samedi, 16 décembre 2017
 

Gabon : sur la participation de l’UPG aux élections législatives

La coordination internationale, Les coordinations fédérales UPG Europe et Amérique du Nord

Le Coordinateur International

Le Coordinateur Fédéral Amérique du Nord

Le Coordinateur fédéral Europe

A l’attention des membres de l’Assemblée Générale

de l’Union du Peuple Gabonais - Libreville Gabon

Objet : Position de nos fédérations sur la participation de l’UPG aux élections législatives du 17 décembre 2011sans transparence et sans biométrie.

Mesdames et Messieurs, membres de l’assemblée Générale,

La coordination internationale de l’UPG basée en Europe, Bruxelles

Les fédérations UPG Amérique du Nord, comprenant : les états unis- canada-Mexique et le Bresil

Les fédérations Europe, comprenant :

- La fédération France Europe sud- Espagne - Portugal - Italie - Suisse- Lichtenstein-Monaco-Andorre-(FEPI) dont le siège est en France (Paris)

- La fédération Belgique- Union Européenne Pays bas - Luxembourg - Danemark - Suède dont le siège est en Belgique (Bruxelles)

- La fédération Royaume uni-Europe du Nord - Irlande - Islande - Norvège - Finlande dont le siège est au Royaume uni (Londres)

- La Fédération Allemagne- Europe de l’est : Autriche -République Tchèque- Pologne- Slovaquie- Slovénie- Croatie - Serbie- Bulgarie-Hongrie- Grèce- Roumanie -Ukraine- Russie- Biélorussie-Lettonie-Lituanie- Géorgie -Moldavie- Albanie- Monténégro-Bosnie Herzégovine- Estonie - Arménie- Azerbaïdjan dont lee siège est en Allemagne, Essen.

Réunies en téléconférence tiennent par la présente à vous exprimer leur position, arrêtée de façon commune et démocratique sur la participation de notre parti aux élections législatives.

Des principes intangibles de la liberté et de la démocratie

Nous tenons d’abord à vous rappeler, très chers compagnons de lutte, que le caractère légitime d’un régime politique dépend du suffrage universel. La démocratie pluraliste implique la compétition électorale, les libertés publiques, l’alternance des partis au pouvoir. La liberté, donc la liberté de choix, est l’essence même, la force et la raison d’être de la démocratie. Cette dernière se fonde sur la conviction que, dans une compétition libre et transparente, la vérité vaincra, et que munis de cette vérité, les citoyens sont les meilleurs arbitres de l’intérêt public. Le bon fonctionnement de la démocratie dépend donc de l’expression critique et de l’affrontement continuel des idées, de la tolérance de tout point de vue, quelques impopulaires, absurdes ou extrémistes, qu’ils puissent paraître.

Le débat démocratique dépend à son tour de la circulation des idées, des informations et des opinions de toute origine, et de la présomption que, jusqu’à preuve du contraire, tous ceux qui y participent sont des gens de bonne volonté, et aux intentions honnêtes jusqu’à ce que la preuve du contraire soit faite.

Pour que ces règles du jeu politique puissent être observées il faut qu’il existe des forces politiques authentiques, des institutions authentiques, un parlement authentique. Or, au Gabon, ni l’un ni l’autre n’existent. Le pouvoir a simplement dépassé les limites au delà desquelles toute ambition devient illégitime. Son principal jeu est de barrer le sentier de la liberté en ouvrant des autoroutes aux conflits.

Le pouvoir PDG-Bongo maintient la majorité de la population dans l’inculture et la misère tout en fermant les portes de l’espérance. Comment s’étonner que l’impatience entraîne le désespoir et prenne le masque de la violence ?

Les élections étant truquées, la liberté de réunion étant niée, la presse libre étant bâillonnée, les opposants véritables porte-paroles des masses sont pourchassés et réduits au silence, ou maintenus en détention sous des prétextes fallacieux ou tout simplement liquidés, comment dés lors s’étonner que le peuple emploi la rue et l’insurrection pour se faire entendre ?

Notre peuple, dont nous symbolisons l’union, a été longtemps opprimé, plus que jamais il est temps de le libérer par tous les moyens. La liberté des citoyens et la démocratie sont les garanties suprêmes de la paix et de la sécurité. Il n’y a pas de demi-démocratie, la démocratie est totale ou ne l’est pas. Des élections truquées même en partie, violent le suffrage et la volonté du peuple. Dans l’histoire de l’humanité, dés qu’une liberté est bafouée les conditions de la contestation et de la révolte s’établissent. L’exécution de l’acte final de soulèvement ne dépend que de la conjoncture historique.

L’immense majorité de notre peuple estime que la situation promise par le régime Bongo père et fils depuis plus de quarante ans n’entraîne qu’à une régression en dessous des anciennes limites sociales de vie et de liberté. La désillusion devient elle-même une arme contre le progrès du peuple.

Oui, chers compagnons de lutte, notre peuple n’espère plus, ne prospère plus et ne progresse plus. Ceux qui sont à l’origine de la chaotique situation du pays se maintiennent au pouvoir, pour le pouvoir, par tous les moyens. Ils ne se soucient pas de la dégradation des conditions de vie des gabonais. De l’incapacité à nourrir, à soigner, à éduquer ses citoyens à l’irrespect de ses engagements internes et externes, le pouvoir a fait atteindre aux gabonais les limites supérieures de la souffrance. Ce système a entraîné la ghettoïsation et l’asservissement de l’immense majorité du peuple gabonais.

