lundi, 22 juillet 2019
 

Djibouti : Bien mal acquis

Sherpa et le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD) ont déposé une plainte le 16 octobre 2018 pour abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption d’agents publics étrangers contre des membres de l’entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis dix-neuf ans.

Sherpa est à l’origine des trois premières plaintes déposées dès 2007 dans les affaires dites des « biens mal acquis » qui portent sur des soupçons de recels de détournements de fonds publics par des membres des familles dirigeantes du Gabon, du Congo et de la Guinée Equatoriale. Au terme d’une longue saga judiciaire, l’une de ses affaires a abouti à une décision sans précédent ; la condamnation de Téodorin Obiang, fils du président de Guinée Equatoriale, par un jugement en date du 27 octobre 2017, frappé d’appel pour différentes infractions financières.

Par ailleurs, des développements sont attendus dans les informations ouvertes contre le clan du président congolais Denis Sassou-Nguesso et celui d’Ali Bongo, l’héritier d’Omar Bongo, ainsi que dans l’affaire qui vise Rifaat Al-Assad.

Cette odyssée judiciaire s’étend aujourd’hui aux proches du président djiboutien, dont le régime a été stigmatisé cette année comme particulièrement corrompu.

La plainte vise l’acquisition de biens immobiliers par des membres de la famille d’Ismaïl Omar Guelleh en France, et notamment à Paris. L’enquête a été confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière et fiscale (OCRGDF), et une information judiciaire devrait être rapidement ouverte.

 
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