mercredi, 26 juin 2019
 

Djibouti : Le MJO, cette jeunesse qui fait peur à Guelleh...

En Hommage à Kako Houmed Kako, tombés sous les balles des Interahamwes

Elle s’appelle Badalcha Houssein Elmi, elle est lycéenne et ils s’appellent aussi Houssein MJO et Osman Yonis Bogoreh lycéens également pour ne citer que quelques-uns. Ils ont tous connus les traitements les plus dégradants, les inhumains pour avoir manifesté, réclamé davantage de liberté et de démocratie dans leur pays. Leur point commun : livrer une lutte sans merci au régime génocidaire de Guelleh de jour comme de nuit, à chaque instant et dans chaque coin de rue. Grâce à eux, le régime perd du terrain et de crédibilité chaque jour…

La torture, l’humiliation, la prison de Gabode, ils y ont tous goutté sans que cela ne les amenuise, ne les affaiblisse, sans que cela n’entame leurs convictions déjouant à chaque fois, comme par effraction, le pronostic de Monsieur Guelleh qui jure sur leur abdication certaine mais qui est finalement contraint de lâcher du lest. L’aspiration de cette jeunesse à la liberté et à la démocratie, en un mot à leur volonté de changement est d’une évidence tellement indéniable qu’elle sacrifie son temps et son énergie pour cette noble cause. Pour Guelleh, ils sont devenus une bête noire, le cauchemar de trop.

Leur programme ? Livrer bataille à main nue, dans chaque coin de rue aux forces de répression de Guelleh, en faisant preuve d’endurance et de résistance : tel aura été manifestement le courage de la jeunesse du Mouvement de l’opposition (MJO) qui est pour l’instant la seule à faire plier Guelleh et son régime au point de ne plus s’empêcher de la citer dans ses rares apparitions. Au point aussi que le MJO le rende insomniaque et aggrave sa démence vasculaire ischémique sous-corticale. Si à l’extérieur, la diaspora djiboutienne l’a tant humilié, à l’intérieur du pays, le MJO le laisse sans répit...

Souvent composés des collégiens et des lycées détribalisés -comme le prouve leur vibrant soutien et hommage à leur frère et ami Kako Houmed Kako tombé sous les balles des forces de répression-, le MJO s’impose désormais comme le seul rempart de la lutte pour la démocratie contre la tyrannie de Monsieur Guelleh, l’orchestre central du génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Difficile de les corrompre comme il est difficile de les faire taire : ces Gavroches en acte sont les héros légendaires que la nation djiboutienne attendait sans doute depuis si longtemps et qui font sa fierté : Grâce à eux, Guelleh est réduit en miettes et son régime à un château de cartes qui s’écroule devant la résistance de ces jeunes devenus l’idole du peuple, le chéri de ces familles martyrisées et la fierté de toute la République de Djibouti. Grâce au MJO, le régime liberticide, mémoricide et génocidaire est sur le point d’abdiquer…

La reddition de Monsieur Guelleh est plus que jamais imminente…

Houssein IBRAHIM HOUMED

 
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