mercredi, 25 mai 2016
 

Bilan du Référendum : Le peuple delegitime le référendum duWaxeet

par Diagne Fodé Roland

Bientôt près d’une semaine après le référendum imposé par le pouvoir wadiste sans wade, voilà des extraits tirés de la presse de où en est-on ? : "Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, ce mercredi 23 mars 2016, à 10 heures, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat félicite tous les sénégalais qui se sont mobilisés à l’occasion du Référendum du 20 mars 2016, pour accomplir, dans le calme et en toute responsabilité, leur devoir citoyen. Il associe à ses félicitations le Ministre de l’Intérieur, les Forces de défense et de sécurité, l’Administration territoriale, la Direction générale des élections, la CENA, les autres services de l’Etat et tous les acteurs du processus, qui ont permis la bonne organisation du scrutin sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger. En attendant la proclamation officielle des résultats du référendum, les chiffres provisoires indiquent la victoire du « OUI » et consacrent la validation, par le Peuple sénégalais souverain, du projet de révision de la Constitution. Dès lors, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement d’engager les diligences nécessaires à l’adoption et à l’entrée en vigueur, dans les meilleurs délais, de tous les textes législatifs et réglementaires relatifs à la révision de la Constitution" ( Communiqué du conseil des ministres du 23 mars).

Ainsi la précipitation à organiser en un mois une consultation référendaire sur son projet de constituiton entachée par le sceau indélébile du waxeet est aussitôt suivie de l’application de "textes légisaltifs et réglementaires" alors que les résultats définitifs ne sont pas publiés. L’on passe dès lors du dubitatif au soupçon de magouilles en cours quand on lit ensuite dans la presse : "Selon les chiffres livrés par le ministre de l’intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, le référendum du 20 mars dernier a enregistré un taux de participation au niveau national de 40,42%, soit en valeur absolue de 2.221.647 votants, sur un total de 5.493.401 inscrits" (Leral.net). Puis : "Lors du référendum du dimanche dernier, ils ont été 2.184.311 de Sénégalais a glissé, chacun, un bulletin de vote dans une urne. Sur ces bulletins, 19.644 ont été déclarés nuls. Ce qui donne au total 2.164.667 suffrages valablement exprimés. Ces chiffres ont été rendus publics, ce mercredi, par la Commission nationale de recensement des votes. Rendant-compte des résultats du scrutin, ladite Commission observe que le « OUI » est arrivé en tête avec 1.357.412 voix, soit 62.7% des votants, contre 807.255 voix pour le "Non" qui a obtenu 37.2% des voix. Pour ce qui concerne le taux de participation, la commission nationale de recensement des votes l’arrête à 38.29%, contrairement à Abdoulaye Daouda DIALLO qui l’a fixé, 24 heures plutôt, à 40,42%" (walf).

La précipitation à proclamer le OUI vainqueur s’était déjà exprimée sur Seneweb : "Sans conteste le Oui est sorti vainqueur des urnes au soir du 20 mars dernier. Les résultats officiels provisoires confirment une razzia opérée dans la quasi totalité des régions du Sénégal, informe Le Populaire. Avec globalement 1 225 708 voix, le camp du Oui a obtenu 1 959 873 suffrages valablement exprimés, soit un taux de 62,54%. Alors que le camp du Non s’incline avec 733 725 voix , soit 37,44%. Le Oui est sorti victorieux dans 13 des 14 régions du Sénégal. Le Non n’a gagné que la région de Diourbel avec 59, 81% des 167 703 suffrages valablement exprimés". Cherchez l’erreur de calcul que même un enfant du primaire peut trouver. Toute cette cacophonie ouiiste sur les "résultats provisoires" laisse un sentiment de profond malaise du camp ouiiste qui se proclame pourtant vainqueur avec un cynisme autoritariste désinvolte.

