dimanche, 27 mai 2018
 

Djibouti : BOULJOUQO LA MEURTRIE !

Selon nos informations sûres et concordantes recueillies par la LDDH les habitants de BOULJOUQO, bidonville des bidonvilles en périphérie de la Commune de Balbala, lesquels avaient été victimes d’un décasement sauvage, avaient décidé de quitter la République de Djibouti pour se réfugier en Somaliland.

Mais c’était mal connaître le Pouvoir Djiboutien qui a stoppé cet exil aux alentours de la Localité d’Antar située à quelques kilomètres de la frontière de la Somaliland.

Auparavant ces personnes avaient subi une série d’exactions (destructions systématiques de leurs huttes d’habitations, incendie de leurs affaires personnelles) et leur calvaire n’est pas prêt à s’estomper car certaines personnes ont été arrêtées et transférées à NAGAD, Centre de Rétention Administrative.

Alors une question se pose : victimes d’un décasement puis interdits de s’exiler ailleurs que reste-il à ces personnes civiles et sans défense pour faire valoir leurs droits ?

Parmi ces personnes il y’a des pères de familles qui ont leurs pièces d’identités djiboutiennes qui ont décidé de s’exiler en Somaliland parce que ils sont devenus des apatrides dans leur propre pays.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement ces arrestations arbitraires et illégales des populations civiles.

La LDDH lance un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cesser les violences dont sont victimes des civils innocents.

Le Président de la LDDH

Omar Ali Ewado

 
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