vendredi, 6 décembre 2019
 

Gabon : Déclaration de la société civile

La société civile gabonaise réunie autour du mouvement "ça suffit comme ça" a tenu une conférence de presse ce matin à l’hôtel Laico. Après avoir fait l’autopsie du régime dictatorial d’Ali dont les faits apparents sont, entre autres :
- Les fréquentes violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales
- L’assassinat de plusieurs dizaines de personnes et autres violences diverses à Port-Gentil en sptembre 2009 par les milices et autres soldats agissant sous les ordres du régime
- Les arrestations arbitraires et le recours réflexif à la torture et à sa pratique exponentielle sur les citoyens dans tous les lieux de détention et les centres pénitenciers à l’échelle nationale
- La restriction de la liberté d’expression marquée par de nombreuses suspensions d’organes de presse comme Echo du nord, Ezombolo, TV+ qui critiquent le régime
- Les poursuites judiciaires intentées à des journalistes sur la base d’éléments montés de toutes pièces. C’est le cas de Désiré Ename qui a dû s’exiler au Cameroun
- La restriction de l’action des organisations de la société civile et des syndicats libres
- La dissolution de l’Union Nationale, un important parti politique de l’opposition
- Les poursuites judiciaires arbitraires à caractère politique contre de nombreux cadres et sympathisants de ce parti
- L’interdiction des marches et autres modes d’expression pacifique
- La réforme Constitutionnelle unilatérale de 2011, décidée par Ali9% qui lui permet aujourd’hui de concentrer tous les pouvoirs consacrant de facto la présidence à vie et la monarchisation du pays au profit de la famille Bongo et de ses inféodés
- L’élection législative du 17 décembre 2011 tenue dans l’indifférence générale car boycottée par plus de 90% de la population gabonaise et donnant une assemblée nationale avec un seul groupe parlementaire
- La création d’Agences échappant à tout contrôle législatif et dépendant directement d’Ali9%
- La passation de certains marchés de la CAN sur le principe du gré à gré à des sociétés proches de la famille présidentielle
- Le gaspillage de l’argent du contribuable à travers l’organisation d’activités festives (championnat du monde des bateaux, invitations des stars américains) à coût de milliards de francs CFA
- L’organisation d’un Forum dit économique à des coûts prohibitifs (New York Forum Africa) sans apport de plus value au peuple gabonais
- L’accaparement des terres des populations en zones rurales et la destruction programmée de plusieurs centaines de milliers d’hectares de forêts vierges au profit des industriels asiatiques dont la tristement célèbre société OLAM
- La destruction à Libreville en 2011 de plusieurs milliers de logements des populations économiquement faibles, sans proposition d’alternatives crédibles
- la destruction du système sanitaire
- La vie chère qui oppresse des centaines de milliers de familles gabonaises
- Le système éducatif à va à veau l’eau

La société civile organisée, pour trouver une porte de sortie honorable à notre pays, invite toutes les forces vives à une mobilisation pour la tenue de la Conférence Nationale Souveraine incluant les l’ensemble des forces politiques et la société civile sous les auspices de la communauté internationale et la facilitation de la France.

Elle exige également la libération immédiate et sans condition de Nicholas ainsi que la fin des persécutions contre le Mouvement des étudiants. Laquelle fin doit se traduire, par l’arrêt définitif de violation du périmètre des cités et campus universitaires.

"Nous appelons Ali Bongo à la sagesse et au discernement avant qu’il ne soit trop tard, avant que sonne le glas de son régime avec des conséquences inimaginables sur lui et sa parenté" a-t-elle conclu !!!

Source : Nouvelle Afrique Economie – IK – 25.07.2012

 
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