mardi, 21 mai 2019
 

Djibouti : Mascarade électorale avec une campagne de répressions inadmissibles

incarcérations illégales et arbitraires, des disparitions forcées et des tortures musclées sur fond de bain de sang intolérable

Vendredi prochain des Elections Inconstitutionnelles suite à une modification de l’article 23 de la Constitution adoptée par voie référendaire en 1992 et modifiée le 8 avril 2010 par une poignée d’individus qui se réclament député, alors qu’ils sont en réalité des pions d’une Union de la mouvance présidentielle, sans appui ni crédibilité populaire.

Depuis, plus d’un an, la répression est à son apogée, les tortures en masse effectuées par des Forces armées qui se disent républicains mais pour les victimes ces Forces sont en réalité des milices à la solde d’un individu, dictateur passible de Crimes Organisés, Crimes contre l’Humanité et inéluctablement membre de la mafia transrégionale qui continue en toute Impunité d’avoir le soutien des puissances étrangères et le financement des Organisations internationales comme le PNUD qui a financé le 8 mars 2011 (Journée mondiale de la Femme) une Organisation Maison présidée par l’épouse du dictateur, sans aucune vérification des fonds, hélas utilisés pour la campagne.

Toutes les manifestations contre le 3ème mandat, toutes les manifestations légitimes et fondées, exigeant le départ immédiat du dictateur, qui règne par la peur et la terreur avec sa milice et ses brigades de la mort financées par les Impôts des contribuables des pays amis et du peuple Djiboutien, toutes ces manifestations pacifiques à la Tunisiennes sont réprimées avec tous les risques des dérapages d’une révolte incontournable.

Pratiquement tout le pays est sous occupation militaire, le couvre-feu est instauré « in facto » tous les soirs, l’utilisation des armes à feu par cette milice tueuses est autorisée comme les terroristes de la mafia de « l’Ecole d’Al Capone » avec violations de domiciles.

Encore hier 30 mars 2011 le feu a été ouvert par les Brigades de la mort, en effet, le colonel Mohamed Ibrahim de la garde rapprochée du dictateur et chef de camp du candidat illégal et inconstitutionnel était présent et probablement aurait donné ordre de tirer sur les jeunes manifestants.

Bilan : deux jeunes blessés dont DAOUD ISMAEL KAKO atteint au foie par balle, il est encore dans le coma, ALI LOUBAK ROBLEH sa mâchoire a été fracassée par balles.

Plusieurs personnes ont été arrêtés, d’autres ont disparu et deux responsables politiques de l’ARD parti politique de l’Opposition Djiboutienne ont été arrêtés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains soutient le combat légitime des Djiboutiens qui ont pour objectif principal de se libérer d’un régime dictatorial comme en Tunisie.

Dans le cadre de la Prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant pour le départ immédiat du Dictateur, dont le maintien par la force ne peut qu’accélérer un conflit armé dont la capitale risque d’être la première visée et connaître des bains de sang au débordement incalculable.

Que Dieu protège notre Peuple.

NOEL ABDI Jean-Paul

 
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