mardi, 18 décembre 2018
 

SOMALIE : L’historique d’un drame

NAIROBI - La Somalie n’a plus de gouvernement effectif depuis janvier 1991, date à laquelle l’ancien président Siyad Barre a été renversé.

Depuis, les affrontements entre chefs militaires, forces gouvernementales et différentes alliances d’insurgés islamistes se sont soldés par la mort de milliers de Somaliens et le déplacement de centaines de milliers d’autres.

Au nord, l’ancien protectorat britannique du Somaliland a proclamé son indépendance du reste de la Somalie en mai 1991, et la région du Puntland, au nord-est du pays, a déclaré son autonomie en 1998. Ces deux régions sont restées relativement paisibles, malgré une recrudescence de l’insécurité dans le Puntland au cours des dernières années.

Lancée en 1992, l’opération Restore Hope (« restaurer l’espoir »), une intervention américaine mandatée par les Nations Unies pour encadrer la distribution d’aide humanitaire à la suite d’une crise alimentaire majeure, a été l’une des tentatives les plus audacieuses pour tourner la page en Somalie.

Voici une chronologie des événements ayant conduit au conflit et à la famine actuels dans certaines régions du centre-sud de la Somalie.

26 juin 1960 : L’ancien protectorat britannique du Somaliland obtient son indépendance ;

1er juillet 1960 : L’ancienne Somalie italienne accède à l’indépendance. Les anciennes colonies britannique (nord-ouest) et italienne (sud) sont fusionnées ;

15 octobre 1969 : Le président démocratiquement élu Abdirashid Ali Sharmarke est assassiné par l’un de ses gardes du corps ;

21 octobre 1969 : L’armée du général de division Mohamed Siyad Barre profite de l’incapacité du Parlement à choisir un nouveau président pour renverser le gouvernement civil. L’armée suspend la constitution, interdit les 86 partis politiques et s’engage à éradiquer la corruption. M. Barre dirige le Conseil révolutionnaire suprême, un organe composé de 25 membres appartenant notamment à la police et à l’armée ;

21 octobre 1970 : La junte militaire proclame la Somalie pays socialiste et adopte le « socialisme scientifique ». On assiste à un glissement vers un encadrement soviétique ; le pouvoir des organes de sécurité et des réseaux du renseignement est renforcé ;

21 octobre 1972 : Le somali est doté d’une transcription écrite. Un alphabet roman modifié est adopté pour l’orthographe officielle de la langue.

1974 : L’une des pires famines, connue sous le nom de Dabadeer (« à longue queue »), frappe le nord et le centre de la Somalie et fait plusieurs milliers de morts. Le gouvernement Barre déplace plusieurs dizaines de milliers de pasteurs vers le sud de la Somalie. Le pays rejoint la Ligue arabe ;

Juillet 1977 : Une guerre d’usure de petite envergure entre des insurgés soutenus par la Somalie et l’armée éthiopienne se transforme en guerre totale lorsque la Somalie déclare la guerre à l’Éthiopie. Elle restera dans l’histoire comme la guerre froide la plus féroce du continent. Les combats se déroulent dans la région éthiopienne du Somali.

13 novembre 1977 : La Somalie expulse environ 6 000 Russes, Cubains et autres alliés soviétiques à la suite du changement de camp de l’Union soviétique et de son alliance avec l’Éthiopie ;

Mars 1978 : Le gouvernement somalien annonce le retrait de ses troupes ; 8 avril 1978 : Après la défaite de l’armée somalienne, un groupe d’officiers de l’armée tente de renverser le régime de M. Barre. La tentative de coup d’État est étouffée, et le président durcit son emprise. Il lance un processus visant à remettre le pouvoir aux mains de ses proches et de son sous-clan, le Darod-Marehan. Il donne également du pouvoir aux sous-clans associés, Dulbahante et Ogadeni ;

Mai 1988 : Le Mouvement national somalien (MNS) monte une offensive dans le nord en réponse aux violentes politiques d’après-guerre du régime. M. Barre riposte en bombardant la zone. Des centaines de milliers de civils sont déplacés et les morts sont nombreux. Il s’agit du premier véritable défi lancé au gouvernement Barre et du début de la prolifération d’une opposition armée au régime ;

Mai 1990 : Un manifeste appelant à une convention de réconciliation nationale afin d’éviter une guerre civile prolongée est publié à Mogadiscio, la capitale. Il est ratifié par 144 personnes représentant tous les clans somaliens, parmi lesquelles des hommes politiques, des chefs religieux, des professionnels et des hommes d’affaires ;

Décembre 1990 : Un soulèvement armé éclate à Mogadiscio ;

27 janvier 1991 : M. Barre s’enfuit de Mogadiscio. Des forces fidèles au Congrès de la Somalie unifiée (CSU), majoritairement composé de membres du clan Hawiye, s’emparent de la ville ;

28 janvier 1991 : Ali Mahdi Mohamed, un hôtelier, est nommé président par le CSU ; La branche militaire du CSU dirigée par le général Mohamed Farah Aydid conteste cette nomination ;

18 mai 1991 : L’ancien protectorat britannique du Somaliland proclame unilatéralement son indépendance du reste de la Somalie dans la ville de Birao ;

Juillet 1991 : Une conférence est organisée à Djibouti à l’occasion de laquelle M. Mohamed est nommé président intérimaire, mais M. Aydid et sa branche du CSU contestent cette nomination ;

17 novembre 1991 : Des combats généralisés éclatent entre les deux factions du CSU ;

3 mars 1992 : Un cessez-le-feu entre en vigueur entre les factions belligérantes à Mogadiscio ;

1992 : Des combats éclatent dans le nord-est entre le groupe islamiste Al-Ittihad et la milice fidèle au Front démocratique pour le salut de la Somalie (FDSS), mené par le colonel Abdullahi Yusuf Ahmed ;

Avril 1992 : Les Nations Unies lancent l’opération ONUSOM I en Somalie ; Décembre 1992 : Déploiement de la Force d’intervention unifiée (UNITAF), sous l’égide des États-Unis, à Mogadiscio dans le cadre de l’opération Restore Hope ;

Février 1993 : Une conférence de trois mois est organisée à Borama pour choisir le nouveau dirigeant de l’État autoproclamé du Somaliland. Mohamed Haji Ibrahim Egal, ancien Premier ministre somalien, est élu en mai 1993 ;

Mars 1993 : Nouvelle tentative sérieuse d’établissement d’un dialogue de paix. Une initiative éthiopienne évolue en une conférence de réconciliation bénéficiant du soutien commun des Nations Unies et de l’Éthiopie à Addis-Abeba ;

4 mai 1993 : L’UNITAF passe le relais à l’opération ONUSOM II ;

5 juin 1993 : 23 casques bleus pakistanais sont tués par des fidèles du général Aydid ;

12 juillet 1993 : Des hélicoptères de combat américains tuent plus de 50 Somaliens non armés dans une résidence privée de Mogadiscio, attisant l’hostilité locale envers les forces d’intervention internationales ;

3 octobre 1993 : Des forces sous commandement américain à la recherche des proches collaborateurs d’Aydid sont impliquées dans une fusillade entraînant la mort de 18 Américains et de centaines de Somaliens. Une vidéo dans laquelle le corps de l’un des soldats américains est traîné dans les rues de Mogadiscio déclenche un tollé international ;

Août 1996 : Le général Aydid meurt des suites de blessures par balles reçues lors d’une opération contre son ancien lieutenant Osman Ali Atto. Son fils Hussein Mohamed Aydid, un ancien marine américain, est choisi par le clan pour remplacer son père ;

Novembre 1996 : La plupart des factions assistent à la conférence de réconciliation parrainée par le gouvernement éthiopien, mais le fils du général Aydid la boycotte ;

