lundi, 24 septembre 2018
 

Djibouti : Répression des Manifestations des universitaires djiboutiens et chômeurs

Manifestations des universitaires djiboutiens et chômeurs et risque de répression meurtrière

Le Président

BREVE NOTE D’INFORMATION DU 16 OCTOBRE 2011

Manifestations des universitaires djiboutiens et chômeurs.

Ce dimanche matin 16 octobre 2011, la ville était quadrillée, de la Place Rimbaud jusqu’au Ministère de la Défense, du Boulevard de Gaulle (à partir de l’ancien bâtiment de l’Assemblée Nationale mitoyen du lycée) jusqu’au Mess des Officiers des Forces armées (qui abrite actuellement l’Assemblée Nationale) à proximité de l’Etat-major de la Gendarmerie.

Un nombre très impressionnant des Brigades de la Police d’intervention et de la Gendarmerie, avec les jeunes recrues lors à l’occasion du 3ème mandat, qui n’ont toujours pas perçu leurs salaires.

En effet, plusieurs centaines d’universitaires avaient décidé, hier samedi 15 octobre 2011, de manifester, après avoir appris que le chef du gouvernement, (que les vieux Djiboutiens retraités considèrent comme le « mal venu au pouvoir ») avait lancé un appel international, pour un millier d’emplois dans notre pays.

Ne pouvant pas manifester devant l’Assemblée totalement monopolisée par l’UMP, les jeunes diplômés chômeurs, à la recherche d’un emploi pour pouvoir manger et survivre, ont décidé d’exprimer leur révolte, en manifestant pacifiquement, sous forme d’un immense sitting devant les banques et la chambre de commerce.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains suit avec inquiétude cette situation et sur la décision de la réprimer par tous les moyens, y compris en n’hésitant pas à tirer à balles réllees, dès que le Dictateur Ismaël Omar Guelleh en donnera le feu vert.

NOEL ABDI Jean-Paul


Flash Info : les universitaires et les étudiants qui manifestaient pacifiquement, pour dénoncer la ruine du système d’éducation, ont été arrêtés. Après un passage au Palais de justice, on a vu trois camions des forces de l’ordre, bourrés à craquer de manifestants, qui sont entrés à Gabode.

Nous avions été informés ce matin du quadrillage de la ville, par les forces de sécurité, au service exclusif de la dictature. Elles entendaient bloquer (et probablement réprimé) une manifestation des universitaires, des étudiants et des diplômés chomeurs, qui entendaient participer à un grand sitting, pour dénoncer les conditions économiques qui se dégradent du fait de la mauvaise gestion des ressources publiques et surtout du niveau éhonté de la corruption.

A l’instar de nombreux autres services publics (santé, nettoyage, administrations, ...) l’université et tout le système éducatif est privé de moyens et ne peut plus assurer sa mission au service des usagers, des étudiants et des élèves. Les salaires ne sont plus payés dans de nombreuses administrations.

Nous n’avons pas encore les détails des événnements, mais nous savons qu’à 19H15 (Djibouti), trois camions, remplis de manifestants, sont sortis du Palais de Justice de Djibouti et qu’ils ont pris la Gabode où ils ont "livrés" leur cargaison de manifestants, certainement pour une incarcération immédiate.

En ce moment, les liaisons Internet avec nos correspondants sont interrompues : panne ? ou volonté d’empêcher les informations de filtrer ???


Information de dernière minute.

Procès nocturne contre les Universitaires qui cherchent du Travail.

Dimanche, 16 octobre 2011 à 19 heures 55 minutes, trois camions bourrés d’universitaires et lourdement escortés ont quitté le Palais de Justice en direction de la sinistre prison de Gabode.

Voilà les décisions d’un Parquet au service du Ministère Public, lui-même au service du dictateur chef de la Police de répression.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme de dénoncer ces actes intolérables lors des manifestations pacifiques comme un simple sit-in des Universitaires, qui réclament tout simplement du travail.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à tous nos compatriotes à condamner sans équivoque ces actes intolérables et inadmissibles à l’égard de nos jeunes.

A l’heure où je vous écris, le silence est rompu, car le "Sercice de contrôle PPP" du serveur vient de lever la censure sur les échanges Internet, en débloquant les accès..

NOEL ABDI Jean-Paul

 
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