et complices » des évènements de 19 et 20 septembre 2016,

Le CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo sont plus que convaincus que les personnes visées par les enquêtes du PGR ne bénéficieront pas de garanties constitutionnelles, d’un procès équitable ; et c’est pourquoi ils recommandent au Gouvernement d’accepter une enquête internationale exhaustive ou bien une commission d’enquête nationale qui regroupera notamment des représentants de la Mission Onusienne au Congo (MONUSCO) et des ONG des droits de l’homme locales et internationales.

Le CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo exigent que le Gouvernement fasse libérer sans condition toutes les personnes arrêtées depuis plusieurs mois à cause de l’exercice de leurs libertés publiques en RDC, et d’accepter une enquête internationale exhaustive sur les évènements survenus à Kinshasa, Kisangani et Goma, à l’occasion de la manifestation du Rassemblement des forces vives et sociales.

Le CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo demandent aux citoyens Congolais d’exiger la répudiation de la dette par les parlementaires Congolais et de former un grand mouvement autour de cette revendication qui est fondée sur l’audit et le droit international. Et la réalisation de cet audit doit s’accompagner d’un combat contre l’impunité de ces acteurs du sous-développement et véritables criminels que sont la Banque mondiale et le FMI.

Lubumbashi, le 6 /10/2016,

CADTM Lubumbashi et Attac RD Congo

 
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