Novembre 1997 : La rencontre des dirigeants de factions au Caire est peu fructueuse : la Somalie n’a toujours pas de dirigeant national, et Mogadiscio reste divisée et peu sûre ;

2 mai 2000 : La conférence nationale de réconciliation somalienne organisée à Arta à l’initiative du président de Djibouti rassemble plus de 2 000 personnes. Il s’agit de la première conférence dont l’agenda n’est pas contrôlé par les chefs militaires ;

26 août 2000 : Une assemblée nationale de transition (TNA), composée de 245 membres et fondée sur une représentation clanique, élit Abdiqasim Salad Hassan à la présidence de la Somalie. Ce dernier forme le gouvernement national transitoire (TNG) ;

27 août 2000 : le président Hassan prête serment lors d’une cérémonie d’investiture à laquelle assistent les dirigeants de l’Érythrée, du Soudan, du Yémen et du pays hôte, Djibouti, ainsi que des représentants des Nations Unies, de l’Union européenne (UE), de la Ligue arabe, de l’Union africaine (UA), de la France, de l’Italie, du Koweït et de la Libye ;

Avril 2001 : Le Conseil somalien de réconciliation et de restauration (CSRR), un groupe de factions basées dans le sud et opposées au gouvernement intérimaire, est créé en Éthiopie. Il annonce son intention de former un gouvernement national rival dans un délai de six mois ;

Novembre - décembre 2001 : Le président kényan Daniel Arap Moi réunit le TNG, certains membres du CSRR et d’autres chefs de factions à Nakuru pour la signature d’un armistice ;

Novembre 2001 : À la suite des attentats du 11 septembre, les États-Unis gèlent les fonds de la banque Al-Barakat, le principal établissement bancaire spécialisé dans les transferts de fonds et le plus gros employeur du pays, car elle est soupçonnée de liens avec Al-Qaida ;

Mai 2002 : Mohamed Ibrahim Egal, le président de la république autoproclamée du Somaliland, décède dans un hôpital sud-africain. Son vice-président, Dahir Riyale Kahin, le remplace ;

Octobre 2002 : Une nouvelle réunion de réconciliation parrainée par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), un groupement régional, s’ouvre dans la ville kényane d’Eldoret ;

22 août 2004 : Près de deux ans plus tard, un Parlement de transition composé de 275 membres est investi ;

15 septembre 2004 : Sharif Hassan Cheikh Aden, un homme d’affaires, est élu président de l’assemblée ;

10 octobre 2004 : Abdullahi Yusuf Ahmed, 71 ans, est élu président intérimaire du gouvernement fédéral transitoire (TFG) par le Parlement de transition ;

14 octobre 2004 : M. Ahmed prête serment à Nairobi lors d’une cérémonie à laquelle assistent plusieurs chefs d’État africains ;

3 novembre 2004 : M. Ahmed nomme Ali Mohamed Gedi Premier ministre ;

13 janvier 2005 : Le Parlement approuve le cabinet recomposé de M. Gedi, constitué de 90 membres ;

6 février 2005 : Le président du Parlement retourne à Mogadiscio où il est accueilli par une foule en liesse ;

9 février 2005 : M. Gedi annonce son intention de quitter Nairobi pour se réinstaller à Mogadiscio le 21 février ;

24 février 2005 : Le président Ahmed et le Premier ministre Gedi commencent une tournée d’une semaine en Somalie. C’est la première fois qu’ils foulent le territoire somalien depuis l’élection de M. Ahmed en octobre 2004 ;

29 avril 2005 : M. Gedi s’envole pour Mogadiscio afin de rencontrer les députés et les ministres qui insistent pour que le gouvernement de transition soit basé à Mogadiscio, et non à Baidoa ou Jowhar comme le propose le TFG ;

18 février 2006 : Un groupe de chefs de guerre basé à Mogadiscio et mené par Mohamed Qanyare fonde l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, et s’oppose à l’Union des tribunaux islamiques (UTI), une coalition d’unités judiciaires armées composée de différents sous-clans Hawiye ; plusieurs jours d’affrontements sanglants s’ensuivent ;

