lundi, 11 décembre 2017
 

Que la révolution commence à Djibouti sur le modèle Burkinabè !

Ismaël Omar Guelleh (IOG) est un tyran qui sévit à la tête de l’Etat Djiboutien depuis plus de 40 ans. Il est temps que le peuple Djiboutien mettre un terme à cette tyrannie. D’abord en tant que chef de renseignement intérieur et extérieur puis comme Président autoproclamé depuis 1999, il a la haute main sur toutes les institutions de l’Etat. En 2011, il a modifié la Constitution nationale pour se maintenir au pouvoir. Les manifestations populaires, sauvagement matées, n’ont pas réussi à briser le régime et le rêve de pouvoir d’IOG.

La grande réalisation du dictateur djiboutien est d’avoir réprimés les citoyens afar, avec la complicité des Premiers ministres et ministres afar mais surtout les ministres « naturalisés » Issas ou Mamassanes. Orchestre central des crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité à l’encontre de la population afars, il n’a pas hésité non plus à torturer et à faire mourir d’innocents commerçants et fonctionnaires Gadaboursis dans les locaux de la brigade de la Gendarmerie de la capitale, sous prétexte de rivalités ancestrales et de différends politiques en République de Somalie !

Prétexte fallacieux, bien sûr. En même temps, il a organisé les assassinats ciblés contre les personnalités Issas, qui étaient en mesure de lui disputer le pouvoir. En faisant le vide autour de lui, il a réussi un autre exploit. Il a fini par décapiter la tête des élites politiques de son clan et de sa tribu. Qui saurait dire le nom du successeur d’IOG ? Personne n’est en mesure de répondre à cette question, parce qu’il n’y a en réalité aucun dirigeant visible ou jouissant d’un minimum de crédibilité dans le pays.

Le pouvoir de Guelleh s’appuie sur "un canevas d’axiomes fascisants et anachroniques se résumant en fait à l’affirmation échevelée des valeurs tribales"(Ali Coubba, le mal Djiboutien, p.55). Pour mener à bien ces opérations quoi de plus intelligent que de s’appuyer, outre son clan, sur sa nombreuse fratrie dont le plus connu est Saad Omar Guelleh ; Ce dernier est en train de piller le port international de Djibouti, unique poumon économique du pays.

C’est Un « François Compaoré » en acte dans l’ancien Territoire Français des Afars et des Issas. Tandis que l’épouse du président, Kadra Mahamoud Haïd, a fait la main basse sur les finances du pays, particulièrement sur les banques. Embarquant les élites et fonctionnaires de sa tribu, les Issaks, dans un processus de prédation qui les désigne, aux yeux de la majorité des citoyens, comme l’un des piliers du régime en place.

La voracité et les calculs politiques de Mme Kadra Haïd remettent en question le statut, depuis longtemps, précarisé par le système colonial. Alors que 90% des Djiboutiens vivent sous le seuil de pauvreté, il serait urgent que le peuple Djiboutien se débarrasse de ce dictateur qui a institué un régime liberticide, mémoricide et génocidaire. Les Djiboutiens doivent, comme les Burkinabés, dresser la tête, se débarrasser de ce fléau qui plane sur leur tête depuis plus de 40 ans !

Les jeunes du MJO (Mouvement des jeunes de l’opposition) l’empêchent de souffler pour l’instant. Ils doivent poursuivre cette résistance jusqu’à ce qu’on ne parle plus de Guelleh et de sa caste !

C’est à cette seule condition que le peuple djiboutien pourrait retrouver leur dignité qui leur a été volée.

Que la révolution commence à Djibouti pour chasser le tyran Guelleh et sa famille du pouvoir. Préparons-nous à chasser définitivement ce pouvoir autoritaire !

Marchons sur le palais présidentiel ! Disons STOP de 40 ans de division notre peuple et de destruction de la nation djiboutienne !

Vive le peuple djiboutien !

A bas la dictature.

DEGAGE Ismaël Omar Guelle !

M. Houssein Ibrahim Houmed

 
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