mardi, 25 septembre 2018
 

POUR UNE LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DES PRISONNIERS POLITIQUES DU GABON

Le 15 août 2012, la police gabonaise a procédé à plusieurs dizaines d’arrestations à Libreville, pour la plupart au domicile des prévenus, de 4h du matin à 19h. Le motif officiel évoqué serait la participation à un meeting organisé par l’opposition politique et interdit par le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba.

A la faveur d’une parodie de procès propre aux dictatures, tenue au tribunal de première instance de Libreville le 23 août 2012, avec une forte présence des forces armées en tenue d’assaut, malgré une interdiction d’accès au public qui obligera les avocats des détenus à vider la salle d’audience, 37 citoyens gabonais seront condamnés à un an de prison ferme mais la société civile sur place fait état de 48 personnes détenues et souvent torturées. Compte tenu des nombreux vices intervenus avant et pendant l’audience, cette audience n’aurait pas dû se tenir, mais être reportée, ne fut-ce que pour la forme. Les propos tenus par la Procureure de la République et repris par quelques médias locaux faisant état d’une sanction exemplaire des victimes de l’audience ne cachent plus les intentions d’un gouvernement qui accuse un véritable déficit dans la gestion et la reconnaissance des libertés fondamentales et dans lequel le principe de séparation des pouvoirs n’a plus droit de cité et, de façon exacerbée, depuis 2009.

Nous signalons ici que le Réseau de Défense des Droits Humains du Gabon vient de publier un rapport éloquent sur des violences physiques et des privations de vie contre des citoyens gabonais et les journalistes qui enquêtent sur ces scandales sont victimes de représailles judiciaires comme l’atteste une lettre du 24 octobre 2012 d’ACAT - France adressée à Ali Bongo Ondimba. Ce qui fait un signal de trop après l’emprisonnement arbitraire d’étudiants dans les mêmes conditions.

La violation récurrente des droits de l’homme au Gabon, l’impasse institutionnelle et politique deviennent très préoccupantes depuis l’avènement d’Ali Bongo au pouvoir justifiant ainsi l’exigence d’un dialogue politique en termes de conférence nationale souveraine sollicitée par la grande majorité du Peuple Gabonais aujourd’hui. Aussi, et en dépit de ces abus, nous exigeons des autorités gabonaises un pas vers la raison à travers la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques du Gabon.

Fait à Paris le 03 novembre 2012

Le Mouvement « Ça suffit comme ça »

La Convention de la Diaspora Gabonaise

Europe Ecologie les Verts

Front de Gauche (PCF, PG, GU, Fase, CetA, RetS, Pcof, GA)

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes