samedi, 19 janvier 2019
 

Djibouti : sur la répression

Le peuple djiboutien a fait son choix pour le changement en votant massivement pour la coalition Union pour le Salut National (USN), regroupant l’ensemble des partis d’opposition avec plus de 60% des suffrages exprimés.

Avant que les résultats soient proclamés par le Conseil constitutionnel, le dictateur avait annoncé, à travers la radio Voix de l’Amérique (VOA) qu’il donnait un quota de 10 sièges à l’opposition comme ça se fait dans les monarchies du golfe. Pour tenter d’étouffer toute contestation de sa décision, il mène depuis le 22 février 2013 une répression aveugle n’épargnant personne (femmes, enfants et vieillards) arrestations et emprisonnements arbitraires, licenciement des partisans de l’USN, des élus locaux comme le maire de la capitale et les présidents des communes, des fonctionnaires candidats USN, sous prétexte qu’il combat l’imaginaire islamisme devenu l’ennemi de certaines chancelleries occidentales qui gardent un silence complice sur des résultats dont ils sont en possession.

La jeunesse de notre pays qui voyait son avenir sombre avec le régime dictatorial avait mis son espoir sur la victoire de l’USN qui avait promis un profond changement avec un avenir meilleur pour tous les Djiboutiens, reste surprise par le hold-up électoral dont le dictateur est devenu le spécialiste. Refusant ce hold-up, l’USN reste libre d’organiser des manifestations pacifiques au moment et à l’endroit où bon lui semble pour récupérer sa victoire.

En conséquence, l’USN met en garde :

- Le dictateur qui réprime le peuple djiboutien sous prétexte de combattre l’islamisme qui n’existe pas dans notre pays.

- Ceux qui soutiennent le dictateur dans cette fausse voie doivent savoir, en étouffant tout espoir de changement démocratique dans notre pays, qu’ils poussent les jeunes au chômage et à l’extrémisme. Ils seront, par la suite, plus difficiles à les maitriser.

L’USN exige la libération sans condition de tous les détenus politiques et la réintégration de l’ensemble des élus locaux et des fonctionnaires arbitrairement licenciés dans leurs fonctions respectives.

Le Président de l’UNION POUR LE SALUT NATIONAL

Ahmed Youssouf Houmed

 
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