Victoire à la Pyrrhus du camp de la démocratie du waxeet

Il est scandaleux de voir toute la classe politique du pouvoir nécolonial régnant, qui a signé la charte des Assises Nationales, crier "victoire" après l’avoir trahi. Comment peut-on considérer que ce référendum garde une once de légitimité alors que plus de 60% de la population inscrite en 2012 sur les listes électorales ont exprimé ouvertement leur rejet total du waxeet présidentiel en boycottant les urnes ? Il suffit de regarder en arrière pour faire apparaître que L. S. Senghor, A. Diouf et A. Wade, tous partisans et bénéficiaires du présidentialisme semi-colinal régnant, ont au moins pris la précaution de donner un semblant de légitimité par le taux de participants proclamés à chaque référendum.

C’est ce que montrent les taux de participation aux référendums précédents au contraire de la mascarade référendaire actuelle : - 1963, taux de participation, 94,3 % - 1970, taux de participation, 95,2 % - 2001, taux de participation, 65,74 %. Même si ce sont tous des conditions néocoloniales à chaque fois, elles différent tout au moins sur le taux de participation en tout cas en ce sens qu’il est difficile de les déligitimer en tant que tel. Comme l’expliquent de façon pertinente les mouvements de la "société civile" qui ont milité, comme nous, pour le NON à la réforme constitutionnelle du waxeet : " Le corps électoral s’élevant à 5 496 406 électeurs, les 40% représentent environ 2 200 000 électeurs et les abstentionnistes d’environ 3 300 000. Si c’est confirmé que 55 % ont voté OUI alors cela représenterait environ 1 200 000 d’électeurs et que le NON recueillerait environ 1 000 000 d’électeurs. Si nous effectuons une comparaison avec la présidentielle de 2012, le candidat Macky SALL avait recueilli 1 925 000 voix au second tour ; cela montre que sa notoriété, sa popularité et son électorat se sont largement effrité de près de 1 000 000 de voix. Aux votants du NON (1 000 000 de voix) s’ajoute les non votants qui s’élèvent à 3 300 000 électeurs soit un total de 4 300 000, c’est-à-dire 80% du corps électoral, qui n’ont adhérés au projet de révision du Président Macky SALL".

Il est clair que cette révision constitutionnelle non légitime est condamnée à être revue dans le sens de mettre fin réellement à la soumission des pouvoirs législatifs et judiciaires au pouvoir exécutif qui est l’essence du présidentialisme.

Cette mainmise présidentielle sur le législatif, sur le judiciaire, sur les médias s’est aussi révélée au grand jour au cours de la courte campagne orchestrée par la présidence même et tout le camp ouiiste. En fait il fallait empêcher, y compris par le gaspillage de l’argent public, l’accès du camp du NON aux moyens de communication publics et même privés. Il fallait s’emparer des deniers publics pour organiser à grande échelle l’achat du vote des électeurs. Il a fallu pour obtenir cette victoire à la Pyrrhus par un petit oui FAIRE DU WADE SANS WADE, c’est à dire se livrer sans honte à toutes les forfaitures, les tripatouillages, la distribution des biens mal acquis, la corruption et autres calamités que le PEUPLE DES ASSISES NATIONALES AVAIT CONDAMNE EN PRODUISANT LA CHARTE DE BONNE GOUVERNANCE ET LE PROJET DE REFORME CONSTITUTIONNEL DE LA CNRI.

Le NON minoritaire dans les urnes et le NON majoritaire du boycott passif

Nous devons aussi examiner le rapport à établir entre le NON minoritaire dans les urnes et le NON majoritaire du boycott passif de la population. Pour cela il faut voir que pour des raisons liées au besoin à la fois d’échapper à la traque des biens mal acquis et de revanche politique, le PDS est ses multiples satellites ont appelé au NON. Certains ouiistes du waxeet de gauche qui ont rallié le coup tordu anti-Assises Nationales du libéral Macky Sall ont tenté mensongèrement de semer la confusion entre la gauche du NON au waxeet présidentiel et les nonistes libéraux du PDS et ses démembrements.

