dimanche, 30 avril 2017
 

Djibouti : Une vague d’arrestations et d’interpellations au sein de l’opposition et de la société civile

Depuis le 13 mars 2017 une vague d’arrestations sans précédent du simple militant aux responsables du parti au sein du MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique et le Développement), un des partis politiques de l’opposition. La plupart des personnes ont été relâchées après plus de 48h sans notification et surtout au-delà de la durée légale de la garde-à-vue. Quatre (4) d’entre eux, ont été placés en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode, après avoir été présentés au parquet le jeudi 23 mars 2017 vers 17h. Il s’agit de :

- Ø Naguib Ali Gouradi, membre du Bureau national (exécutif) du MRD,
- Ø Farah Abadid Hildid, président de la 2ème fédération du MRD,
- Ø Mohamoud Mohamed Daher, vice-président de la 7ème fédération du MRD,
- Ø Ibrahim Abdi Indayareh, militant.

Par ailleurs, Omar Ali Ewado, président de la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits Humains) et Secrétaire Général Adjoint du SEP (Syndicat des Enseignants du Primaire) ainsi qu’Ahmed-Khadar Nour, Secrétaire Général du SEP croupissent toujours dans les locaux du SDS (Service de la Documentation et de la Sécurité, une sorte de police politique. Depuis leurs arrestations pour des raisons inconnues, ils n’ont eu droit ni à une visite ni aucun contact (famille, avocat, médecin, ...).

Selon le dernier communiqué de la LDDH, Omar Ali Ewado serait en grève de la faim de même qu’Ahmed-Khadar Nour depuis le 1er jour de leurs arrestations. Ewado a été interpellé le soir du 19 mars alors que son collègue a été, lui, arrêté le lendemain, le 20 mars 2017.

Quel crime ont-t-ils commis pour être privé de tout contact avec les membres de leurs familles ?

Quel crime ont-ils commis pour ne pas avoir droit à un avocat et/ou un médecin comme le prévoit la loi dans notre pays ?

L’ODDH est profondément préoccupé par la multiplication des arrestations arbitraires des simples citoyens, des opposants et des défenseurs des droits humains.

L’ODDH dénonce et condamne comme à son habitude les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect de la constitution, des textes de la république, des droits humains et de la démocratie.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice

Farah Abdillahi Miguil Président de l’ODDH

 
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