jeudi, 23 novembre 2017
 

Texte d’Afriques en lutte à la commémoration de Thomas Sankara à Paris le 1er juillet 2011

" On ne tue pas les idées !"

On ne tue pas les idées ! (Texte pour commémoration de T. Sankara)

Une semaine avant sa mort (le 15 octobre 1987), Thomas SANKARA avait rendu un vibrant hommage à Che GUEVARA. Tout un symbole ! Thomas est devenu pour tous les jeunes du monde le symbole de l’engagement, au-delà de son seul pays le Burkina Faso « le pays des hommes intègres ». Cette jeunesse intrépide, assoiffée de dignité, de courage et d’idées qu’il appelait de ses vœux a soif aujourd’hui de boire à la source vivifiante des idées posées par le Che africain Thomas Sankara. Les événements actuels portés partout dans le Maghreb et en Afrique subsaharienne par les jeunes en sont la preuve.

Dans son hommage à Che Guevara, Thomas disait que le Che était un Burkinabais alors nous rajouterons aujourd’hui que le burkinabais Thomas Sankara est le Che. Car le Che est une conviction révolutionnaire, une foi dans ses actes, le Che est un don de soi, un internationalisme qui dépasse les frontières. Le Che est une intégrité, le Che est un idéal. Et Thomas était tout cela à la fois. Approchons nous donc de l’esprit du Che car cet esprit est avec nous aujourd’hui, il nous accompagne à chaque fois qu’on parle de Thomas Sankara. Thomas, le frère d’Harlem, Thomas le frère de l’Amérique latine, Thomas, le frère de tous les révolutionnaires du monde. Approchons nous des idées du che africain, de celui qui rêva d’une Afrique fière et debout, ne comptant que sur ses propres forces et dans le courage de ses enfants.

En ces temps de révolutions portées partout en Afrique par sa jeunesse qui « refuse désormais de mourir de faim, de soif et d’ignorance », le message de Thomas reste vivace. Il disait : « Notre solidarité militante ira à l’endroit des mouvements de libération nationale qui combattent pour l’Indépendance de leur pays et la libération de leur peuple ». Dans chaque forum international, à chaque tribune internationale qui lui était offerte, Thomas Sankara s’est fait le chantre des opprimés et pas seulement de l’Afrique.

Aujourd’hui, 50 ans après les Indépendances, la libération n’est toujours pas acquise. Car l’impérialisme, comme le disait si bien Thomas Sankara « est un monstre qui a des griffes, des cornes, des crocs, qui mord, qui a du venin et qui est sans pitié. Il est déterminé, il n’a pas de cœur ». Aujourd’hui, qu’on l’appelle Françafrique ou néocolonialisme, l’impérialisme est toujours présent en Afrique, il n’a toujours pas de cœur, il est toujours tout aussi déterminé. Son venin nous a enlevé celui qui restera pour nous un Che. Ils nous ont enlevé un homme intègre, un homme de foi, un homme de conviction. Mais, ils ont oublié une chose : on peut tuer les hommes mais on ne tue pas les idées.

« Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques. Brillent les soleils infinis de joie. » (Hymne national du Burkina Faso).

Groupe de Travail Afriques du NPA

 
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