Ainsi globalement la tactique pour noyer le poisson du waxeet présidentiel a été d’exploiter la fausse campagne du PDS appelant la victoire du NON comme débouchant au départ de Macky avant la fin de son mandat et attaquant même, ce qui est inacceptable, le principe de la laïcité qui figure dans la constitution du pays depuis toujours.

La réponse des révolutionnaires de gauche anti-libéraux, des démocrates et patriotes panafricainistes que nous sommes a été de "marcher séparément tout en appelant à voter NON dans les urnes" contre le tout-pouvoir au président au détriment du législatif et du judiciaire. En effet, tout être minimalement censé comprend parfaitement qu’il n’est pas possible de permettre que l’actuel président signe la charte des Assises Nationales, demande par decret la mise en place de la CNRI avec l’objectif de lui remettre un projet de réforme des institutions, fait traîner jusqu’en 2016, alors qu’il est pouvoir depuis 2012, son engagement solennel de réduire son mandat de 5 ans et de respecter sa signature des conclusions des Assises Nationales, promesse réitérée de multiples fois avant le second tour de la présidentielle de 2012 et après être élu, pour ensuite brusquement décider un référendum sur la base de son waxeet en un mois. Tout citoyen ayant un minimum le sens éthique du patriotisme sait au Sénégal que c’est le régime présidentiel calqué sur celui de la Véme République française qui a permit que A. Wade ait pu imaginer une seule seconde que son fils naturel puisse le remplacer. Maintenir ce régime constitutionnel autocratique qui a causé des dizaines de morts en 2012 est scandaleux, inacceptable.

Que des figures historiques de la gauche de notre pays soient encore une fois embarquées dans une telle pourriture nauséabonde anti-éthique, anti-morale, anti-citoyenne est tout simplement affligeant. Que la débauche d’argent au vu et au su de tous pour faire passer le OUI soit cautionnée de fait par la politique de l’autruche (on a rien vu !!?) et pire, par des sorties d’une grossièreté arrogante et d’un cynisme bourgeois inquiétant sous la plume ou dans la parole des responsables politiques labellisés de gauche montrent le marais fangeux profond dans lequel est tombé la classe politique dans notre pays.

Que des Ministres prennent des engagements de satisfaire les revendications des secteurs sociaux en luttes pour, là encore, faire du waxeet en disant ne pas avoir le budget suffisant. Qu’ensuite le même pouvoir distribue des sommes d’argents incalculables pour obtenir un petit oui honteux au référendum et cela dans le silence coupable de certains leaders de la gauche historique est lamentable. Le waxeet est ici doublé d’un mateey autocratique (je m’en foutisme) monstrueux. En fait certains leaders "officiels" de la gauche qui se prêtent à de telles horreurs politiques ont un complexe de mésestimation et d’infériorité de soi au point de considérer que seuls les libéraux et les sociaux libéraux peuvent gouverner le pays.

Dans ce contexte la "politique" est perçue comme le "moyen le plus sûr de s’enrichir" et la résistance au fait "de manger à tous les rateliers", surtout de la gauche n’est pas au rendez vous. Dès lors la faute est ici majeure parce que la gauche a incarné historiquement les valeurs qui font d’elle la représentante politique des travailleurs et du peuple qui souffrent des politiques libérales. Le waxeet bourgeois libéral avec la complicité du waxeet de certains dirigeants de gauche éloigne encore plus le gouvernement libéral de Macky Sall des travailleurs, des paysans, de la jeunesse, des femmes et du peuple.