19-22 février 2006 : Les habitants de Mogadiscio fuient la ville par milliers, particulièrement les banlieues nord et sud ;

Février 2006 : Le Parlement du TGF se réunit sur le sol somalien pour la première fois, dans la ville de Baidoa, au nord-ouest du pays ;

Mars-mai 2006 : De violents affrontements opposant l’UTI et les chefs de guerre à Mogadiscio se soldent par des centaines de morts et de nombreux blessés. Il s’agit de la pire explosion de violence depuis près d’une décennie ;

Juin 2006 : Cheikh Sharif Cheikh Ahmed est nommé président de l’UTI ;

Juillet 2006 : Victoire de l’UTI sur les chefs de guerre, qui fuient Mogadiscio ; Elle se déploie rapidement dans d’autres régions du centre-sud de la Somalie et assume de facto le contrôle de l’administration étatique ;

Août 2006 : L’aéroport de Mogadiscio est remis en service pour la première fois depuis 1995. L’UTI rouvre également le port de Mogadiscio ;

Juillet-décembre 2006 : Mogadiscio connaît un semblant de paix et de stabilité pour la première fois depuis plus de 15 ans ;

Décembre 2006 : Les troupes éthiopiennes chassent l’UTI de Mogadiscio et de la quasi totalité de la région sud, et prennent la capitale le 28 décembre. Le TFG et son président, M. Ahmed, entrent dans Mogadiscio pour la première fois depuis 2004.

Mars 2007 : L’UTI et d’autres opposants à la présence des troupes éthiopiennes se regroupent et lancent des attaques contre les positions éthiopiennes et gouvernementales. Les troupes ougandaises et burundaises de maintien de la paix de la première Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) arrivent à Mogadiscio ;

Avril 2007 : Les combats s’intensifient, forçant des centaines de milliers de personnes à fuir Mogadiscio, le plus grand exode que la ville ait connu en 15 ans. Après plusieurs jours de violents affrontements, le bilan s’élève à plusieurs centaines de morts ;

Septembre 2007 : Les forces restantes de l’UTI et d’autres groupes d’opposition se retrouvent à Asmara, la capitale érythréenne, et forment une nouvelle alliance pour combattre les Éthiopiens. L’Alliance pour la libération de la Somalie (ARS), menée par Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, est créée ;

Octobre 2007 : M. Gedi démissionne après la chute du président ;

Novembre 2007 : M. Ahmed nomme Nur Hassan Hussein, également connu sous le nom de Nur Adde, Premier ministre et entame aussitôt un processus de réconciliation avec l’opposition. Le nombre de réfugiés somaliens atteint le million : selon les Nations Unies, près de 200 000 personnes fuient Mogadiscio en deux semaines et des centaines de milliers d’autres fuient les affrontements entre les insurgés et les forces gouvernementales soutenues par les troupes éthiopiennes. Les organisations humanitaires mettent en garde contre les risques d’une crise humanitaire ;

Avril 2008 : Des frappes aériennes américaines tuent Aden Hashi Ayro, l’un des chefs du groupe d’insurgés islamistes Al-Shabab dans le cadre de la lutte américaine contre Al-Qaida ;

Juin 2008 : Le gouvernement signe un cessez-le-feu de trois mois avec l’ARS pour suspendre les combats dans Mogadiscio. Cet accord envisage le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie sous un délai de 120 jours, mais le cessez-le-feu est rejeté par la faction de l’ARS menée par M. Aweys, qui veut poursuivre la lutte jusqu’à ce que l’ensemble des forces étrangères, y compris l’AMISOM, quittent la Somalie ;

Septembre 2008 : La piraterie s’intensifie au large des côtes somaliennes. Le détournement, par des pirates somaliens, d’un navire ukrainien transportant une grande quantité d’armements, notamment 33 chars, soulève l’inquiétude et oblige la communauté internationale à déployer des navires militaires en eaux somaliennes ;