Nous pensons donc que c’est un devoir d’honneur pour l’UPG d’être à l’avant-garde de la destruction de ce système pour la libération du peuple gabonais d’une mafia tyrannique.

C’est donc un devoir de tout militant, tout membre de l’UPG, tous les gabonais dignes de ce nom de lutter pour la libération de leur pays.

Le pouvoir peut-il être pris démocratiquement au Gabon ?

La démocratisation des sociétés occidentales a rendu vaine l’aspiration révolutionnaire de leurs peuples. Puisque le pouvoir peut être prit démocratiquement pourquoi ne pas faire l’économie d’une révolution, d’une guerre ?

Au Gabon, le PDG nous démontre chaque jour qu’il n’est pas possible de prendre le pouvoir démocratiquement car, celui-ci le confisque. Les choix laissés aux gabonais sont la collaboration, la résignation ou la violence. Tous les accords politiques pour une transition démocratique ont échoués par la seule volonté du pouvoir PDG-Bongo de se maintenir au pouvoir par la fraude. Ils se rendent presque hermétiquement fermés à tout discours et à tout changement évolutif.

Alors, étant tous conscients de ces faits, comment lutter pour changer les choses et assurer l’avenir de ce pays aux potentialités économiques énormes ?

Comment faire changer les choses ? Quelle morale et quel sentimentalisme peut-on avoir dans la lutte contre un système oppressif, arbitraire et totalitaire. L’illégitimité seul du régime PDG-Bongo ne suffit-il pas à légitimé toutes formes de luttes pour abattre cette ethno dictature de plus de quarante ans ?

Chers compagnons de lutte, nous avons tenu, en toute objectivité, à analyser les arguments avancés par certains de nos compagnons partisans d’une élection sans transparence et sans biométrie.

Perte de tribune parlementaire

Depuis l’avènement du multipartisme au Gabon, il y a 21 ans, les scrutins ont tous été truqués. Les députés « élus » de l’opposition ont été désignés, avec une magnanimité feinte et un cynisme politique évident par Omar Bongo. Qu’ont-ils pu faire dans des parlements composés à plus de 2/3 des partisans de Bongo ? Ils n’ont servi que de faire valoir d’une démocratie en trompe l’œil destinée à la communauté internationale. Tout cela parce que nous sommes parti à des élections sans transparence ni biométrie. Quelle garantie avons-nous pour dire que ceux qui ont toujours triché ne tricheront pas aujourd’hui ou demain ? Allons-nous toujours servir de caution démocratique d’un régime sans réelles perspectives pour le peuple ? Ou devons nous prendre nos responsabilités pour une fois et dire oui aux élections libres, transparente avec la biométrie et non aux élections truquées. Il y a donc un doute évident sur l’apport de notre représentativité au parlement durant ces 21 ans. Nous ne pensons pas que cette tribune soit nécessaire pour nous faire entendre, et cela Pierre Mamboundou, que Dieu le tout puissant l’ai en sa sainte miséricorde, l’avait bien comprit.

Privation des fonds de fonctionnement du Parti

La loi sur le financement des partis, n’a jamais été mise en œuvre pour tous les partis. Seul le PDG vit des subsides de l’Etat, c’est-à-dire des contributions des gabonaises et des gabonais. Nos compagnons, partisans du vote sans transparence, arguent que l’UPG a demandé le versement d’une partie des fonds de souveraineté à ses députés pour faire face aux dépenses de fonctionnement du parti. Si l’UPG n’a plus de députés, l’UPG n’aura plus d’argent. Devrions-nous vendre notre âme au diable pour autant ? Nous pensons qu’avec une meilleure organisation des collectes de cotisations, donations, legs, etc, l’UPG peut s’en sortir.

Finalement

Autoriser le PDG à organiser une énième mascarade électorale, en parfaite violation des accords politiques et des lois, est une bouffée d’air, une seconde vie que l’on donne au régime enfin que celui-ci se maintienne. D’autant plus que le pouvoir, qui est maitre du jeu, ne donne aucune garantie de transparence. Il nommera qui il veut comme député et pourquoi ne s’arrogera t-il pas les 100%. Ceux qui vont participé à cette mascarade électorale ne serviront que de caution démocratique à des élections truquées d’avance.

C’est pourquoi, constant que les conditions permettant la tenue des élections transparentes, honnêtes et crédibles ne sont pas réunies et par conséquent il n’est nullement question de brader le patrimoine politique et l’héritage de sagesse et de savoir faire de PMM pour des intérêts personnels ou partisans,

l’ensemble des fédérations de l’UPG à l’extérieur du Gabon s’alignent sur la position laissée par Pierre Mamboundou et les militants dans leur ensemble pour refuser de participer à des élections qui n’offrent ni la garantie d’équité, ni la garantie de transparence, ni des listes électorales fiables, ni des structures neutres de gestion des élections

Nous appelons, les militants de l’UPG, les gabonaises et les gabonais à défendre leur liberté et leurs droits en s’opposant à la tenue de cette mascarade électorale.

Que Dieu bénisse le Gabon

Fait à Bruxelles (Belgique Europe) et à Raleigh (Caroline du Nord, USA), le 08 novembre 2011

Pour la Coordination Internationale de l’UPG

M.Michel MOUKOUMBI

Pour Union du Peuple Gabonais (Amérique du Nord)

M. André Bouassa

Pour Union du Peuple Gabonais (Europe)

M. Jean Ndouanis

Ampliations

- Cabinet du Président 1

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