La majorité du peuple a refusé de légitimer le référendum du waxeet en s’abstenant voter, et ce faisant interpelle par là les forces qui ont appelé au NON parce que le PDS n’est pas non plus crédible dans l’opinion saine de la population. Sa campagne a d’ailleurs eu parfois des relents aussi nauséabonds que le waxeet tout aussi déshonorant des ouisites. Une étude fouillée et détaillée de l’abstention et des résultats dans les lieux où les ténors politiques du mawaxon waxeet du PDS mettra certainement en lumière cette donne perceptible à travers quelques résultats locaux. Quant à nous la gauche et les mouvements sociaux et citoyens de la dignité de la parole donnée, les partisans d’une constitution issue des travaux de la plus grande consultation et participation populaire jamais organisée par les forces vives du pays, à savoir le projet de constitution de la CNRI, même si nous sommes encore nationalement inaudible et en reconstruction, nous savons tout le travail à contre-courant à mener pour regagner la confiance des travailleurs et du peuple dans l’engagement politique en général et révolutionnaire en particulier. Nous invitons certains leaders de la gauche ayant glissé dans la boue salissante du petit oui répudié par le peuple de revenir au service de la seule option salvatrice pour le patrie qui est le travail pour l’alternative de gauche aux libéraux et au sociaux libéraux. La parole doit être redonnée au peuple des Assises Nationales

En décidant ce référendum parjure le président libéral Macky, flanqué de certains dirigeants de gauche serviles, a de lui même brisé son propre "camp présidentiel", le contrat de confiance scellé avec le peuple des Assises Nationales et le consensus politique qui l’a porté au pouvoir pour défaire entre les deux tours de la présidnetielle le complot monarchiste de son ex-mentor libéral A. Wade.

La "précipitation" à l’organiser en un mois fut justement calculée pour déstabiliser et enchaîner la coalition qui l’a porté au pouvoir en 2012. En effet un de ses objectifs est de rassembler sa famille libérale autour de lui, ce que tout le monde peut voir avec les transhumances en cours, et pas des moindres, celle de l’ex-ministre de l’intérieur, Ousmane Ngom, qui a fabriqué des majorités dans les urnes pour le pouvoir précédent. En procédant au "seepi" ( le tri sélectif des 15 points arrangés à la sauce du maintien du pouvoir autoritaire présidentiel) dans les propositions des Assises Nationales, le libéral Macky a procédé par un dosage amalgamant pour faire passer la pillule endormissante de la continuité malfaisante du pouvoir autocratique présidentiel. En effet le véritable enjeu de la constitution du waxeet présidentiel est qu’elle préserve le caractère autocratique du présidentialisme qui marque toute les constitutions du pays depuis 1963.

Mais elle comporte aussi des dispositions comme l’article 28 qui continue d’exclure des millions de Sénégalais de l’intérieur et de l’extérieur qui ne peuvent devenir président parce qu’ils ne savent pas "écrire, lire et parler la langue officielle", euphémisme hypocrite pour désigner sans la nommée "la langue coloniale française" (Francophonie oblige !), la création d’un "haut conseil des collectivités territoriales consultatifs", sans pouvoir réel, juste chargé de "donner son avis motivé sur les politiques de décentralisation et d’aménagement du territoire" et introduit à l’article 25-3 la notion de "devoirs des citoyens" dont l’ambiguité renvoie à la responsabilité civique des "citoyens" sur le "respect des lois et réglements, notamment, d’accomplir ses devoirs civiques et de respecter les droits d’autruis" comme si les questions du "respect des obligations fiscales, des biens publics, du développement économique et social de la Nation, de la défense de la patrie, de la lutte contre la corruption et de la concussion, de la préservation des ressources naturelles et de l’environnement" relèvent prioritairement sur le plan constitutionnel (sic !) des populations et non de ceux et celles qui gouvernent.

