lundi, 11 décembre 2017
 

Rassemblement contre la réception à l’Elysée de Blaise Compaoré

Lundi 17 septembre 2012 18H30 à Paris à la Fontaine des innocents

ARRETONS LE SOUTIEN AUX DICTATEURS

SOUTENONS LES PEUPLES AFRICAINS

NON A LA FRANCAFRIQUE

A la tête de l’État Burkinabé depuis plus de vingt cinq ans, à la suite de l’assassinat de Thomas Sankara aujourd’hui devenu le héros de la jeunesse africaine pour l’espoir qu’il avait suscité à l’époque, Blaise Compaoré doit être reçu à l’Elysée le 18 septembre.

« Le changement c’est maintenant » disaient les affiches de la campagne électorale de François Hollande. Nous en doutons de plus en plus, cette réception d’un des piliers de la Françafrique venant après celle d’Ali Bongo.

Blaise Compaoré a bâti son pouvoir et sa fortune sur une longue série de crimes économiques et de sang, dont la plupart sont consignés dans des rapports de l’ONU et restés à ce jour impunis : trafic d’armes et de diamants au profit de l’UNITA, implication dans les conflits en Sierre Leone et au Libéria qui se sont traduits par le meurtre, le viol et la mutilation de 500.000 personnes en Sierra Leone et de près de 600.000 au Liberia, soutien aux rebelles ivoiriens dont le chef, Guillaume Soro, a déclaré que Compaoré était son mentor, implication dans le conflit au nord du Mali.

Dans son pays, des dizaines d’assassinats d’opposants, d’anciens collaborateurs civils et militaires, d’étudiants et de journalistes ont été assassinés dont le plus connu - Norbert Zongo. Ces crimes sont restés impunis jusqu’ici.

En 2011 l’ensemble du peuple burkinabé s’est révolté pendant plusieurs mois contre le pouvoir, quelques mois seulement après que Blaise Compaoré ait été élu avec 80% des votants, mais seulement 1,5 millions de voix : seule la moitié de la population s’était inscrite sur les listes électorales, et à peine plus de la moitié des inscrits a participé au scrutin.

Corruption, appropriation d’une bonne partie de l’économie par le clan Compaoré, spoliation de terres au profit des dignitaires pour l’agro-industrie, paupérisation de la population, telle est la sombre réalité d’un régime honni par son peuple pour qui sait regarder au-delà des apparences.

C’est pourquoi nos organisations :
- • dénoncent la caution politique qu’apporte François Hollande au régime de Blaise Compaoré qui doit aujourd’hui répondre devant le Tribunal Pénal International, comme l’a fait Charles Taylor ;
- • soutiennent le combat des démocrates burkinabé pour l’installation d’une démocratie véritable au Burkina Faso et pour que cesse l’impunité ;
- • demandent que toute la vérité soit faite sur l’assassinat de Thomas Sankara et notamment sur l’implication de la France comme le demande la pétition Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique signée par 10.000 personnes ;
- • exigent que soit mis fin à la Françafrique par des gestes forts et notamment la fin du soutien des dictateurs et autocrates en Afrique
- • appellent leurs militants et tous les amis du peuple burkinabé à dénoncer l’accueil réservé par la France à Blaise Compaoré, et à venir participer au rassemblement.

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE BURKINABE

JUSTICE POUR SANKARA JUSTICE POUR L’AFRIQUE

TOUS LUNDI 18 SEPTEMBRE A 18H30 A PARIS FONTAINE DES INNOCENTS PRES DE BEAUBOURG

Premières organisations signataires :

SURVIE, Collectif France « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique », Sortir du colonialisme, UNIR PS (Union POUR LA RENAISSANCE PARTI SANKARIST) section France, Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, FASE, Convergence Alternative, PCOF, Socialisme et République), Europe Ecologie Les Verts, Afriques en lutte, AfricAvenir International, CAAC - Comores, Mouvement ça suffit comme ça Gabon, MRD Guinée Equatoriale, Ligue pour la Justice le developpement et les droits de l’homme, Mali), Association Mémoire algérienne, Per a Pace , GRITAC (Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoriale des Comores), SOS-DEMOCRATIE Comores, Collectif BARAKA

d’autres associations ont été sollicitées dont on attend la réponse, NPA, UPC (Cameroun), UGEB (etudiants burkinabè), MBDHP (mouvement burkinabé des droits de l’homme,) etc...

 
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