lundi, 17 juin 2019
 

Djibouti : OBOCK est désormais en état de catastrophe humanitaire...

OBOCK est désormais en état de catastrophe humanitaire. La situation risqeu d’être encore pire si rien n’est fait. Depuis trois jours, la ville d’Obock est en état de siège et subit un couvre-feu sans précédent. Pire encore, elle subit le blocus air, terre et mer. Les habitants ne peuvent plus s’approvisionner à Tadjourah où l’armée clanique a interdit toute circulation entre ces deux villes, dressant des barrages au point d’entrée de chaque ville. Obock est privée d’eau, des nourritures et des soins.

Prendre en otage des populations civiles parce qu’ils sont AFARS, parce qu’ils sont de la mauvaise coloration ethnique constitue la seule option que le Président autoproclamé de Djibouti, Monsieur Ismaël Omar Guelleh semble offrir à ces djiboutiens qui sont marginalisés depuis l’indépendance du pays.

Comment comprendre la mobilisation de toute une armée pour ce que le régime qualifiait hier de quelques éléments malfaiteurs en référence à la rébellion du FRUD (Front pour la restauration de l’Unité et de la démocratie) ? Après les déroutes des interahamwes dans les localités de Goda et de Mabla lors des derniers affrontements, le régime de Guelleh, dans sa fuite en avant s’est retournée contre sa propre population. Car et c’est là où réside la triste vérité, les AFARS sont les AFARS qu’ils soient civils ou rebelles.

C’est cela qui semble pour le régime justifier le blocus mais cette logique ne tient pas la route et relève tout simplement de justifications oiseuses.

Je lance un appel à tous les défenseurs des droits de l’Homme contre le risque de catastrophe humanitaire pour les populations de Tadjourah et d’Obock, majoritairement composés des femmes et des enfants et des vieillards.

Je lance tout simplement un appel à tout être humain, de réagir face à la destruction programmée de tout un peuple par la seule volonté d’un tyran qui veut exécuter son plan machiavélique.

Aujourd’hui, c’est Tadjourah et Obock qui est visé, demain ce sera le tour de Weah et Ali-Sabieh car le régime de Guelleh sait pertinemment qu’il est détesté dans l’arrière-pays et que l’écrasante majorité des Djiboutiens ne veut plus de lui.

Il est donc temps de réagir, demain sera trop tard…

Houssein IBRAHIM HOUMED

 
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