Au peuple des Assises Nationales de sortir de la torpeur de la déception légitime, lui qui n’attendait pour l’essentiel que deux aptes politiques de la part du bénéficiaire de ses travaux et des mobilisations populaires qui ont stoppé la dérive monarchiste de la première alternance politique : le projet de la CNRI comme constitution consensuelle populaire et la traque ferme, juste sans hésitation des biens mal acquis. Les coups tordus de la seconde alternance libérale ne font que commencer, d’autres sont à venir, notamment la retrouvaille de la famille libérale (tout ou partie) que A. Wade avec l’aide de l’impérialisme Français négocie en sous main avec en ligne de mire la libération de son fils "naturel" (lequel vient de signer son abandon apatride de candidature avec sa plainte en France) au profit d’un de ses "fils politique" (Macky). Ce référendum du waxeet annonce donc d’une certaine façon la fin de la fameuse "traque" bizarrement mal menée des "biens mal acquis". L’interview de l’ambassadeur de l’impérialisme Français venant au secours de la réforme constitutionnelle présidentialiste néocoloniale annonce de telles évolutions néfastes. Il en est de même des positions des USA.

Certains dirigeants de la gauche n’ont ni le courage ni la sagesse de regarder en face les grenouillages et tripatouillages qui vont faire reculer d’un grand bond en arrière les avancées démocratiques obtenues par les mobilisations et luttes du peuple d’abord par la tenue des Assises Nationales puis par le 23 juin 2011 et le vote pour chasser Wade en 2012. Ils n’ont même pas osé dire carrément à Macky que le projet de la CNRI n’est pas amendable. Ils se sont encore couchés comme hier, sous A. Diouf, sous A. Wade. Ils apparaissent ainsi comme des girouettes sans foi, ni conviction qui tournent au grè du vent. Ce faisant, c’est une perte de légitimité morale et éthique que l’on entend dans le peuple qu’il parle de la gauche ces dernières années : "Tchim do gno niak diom, khaliss rek mo leen taxaa diog" (ils sont sans dignité, sans honneur, seul l’argent les intéresse). La meilleure façon de préparer 2019, et avant 2017, c’est justement d’avoir su pour sauver l’honneur perdu de la gauche se démarquer clairement et ouvertement du "waxeet", d’exiger comme réforme constitutionnelle TOUTE la CNRI et rien que la CNRI et de soutenir les luttes populaires contre les effets dévastateurs des politiques libérales an cours. C’est aussi comme cela que nous barrerons la route aux libéraux revanchards du PDS. C’est ainsi que les composantes de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), que nous venons à peine de faire naître en février 2015, sont interpellées, parce que la CDS va devoir choisir à nouveau entre deux côtés de la barricade dans un avenir proche : celui de la continuité du waxeet économique de la signature de l’APE, du renoncement à la renationalisation de la Sonatel, de Transrail, etc, de l’engagement dans les réseaux néocoloniaux françafricains ou celui du peuple, de sa défiance et de ses luttes grandissantes contre la continuité libérale et néocoloniale afin de rendre crédible et frayer la voie à l’alternative que constitue la gauche véritable.

Comme dit dans un article précédent "commencer donc par dire NON au waxeet est une étape nécessaire vers la réalisation d’une véritable démocratie fondée sur les valeurs sûres d’une éthique et d’une morale citoyenne et politique sous le contrôle du peuple comme l’enseignait Thierno Souleymane Baal en 1776, bien avant la révolution bourgeoise Française de 1789 : " Détrônez tout imâm dont vous voyez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens ; combattez-le et expulsez-le s’il s’entête ; veillez bien à ce que l’imâmat ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils succèdent à leurs pères ; l’imâm peut être choisi dans n’importe quelle tribu ; choisissez toujours un homme savant et travailleur ; il ne faudra jamais limiter le choix à une seule et même tribu ; fondez-vous toujours sur le critère de l’aptitude" (15 mars 2016). Dans cette perspective la décision d’une candidature indépendante de gauche à la présidentielle et aux législatives du Conseil Général de YAW et le débat lancé par celle-ci dans le pays est une étape fondamentale. C’est aussi contre cela que Macky tendait son piège du waxeet référendaire. Alors mille fois NON à la tenue de ce référendum budgétivore pour ne rien changer au Wadisme libéral et la stupidité de sa tenue forcée vient d’être TOTALEMENT récusée par l’addition du NON dans les urnes et du REFUS D’ALLER VOTER.

 
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