vendredi, 24 novembre 2017
 

Harcèlements et les répressions intolérables en République de Djibouti

Le Conseil national des Droits de l’Homme de la LDDH s’est réuni le 31 octobre 2011 et a adopté la résolution suivante ;

- Conscient que la situation sécuritaire s’empire de jour en jour du fait de la très mauvaise gestion des Affaires de l’Etat, et, du démantèlement des structures propres de l’Administration djiboutienne actuellement fondées sur des favoritismes et des bases tribales/ethniques ;
- Conscient qu’aucune, Presse libre ou radio libre n’existe elles sont de facto interdites en République de Djibouti, malgré les dispositions de la Constitution du Référendum du 4 septembre 1992, ainsi que de la Loi de 1992 relative à la liberté de communication ;
- Conscient que, la Justice de notre pays est totalement muselée par le ministère public et par un premier magistrat passible de crimes organisés et de détournements des Deniers publics, des biens sociaux et des bradages effrénés du patrimoine national et des immeubles de l’Etat ;
- Conscient que, des éléments des forces de sécurité à la solde du Dictateur Ismaël Omar Guelleh sèment la peur et la terreur dans les quartiers par des violations souvent nocturnes des domiciles des citoyens djiboutiens et des étrangers sur notre sol ;

Rappelle qu’hier, 30 octobre 2011, une centaine d’étudiants, dont un étudiant en médecine et défenseur des Droits de l’Homme, Saïd HOUSSEIN ROBLEH membre très actif du Conseil national des Droits de l’Homme, Saïd HOUSSEIN est chargé de l’éducation et de la santé au sein du Conseil National.

Tous ces étudiants en médecine ont voulu exprimé par un sit-in non loin de la présidence de la République de Djibouti et durant leur marche pacifique le dépérissement de l’enseignement primordial dispensé pour nos futurs médecins et cadre de demain (voir le Communiqué de Presse publié hier).

Tous ces étudiants en médecine sont incarcérés à Nagad, qui est gravement affecté par le choléra

Par conséquent :

Le Conseil national des Droits de l’Homme de la Ligue djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de tous les étudiants de l’école de médecine incarcérés dans un lieu illégal dont l’école de police de Nagad qui est un centre de rétention et juridiquement aucune loi n’autorise à cette école de servir de centre de détention, par conséquent toutes ces séquestrations sont illégales.

Le Conseil national des Droits de l’Homme lance un Appel pressant à la communauté nationale et internationale de ne ménager aucun effort afin de mettre fin à ce régime moribond issu du Coup d’Etat militaro-électoral du 8 avril 2011.

NOEL ABDI Jean-Paul Coordinateur du Conseil national des Droits de l’Homme.

 
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