mardi, 21 novembre 2017
 

Communiqué relatif aux graves atteintes aux droits de l’homme au TOGO depuis le 17 mars 2011

A l’appel lancé par le Collectif des organisations togolaises et des amis du Togo pour la démocratie et la défense des droits de l’Homme, une importante manifestation s’est tenue le samedi 26 mars 2011 à Paris sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro.

Cette manifestation fait suite à la marche organisée à Lomé le 17 mars 2011 par le Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) ainsi que le Parti des travailleurs. Destinée à exiger le retrait inconditionnel et immédiat du projet de loi profondément liberticide du gouvernement relatif aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation sur la vie publique, cette marche pacifique s’est transformée en une véritable chasse à l’homme dans les rues de Lomé avec 54 blessés et 43 personnes arrêtées, parmi lesquelles, un député.

Les victimes et les témoins de cet événement décrivent des scènes de barbarie où la gendarmerie tirait à bout portant des grenades lacrymogènes et des billes en caoutchouc en plein visages sur les manifestants et même sur de simples passants, dans les rues et dans les maisons avoisinantes. Comme à l’accoutumée, la gendarmerie a emporté de nombreuses motos dont ceux de citoyens qui ne faisaient que passer ce jour-là dans le secteur.

La plupart des personnes arrêtées ont été libérées le vendredi 18 mars 2011 aux alentours de 19 heures.

Au vu de la gravité de la situation, les participants à la manifestation du 26 mars à Paris élèvent une très vive protestation contre les autorités qui ont ordonné et exécuté la violente répression à Lomé depuis le 17 mars 2011. Ils dénoncent les violations flagrantes et récurrentes de la constitution togolaise et des lois de la République par des institutions législatives et judiciaires instrumentalisées pour maintenir au pouvoir un régime dictatorial et monarchique.

Les participants renouvellent leur très profonde solidarité au peuple togolais dans sa longue lutte pour la liberté et la dignité ainsi qu’aux nombreuses victimes des répressions successives et à tous ceux qui sont à l’avant-garde du combat du peuple togolais contre le système d’oppression qui sévit au Togo depuis plus de quatre décennies. Avec le FRAC, le Parti des travailleurs et la société civile, ils exigent le retrait inconditionnel et immédiat du projet de loi liberticide du gouvernement togolais. De même ils exigent la fin du harcèlement et des poursuites contre les médias indépendants.

Les participants demandent instamment aux opinions publiques et aux gouvernants des pays amis du peuple togolais ainsi qu’aux organisations internationales et non gouvernementales de prendre toute la mesure de la situation très préoccupante des droits de l’Homme au Togo.

Les participants à la manifestation du 26 mars 2011 à Paris mettent en garde les autorités togolaises sur le recours systématique et inacceptable à la violence face aux populations qui protestent pacifiquement contre un système répressif d’un autre âge. Ils lancent un appel pressant aux forces de l’ordre afin qu’elles assument, avec responsabilité et discernement, leur rôle au sein d’un Etat de droit digne de ce nom. Dans un état de droit, les autorités politiques et les forces de l’ordre ont avant tout la « responsabilité de protéger les citoyens ».

Fait à Paris, le 26 mars 2011.

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT)

Le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT)

Synergie-Togo

La Fédération Internationale de l’Alliance Nationale pour le Changement (FI-ANC)

Le Mouvement du 4 mars pour la libération du Togo (Molito).

 
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