lundi, 19 août 2019
 

Bénin : Œuvrer au Renversement populaire du pouvoir tyrannique, corrompu et failli de Boni YAYI

Le Bureau Politique du Parti Communiste du Bénin (PCB), réuni à Cotonou ce 19 avril 2012 s’est penché sur la situation politique et sociale dans notre pays.

Les conditions de vie des populations du Bénin se sont dégradées comme jamais auparavant ; l’Ecole est sinistrée et personne ne peut aujourd’hui dire si l’année scolaire sera validée, vu les décisions aventureuses et irresponsables que prend Boni YAYI. Les caisses du trésor Public sont vides, asséchées par la gabegie ; l’économie exsangue, les secteurs vitaux de l’économie bradés, les résidus de sociétés d’Etat asphyxiés.

Et parce que le butin de la rapine à partager au sommet ne suffit certainement plus à satisfaire la rapacité de tout le monde, les relents des affaires maffieuses de toutes sortes commencent à s’exhaler et empester l’atmosphère.

Les dernières semaines confirment et aggravent les constats déjà faits par le peuple sur l’An I de Boni YAYI 2. Les scandales succèdent aux scandales.

Le coton, la seule filière encore vivante pour le Bénin, étale au grand jour l’incapacité de Boni YAYI et son échec également dans ce domaine : nous avons un gouvernement qui engloutit chaque année des milliards de fonds publics dans une production dont il ne connaît même pas la quantité ; il n’a pas de statistique ; l’Etat qui ouvre et qui ferme chaque campagne agricole ne sait pas quelle quantité les paysans béninois ont produit et est obligé de faire appel à une mission internationale d’audit pour venir déterminer la quantité produite et vendue depuis un an. Plus, après avoir engagé et englouti plus de douze (12) milliards dans une production qu’il ne connaît pas, il ment à la face du monde, rapidement confondu par le relevé de ses propres conseils des ministres. Un tel gouvernement ne mérite plus d’exister ; le chef de ce gouvernement ne mérite plus de diriger.

Le Port de Cotonou et le PVI. Tout le monde a suivi le feuilleton depuis le début de l’année. Après ses nombreuses rodomontades, il renie sa signature et remet en cause le contrat qu’il a fait signer par trois de ses ministres (y compris le Premier) et le décret qu’il a lui-même pris pour valider ce contrat, et il est apparu clairement à tout le monde que dans cette affaire de PVI, il y a de gros intérêts en jeu, des querelles de partage, mais aussi et surtout un acharnement et des règlements de comptes avec des opérateurs économiques. A tout le moins, il apparaît que Boni YAYI est incapable de négocier sainement dans l’intérêt du pays des affaires au sommet de l’Etat, qu’il signe sans connaître et un tel homme ne mérite pas de diriger notre pays. Il apparaît que les opérateurs économiques nationaux ne peuvent bénéficier d’aucune sécurité de transaction avec ce pouvoir ni bénéficier d’aucune protection véritable pour impulser la production nationale et le développement du pays.

Dans ses tentatives désespérées d’expliquer ses actes, il invente (c’est ce qu’il faut vraiment dire) des fautes pour limoger le Directeur Général du Trésor et, accessoirement le Ministre des Finances, à travers des communiqués où il apparaissait manifestement qu’il mentait encore une fois, qu’il tentait comme à l’accoutumée d’imputer aux autres les fautes qu’il commettait au sommet de l’Etat. C’est indigne d’un chef tout court ; c’est une irresponsabilité qui montre que cet homme ne mérite pas de diriger, même de représenter les cadres de notre pays. Il ne peut diriger que des cadres comme Pascal I. KOUPAKI avec qui il forme un duo inséparable et infernal fait de mensonges et de duplicité, l’un couvrant les mensonges et pillages de l’autre pour s’enrichir mutuellement sur le dos du peuple. La crise de l’école indique manifestement que Boni YAYI n’a aucun souci pour la vie des enseignants, les sacrifices des parents et l’avenir des élèves. Il aura gaspillé les deniers publics à organiser des tournées de ministres et conseillers, à corrompre à tour de bras autorités locales, associations de Parents d’élèves et des responsables syndicaux véreux, il n’aura convaincu personne qu’il veut le bien du pays. En reniant les engagements de l’Etat, en niant aux enseignants des droits acquis, il aura soudé ensemble les acteurs de l’école béninoise : enseignants, élèves et parents d’élèves, en leur montrant son vrai visage de scélérat et de menteur. Malgré les concessions et sacrifices des enseignants, il poursuit une politique irresponsable de défalcation qui ne peut que conduire l’année scolaire à son échec.

La Jeunesse n’a même plus d’espoir : tout emploi public, tout marché d’Etat, toute allocation publique (subvention, crédit, etc.) est soumis à marchandages financiers et/ou politique et seuls les plus offrants et non méritants y accèdent. Ainsi, jeunes diplômés, artisans, paysans, commerçants, garçcons ou filles, croupissent dans le chômage ou le sous-emploi.

