vendredi, 20 juillet 2018
 

La Côte d’Ivoire souffre de trop de méfaits et d’injustices

Amnesty International constate dans son rapport de février 2013 intitulé « la loi des vainqueurs » une généralisation de la « logique de vengeance et la perpétuation de l’impunité » en Côte d’Ivoire. Aux exactions des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) et des milices supplétives, s’ajoutent dorénavant celles de la Police Militaire qui s’arroge le droit de détenir des militaires certes, mais aussi des civils. Tout au long de l’année 2012, une répression aveugle et sans pitié s’est abattue sur les ivoiriens : les humiliations, les familles rançonnées et la torture sont d’usage courant.

Les « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » commis dans l’Ouest ivoirien en particulier à Duékoué pendant l’offensive des rebelles alliés d’Alassane Dramane Ouattara en mars-avril 2011, mais aussi lors de la destruction du camp de Nahibly en juillet 2012, se perpétuent à travers les exécutions sommaires et destructions de biens, le plus souvent basées sur des considérations ethniques. Ces faits restent totalement impunis, ignorés par les autorités ivoiriennes et par la Cour pénale internationale qui juge Laurent Gbagbo.

Amnesty International conclut : « aucun des auteurs des violations et atteintes très graves aux droits humains n’a été traduit en justice ni même relevé de ses fonctions ». Une commission Dialogue, Vérité et Réconciliation « inerte » un appareil judiciaire « affaibli et manquant d’indépendance » ignorant superbement les crimes que sont le viol et les disparitions, une telle impunité et l’incapacité à tenir les auteurs de ces crimes atroces responsables créent un risque grave de violence continue.

La France ne peut, comme elle fait toujours sous la présidence de François Hollande, soutenir le régime en place en Côte d’Ivoire, installé avec l’appui déterminant du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Le Parti de gauche exige que soit reconsidérée l’aide au développement de ce pays en la mettant sous conditions de critères tangibles de cessation des violences faites au peuple ivoirien, de démocratisation de la vie politique et de réconciliation de la société civile.

 
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