mercredi, 19 juin 2019
 

Contre la nouvelle intervention impérialiste troupes françaises hors de Côte d’Ivoire

Depuis plusieurs jours, les combats ont repris en Côte d’Ivoire. Les « Forces Républicaines de Côte d’Ivoire » (FRCI) de Ouattara, étroitement contrôlées et armées par Paris, ont elles mêmes arrêté Gbagbo et l’ont remis au camp Ouattara. L’intervention impérialiste se fait sous couvert de l’ONU, au nom du « respect du suffrage universel ». Ce que valent ces « arguments », on peut le mesurer en rappelant le soutien sans faille accordé par Sarkozy à des dictateurs aussi sinistres et corrompus que Bongo (Gabon), Eyadema (Togo), ou encore Kadhafi reçu en grande pompe à l’Elysée ! La « démocratie » est évidemment à géométrie variable et sert d’alibi à Sarkozy et à l’impérialisme. Après l’Afghanistan, après la Libye, la Côte d’Ivoire est le troisième pays où l’armée française est engagée directement dans une guerre dont le résultat, loin d’être la protection des populations, va être encore une fois l’accroissement du chaos.

Le principal responsable : l’impérialisme français…

En Côte d’Ivoire, cela fait déjà près de 10 ans que l’impérialisme français s’active pour se débarrasser de Gbagbo. Ainsi, la tentative de coup d’État de 2002 (dans lequel trempait déjà Ouattara) n’aurait jamais pu être envisagée sans l’implication active de Paris, le feu vert de Chirac. En réponse, Gbagbo a – comme son concurrent – instrumentalisé des rivalités dans la population ivoirienne en utilisant la question de « l’ivoirité »... Tout ceci a abouti à ce qui devait arriver : des morts par milliers. Ni Gbagbo, ni Ouattara ne se soucie de leur peuple. Et les deux ont servi et serviront les intérêts de leur camp respectif tout comme celui des entreprises françaises. Il faut rappeler que ces entreprises (Bolloré, Bouygues, Total, Orange, Sagem, BNP-Paribas...) pillent les ressources naturelles et humaines du pays, en se garantissant le monopole du marché ivoirien, ce pré-carré français, grâce à tous les dictateurs « élus » successifs.

La principale victime : la population Ivoirienne...

Le peuple ivoirien victime de part et d’autre des violences et des massacres des deux camps, n’a pas fini de payer : Gbagbo ou Ouattara, la vie au quotidien est la même, chômage, précarité, misère.

L’aide promise par l’Europe à Alassane Ouattara n’a pas pour vocation de voler au secours des Ivoiriens, c’est un outil de plus aux mains de l’impérialisme, en particulier l’impérialisme français qui veut maintenir ses intérêts économiques.

Plus que jamais nous devons dénoncer cette opération néo-colonialiste de la France et exprimer notre pleine et entière solidarité à toute la population ivoirienne. Pour que ce dernier sorte de la crise politique, sociale et économique, il faudra qu’il puisse prendre en main son destin.

Le 11 avril 2011

 
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