Octobre 2008 : Une vague de ce qui semble être des attentats suicides à la bombe coordonnés s’abat au Somaliland et au Puntland et fait pas moins de 27 morts. Al-Shabab en revendique la responsabilité ;

Décembre 2008 : Le président Ahmed tente de destituer le Premier ministre en raison de ses tentatives pour faire entrer l’opposition au gouvernement. Le Parlement déclare la destitution inconstitutionnelle et prononce un vote de confiance en sa faveur. M. Ahmed démissionne et le président du Parlement, Cheikh Aden Madobe, devient président intérimaire ;

Janvier 2009 : Le retrait des troupes éthiopiennes prend fin. Les milices d’Al-Shabab prennent le contrôle de la ville de Baidoa, l’ancien siège du TFG, dans le sud-ouest du pays, et capturent de hauts représentants du gouvernement avant de les relâcher indemnes. À Djibouti, la faction de l’ARS dirigée par Cheikh Sharif Cheikh Ahmed parvient à un accord de partage du pouvoir avec le TFG, mais ce dernier est rejeté par la faction de M. Aweys. Un nouveau Parlement élargi composé de 550 membres, dont 275 députés de l’ARS (opposition), est investi à Djibouti. Cheikh Sharif Cheikh Ahmed est élu par le Parlement pour remplacer M. Ahmed, et la période de transition est reconduite de deux ans ;

13 février 2009 : M. Ahmed nomme le fils de l’ancien président, Omar Abdirashid Ali Shermarke, Premier ministre ;

Février 2009 : M. Ahmed retourne à Mogadiscio où l’attend un accueil chaleureux ;

Mai 2009 : Al-Shabab et Hisbul-Islam lancent une attaque d’envergure contre le gouvernement et prennent rapidement le dessus dans leur tentative de le renverser ;

Juin 2009 : On compte près de 170 000 personnes déplacées de Mogadiscio et, selon les groupes locaux de défense des droits humains, le bilan des affrontements qui ont débuté le 7 mai s’élève à plusieurs centaines de civils morts et blessés ;

3 décembre 2009 : Un kamikaze présumé tue 23 personnes, dont trois ministres du TFG, des parents, des étudiants, des professeurs et des journalistes lors d’une cérémonie de remise de diplômes. Al-Shabab réfute toute implication ;

Janvier 2010 : Le programme alimentaire mondial (PAM) se retire des zones sous le contrôle d’Al-Shabab, soit la majeure partie du sud et du centre de la Somalie, après avoir reçu des menaces ;

Septembre 2010 : M. Sharmarke démissionne sous la pression. M. Ahmed nomme Mohamed Abdullahi Mohamed Farmajo pour le remplacer. Il s’agit du quatrième Premier ministre du TFG ;

Avril 2011 : Les organisations alimentaires semblent alarmées par la situation humanitaire à la suite de l’annonce d’une hausse des niveaux de malnutrition dans certaines régions du sud et du centre de la Somalie ;

Juin 2011 : M. Farmajo démissionne dans le cadre d’un accord ratifié le 9 juin à Kampala, en Ouganda, entre M. Ahmed et le président du Parlement M. Hassan, prolongeant jusqu’en août 2012 les mandats des institutions fédérales transitoires (TFI). Il est remplacé par Abdiwali Mohamed Ali ;

Juillet 2011 : Les Nations Unies déclarent l’état de famine dans plusieurs régions du sud de la Somalie et les organisations humanitaires avertissent que des millions de personnes risquent de mourir de faim ;

Août 2011 : Les Nations Unies annoncent que la famine a gagné de nouvelles régions du sud de la Somalie et que le phénomène risque de se poursuivre en 2012. Des milliers de cas de choléra/de diarrhée aqueuse aiguë sont signalés à Mogadiscio, un chiffre qui pourrait atteindre une centaine de milliers à l’échelle nationale.

Source : http://www.irinnews.org

 
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