jeudi, 17 janvier 2019
 

Togo : Halte aux dérives liberticides !

D E C L A R A T I O N de l’UFC

Le dimanche 1er Août 2010, un important dispositif des forces de sécurité dépêché par MM. Pascal Bodjona et Atcha Titikpina a empêché le convoi de l’UFC et du FRAC de se rendre à Kpalimé, pour animer un meeting d’information et de sensibilisation des militants. Cette violation flagrante de la loi fondamentale de notre pays s’est déroulée à Notsé-Monou, localité située à 20 kilomètres de Kpalimé. Plusieurs interpellations ont eu lieu à Kpalimé et ses environs avec saisie des matériels du meeting.

Après les nombreuses entraves et perturbations des activités des partis politiques au cours de la campagne de l’élection présidentielle du 04 Mars 2010, la période post électorale de contestations que vit notre pays depuis la proclamation des résultats fantaisistes, est caractérisée par la volonté du pouvoir RPT de faire disparaître les partis politiques de l’opposition, de la scène politique togolaise.

L’artisan de cette lamentable opération est M. Pascal Bodjona dont le seul objectif est de restaurer le régime du parti unique qui a plongé le Togo des décennies durant, dans le chaos et la misère.

Ainsi, au lieu de prendre la juste mesure de l’aggravation de la crise politique togolaise consécutive à un scrutin frauduleux, M. Pascal Bodjona opte pour des manœuvres politiciennes parmi lesquelles, le débauchage de M. Gilchrist Olympio, la dissolution de partis politiques légalement constitués et une ingérence intempestive et inacceptable dans les affaires internes de l’Union des Forces de Changement (UFC).

Devant l’échec évident de l’attelage RPT-Gilchrist Olympio mis en place pour tromper les populations togolaises et la communauté internationale, M. Pascal Bodjona et M. Atcha Titikpina, réfractaires à tout changement démocratique, font déferler sur notre pays une vague de terreur faite de répression aveugle, d’arrestations arbitraires, d’assassinats et de violations des droits et libertés des citoyens.

L’UFC dénonce les tentatives de déstabilisation des partis de l’opposition auxquelles se livre M. Pascal Bodjona qui, pour couvrir ses forfaits, recourt à une justice instrumentalisée, dans des procès iniques contre les partis politiques, leurs dirigeants ainsi que les militants.

L’UFC tient pour seul responsable de l’impasse politique actuelle M. Pascal Bodjona qui met en péril la paix civile et la cohésion sociale dans le pays tout en ruinant les chances de sortie de crise. En effet, alors que se mettent progressivement en place les ingrédients d’un mécontentement généralisé, signes avant-coureurs d’une explosion sociale aux conséquences imprévisibles, Pascal Bodjona choisit la fuite en avant en utilisant à sa guise M. Gilchrist Olympio pour régler des comptes et servir une cause perdue.

Devant ce drame qui se joue une fois encore au Togo, il y a lieu de s’interroger sur l’indifférence et le mutisme de la communauté internationale. Il est temps que cessent les actes antidémocratiques et liberticides du gouvernement !

L’Union des Forces de Changement lance un appel solennel à toutes les forces démocratiques et à toutes les bonnes volontés, pour qu’elles se mobilisent en vue de s’investir résolument dans la recherche d’une solution juste et durable à la crise togolaise.

Fait à Lomé, le 02 Août 2010

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président

Patrick Lawson

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes