vendredi, 15 décembre 2017
 

Crise politique généralisée au Gabon

Déclaration de la société civile libre du Gabon

La situation générale du Gabon est explosive depuis quelques jours suite à la généralisation de la contestation sociale et politique contre Ali Bongo et son régime. Partout à travers le pays des voix et surtout des cris d’amertume se lèvent... Tous les secteurs d’activités sont pratiquement en grève pour ne pas dire paralysés, à savoir : L’Onep (syndicat du pétrole), le Mosaap (mouvement syndical des agents de l’administration publique) ainsi que les étudiants.

Le Mercredi 17 et le Jeudi 18 décembre 2014, des affrontements ont eu lieu entre les étudiants et les force de l’ordre à l’Université Omar Bongo (UOB), entrainant arrestations et détentions arbitraires de certains leaders estudiantins dont Ballack Obame (observateur à France 24), Nicolas Ondo Obame (président de la mutuelle nouvellement élu), Duphy Minto’o (SG de la mutuelle) et enfin Lionel Ella Engonga. Complétant ainsi la longue liste des étudiants emprisonnés depuis plusieurs mois sans jugement pour des revendications estudiantines.

S’agissant de Ballack Obame, il a été torturé et molesté dans les geôles du B2 ( Brigade de la police politique d’investigation) l’entrainant ainsi dans un état comateux qui l’a conduit à l’hôpital des instructions des armées Omar Bongo, sans autorisation de visite de ses proches. Quatre jours après sa sortie du coma, il a été ramené manu militari dans les geôles de la torture du B2 sans assistance médicale et, serait toujours dans un état inquiétant. A l’heure actuelle sa famille reste toujours sans nouvelles de lui.

Pour l’étudiant Nicolas Ondo Obame, président de la mutuelle universitaire de l’UOB, arrêté, séquestré et torturé avec son secrétaire général Duphy Minto’o, ces derniers croupissent toujours dans les geôles du B2.

Le cas le plus critique est celui de Lionel Ella Engonga, gravement malade et dans un état inquiétant engageant son pronostique vital. Il croupit dans les geôles du B2 depuis jeudi 18 décembre sans assistance médicale en violation totale de notre Constitution dont les fondements reposent sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen et sur le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le samedi 20 décembre 2014, une manifestation organisée par l’opposition gabonaise regroupée au sein du Front uni de l’Opposition pour l’alternance et soutenue par la population qui avait été préalablement autorisée, a été violemment réprimée par les forces de défense et de sécurité infiltrées par des milices cagoulées qui seraient d’origine rwandaise et tchadienne méprisant toutes les règles internationales en matière de gestion des mouvements de foules. Pendant que les forces de l’ordres chargeaient les foules à base de bombes lacrymogènes et procédaient à des arrestations arbitraires, des milices cagoulées tiraient à balles réelles sur des civils non armés. Ces bavures préméditées ont entrainé un mort selon le gouvernement et 6 selon l’Opposition et une centaine de blessés graves. A l’heure actuelle, nous recensons plusieurs disparus qui laissent les familles sans nouvelles.

Nous demandons au gouvernement d’Ali Bongo de nous fournir dans les plus brefs délais la liste des compatriotes croupissant dans leurs geôles afin que lumière soit faite et par souci de transparence et de responsabilité sociétale du gouvernement.

La société civile, face à ces dérives d’un autres temps, une tyrannie rappelant le temps des anciennes dictatures sanguinaires révolues, appelle à la cessation immédiate des violences et des tueries ainsi que des arrestations arbitraires des patriotes soucieux d’un Gabon meilleur.

La société civile condamne fermement ces dérives et annonce devant la communauté nationale et internationale la saisine de la cours pénale internationale. A cette fin, Maitre Laurent HINCKER avocat aux barreaux de Paris et de Strasbourg, avocat auprès de la Cour Européenne des droits de l’homme et avocat référant auprès de la Cour Pénale Internationale a été saisi pour les meurtres perpétrés par le régime.

- Georges MPAGA
- Aminata NDJOMBA
- Junior TCHISSAMBO
- Serge DIBANGOU YANGARI
- Contact presse internationale Marc ONA ESSANGUI

 
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