Au total, Boni YAYI pille, ruine le pays ; il détruit ses richesses et ses hommes. Il ruine le crédit de l’Etat et l’image de notre pays. Il détruit l’âme du pays et de ses peuples en étalant au sommet de l’Etat les non-valeurs que constituent la cupidité et la corruption, l’apatridie et le mensonge. La duplicité, le mensonge, la déloyauté, l’apatridie ne peuvent nous diriger.

Voilà quelques traits de la situation dans notre pays. Peuples du Bénin, jusques y compris dans l’armée les scandales de mauvaise gestion des ressources et des hommes pullulent. Vous pensez que cela ne peut plus continuer ainsi et vous avez raison. C’est pour cela que le Premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin, Philippe NOUDJENOUME, s’est adressé à vous le 10 mars 2012. Vous vous demandez, avec une certaine angoisse : « Devons-nous encore vivre ce calvaire, supporter ce tyran quatre (4) ans ? Devons-nous accepter qu’il nous nargue en faisant des complots sur complots pour réviser la constitution afin de nous imposer un autre texte consacrant à jamais son pouvoir autocratique ? Devons-nous rester là à l’observer pendant qu’il s’autoproclame Ministre de la Défense pour essayer d’effrayer, d’intimider tous ceux qui s’opposent à ses actes liberticides et destructeurs ? Devons-nous attendre encore des élections que l’on sait toujours frauduleuses avec une LEPI truquée et dont l’audit et la révision sont manipulés ? » Le Bureau Politique du Parti Communiste du Bénin vous répond : Non !

S’il y a un droit qui vous est reconnu, c’est de vous débarrasser quand vous le voulez d’un régime manifestement injuste ; s’il y a une leçon que les peuples de Tunisie et d’Egypte ont adressé aux peuples du monde entier, c’est qu’ils ont le droit de destituer le tyran et que la force de leur combat seul peut en imposer aux grandes puissances. Aujourd’hui, les peuples du monde ont imposé le droit moral que la seule légalité qui est au-dessus de toutes les autres en termes de pouvoir, c’est la volonté exprimée et manifestée des peuples et qu’un dirigeant qui est conspué publiquement et dans les rues par ses populations doit DEGAGER. Et il n’y a personne, aucun héros singulier pour le faire à la place du peuple mobilisé pour défendre ses intérêts. Quand ça pourrit de partout, ceux mêmes qui ont contribué à pourrir ou sont les champions de la pourriture commencent à démissionner pour se mettre à l’abri, pour ne pas rendre des comptes. Quand ça pourrit de partout, les mêmes qui nous ont ruiné recherchent de « nouveaux » hommes qui vont poursuivre la besogne.

Mais si vous savez rendre justice et reconnaître tout apport même de dernière heure au combat salvateur et offrir aux repentis l’occasion de s’amender, vous ne laisserez plus place à quelqu’un qui viendra voler le fruit de vos lutte et travail, massacrer vos enfants à l’Université, enlever le pain de la bouche de vos frères et fils enseignants, menacer de vous radier parce que vous réclamez vos droits puis vous demander impudemment : « où étiez-vous ? » C’est pour cela que le Bureau Politique du Parti Communiste du Bénin vous dit : Oui, Boni YAYI ne mérite plus de nous diriger. Cet homme est même dangereux. Il faut le remplacer de toute urgence. Mais souvenez-vous : Vous vous êtes battus pour les libertés, vous avez sacrifié vos enfants ; vos frères ont donné leur vie pour cela. Jusqu’en 1990. Presqu’aucun de ceux qui ont gouverné par la suite n’avaient rien sacrifié eux. Ils ont eu les libertés après, mais n’ont accepté de consentir aucun sacrifice pour le développement du pays. Et ils ont les libertés à eux, ils achètent tous les journaux et vous ne pouvez même pas dire dans un journal, pas même sur la télévision publique que vous avez faim. Vous ne pouvez organiser des marches ; tout rassemblement vous est interdit, alors que ce monsieur, vous ne l’avez vu nulle part lutter pour les libertés à vos côtés. Il se sucrait à la Présidence de la République ou à Lomé. Maintenant, vous devez changer par vous-mêmes et pour vous-mêmes :
-  En renversant ce gouvernement de Boni YAYI ;
-  En portant au pouvoir les hommes que vous aurez choisis parce que vous les aurez connus à vos côtés dans vos combats pour de meilleures conditions de vie, contre la corruption, pour la patrie et la liberté et parce qu’ils auront accepté de se soumettre à vos ordres ;
-  En vous dotant d’une nouvelle constitution qui vous garantisse, en plus des libertés, le contrôle de la gestion du bien public, le droit d’élire et de destituer à tout moment tous vos mandataires détenteurs d’une autorité ou du droit de garde d’un bien public qui auront failli : députés, maires, ministres, directeurs et chefs de service, Président de la République, etc.
-  En vous déterminant vous-mêmes à exercer effectivement le pouvoir que vous aurez ainsi conquis.

Afin que désormais, vos dirigeants soient vos serviteurs.

Le Bureau Politique vous réaffirme que le PCB sera toujours dans ces combats, à vos côtés pour la conquête de la dignité de notre pays et du pouvoir au profit des travailleurs et du peuple. Cotonou, le 19 avril 2012

Le Bureau Politique du Parti Communiste du Bénin.-

 
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