lundi, 11 décembre 2017
 

RDC - FILIMBI - COMMUNIQUE 18 LA LUTTE CONTINUE ...

En cette période où la notion d’Etat de Droit est rudement mise à l’épreuve en République Démocratique du Congo, le Collectif FILIMBI souhaite rendre un vibrant hommage à tous les martyrs qui ont préféré l’amour de leur patrie à celui de leur propre vie. Le collectif FILIMBI exprime également toute sa solidarité et son soutien envers ceux qui, contre toute justice, sont privés de leur liberté à cause du noble combat qu’ils mènent dans la paix et la non-violence, pour l’avènement d’une véritable démocratie.

Le Collectif FILIMBI tient à rappeler qu’au nombre de ces victimes innocentes de la tyrannie du régime en place, l’on compte Carbone Beni Wa Beya, Chargé de la Mobilisation et du Déploiement au sein du Collectif. Enlevé depuis le 13 décembre 2016 devant le siège de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) à Kinshasa où ce dernier participait à un sit-in pacifique pour réclamer le strict respect de la Constitution, Carbone a tout d’abord été séquestré dans un camp militaire avant d’être transféré dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) où il est toujours illégalement détenu en compagnie de trois jeunes activistes du mouvement COMPTE A REBOURS, Chris Shematsi, John Ngandu et Samuel Bosasele.

Le collectif FILIMBI condamne cette grave violation des Droits de l’Homme avec la dernière énergie et exige leur libération immédiate et sans conditions. En outre, le collectif FILIMBI informe l’opinion tant nationale qu’internationale qu’une plainte a été dûment déposée au Parquet Général Militaire pour arrestations arbitraires et séquestrations.

Le Collectif FILIMBI dénonce fermement les tentatives éhontées de son dédoublement orchestrées par le pouvoir désormais illégal et illégitime, dont notamment deux ministres membres de la Majorité Présidentielle, messieurs Félix Kabange Numbi, ministre des Affaires Foncières, et Koko Nyangi, ministre de l’Urbanisme et Habitat et Secrétaire Général-adjoint de ladite majorité. En outre, le collectif FILIMBI confirme qu’il n’a jamais pris part à une quelconque rencontre avec ces deux personnes qui s’affairent depuis quelques semaines à dilapider l’argent du contribuable congolais en tentant de soudoyer des jeunes, y compris des militants du Collectif FILIMBI, pour les convaincre d’adhérer à leur manœuvre méprisable.

Il en est de même d’un « congrès » dit des mouvements citoyens qui serait en préparation et qui tente d’usurper le label du collectif FILIMBI en utilisant un logo présenté comme étant celui de FILIMBI « originel ».

Le Collectif FILIMBI informe l’opinion tant nationale qu’internationale que tout militant impliqué dans cette supercherie ne fait plus partie du collectif et qu’une plainte contre les deux ministres sera déposée incessament pour les menaces de mort que ces derniers ont proféré contre Joseph Alindi, un militant du collectif dont le témoignage a récemment été rendu public. Le Collectif FILIMBI remercie et félicite la CENCO pour son implication et son engagement en faveur de la Paix à travers l’organisation d’un dialogue qui a abouti à la signature d’un accord politique.

Toutefois, le collectif FILIMBI regrette fortement que cet accord autorise Mr. Joseph Kabila à rester au pouvoir en violation de la Constitution et de la volonté du peuple congolais qui semble de nouveau pris en otage par les intérêts politiques. La classe politique tout entière vient de légitimer un putsch constitutionnel, tout en laissant l’essentiel des pouvoirs (Nomination du Premier Ministre, CENI, services de sécurité, Cour Constitutionnelle, etc.) à Mr. Kabila, et ce, sans pour autant rassurer sur la matérialisation d’une alternance au plus tard en décembre 2017 (Calendrier détaillé ? Budget ? Etc.), conformément au dit-accord.

En outre, le collectif FILIMBI constate avec regret que depuis la signature de l’accord, le partage du pouvoir entre acteurs politiques semble avoir très clairement pris le dessus sur la résolution de certaines questions d’intérêt plus général tel que la libération des centaines de prisonniers politiques et d’opinion repris en annexe de l’accord.

Voilà pourquoi le Collectif FILIMBI invite les citoyennes et citoyens congolais à ne pas baisser la garde. La plus grande vigilance et la poursuite des campagnes de sensibilisation et actions citoyennes pacifiques s’imposent jusqu’à l’obtention du départ de M. Kabila, conformément à la Constitution. A toutes fins utiles, le collectif FILIMBI publie ci-dessous la liste exclusive des points de contact du collectif :

- Kinshasa : Mr. Kally Mwela Meji - +243 854 379 860
- Lubumbashi : Mr. Prince Amuri - +243 814 080 093
- Bukavu : Mr. Robert Njangala - +243 853 199 055
- Bunia : Me. Naguy Godhy - +243 971 173 550
- Kisangani : Me. Cathy Bosongo - +243 851 995 584
- Butembo : Mr. Serges Mayamba - +243 997 703 874
- Kindu : Mr. Amuri Mushabah : +243 818 632 253
- Uvira : Mr. Héritier Eliya - +243 854 786 939
- Fizi : Mr. Amstrong M’Soshi - +243 840 362 125
- Coordination : Mr. Floribert Anzuluni - +32 466 38 70 90

La lutte continue !!! #RésistancePacifique

 
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