vendredi, 24 novembre 2017
 

Togo : Le FRAC condamne la recrudescence des actes de violence et de terreur

Le vendredi 27 avril 2012, jour de la commémoration de l’anniversaire de la fête nationale de l’indépendance du Togo, une manifestation pacifique du Collectif Sauvons le Togo (CST) est sauvagement réprimée par les forces de l’ordre : grenades lacrymogènes, courses poursuites, passages à tabac. On dénombre une cinquantaine de blessés dont une douzaine graves parmi lesquels le journaliste Noël TADEGNON de Reuters Television, dans l’exercice de ses fonctions. Les forces de l’ordre procèdent également à des arrestations arbitraires et confisquent des matériels de reportage ainsi que des motos et des vélos. Les échauffourées occasionnent des dégâts matériels.

Le vendredi 20 avril 2012 dans la soirée, de lugubres individus répondant aux signalements des miliciens du RPT, tentent de porter atteinte à l’intégrité physique du Président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Me. Jil-Benoît AFANGBEDJI, également membre du bureau de la coordination du CST.

Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 avril 2012, une tentative d’assassinat est perpétrée devant le domicile du Président de l’OBUTS, M. Agbéyomé KODJO. Les agresseurs tentent d’étrangler leur victime, lui assènent plusieurs coups de couteau, le traînent au sol et l’abandonnent avant l’arrivée de voisins alertés par les cris de détresse.

Le vendredi 6 avril 2012 dans la matinée, le député Tchagnaou OURO-AKPO de l’ANC est victime d’une tentative d’enlèvement à son bureau à Lomé, par des éléments de la garde présidentielle (bérets verts) qui avaient pour mission de « l’emmener ». La tentative échoue grâce à la vigilance du député.

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Sursaut–Togo, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et le Parti des Travailleurs, constatent que par ces actes criminels, le régime RPT, qui tente vainement de s’abriter derrière une nouvelle dénomination, donne la preuve que ses méthodes tant décriées demeurent inchangées.

En effet, la veille des échéances électorales constitue toujours pour ce régime l’occasion de mettre en branle son arsenal de violence et de terreur, dans le but d’intimider et de décourager les populations, notamment les militants de l’opposition, de les contraindre à l’exil et de les empêcher d’exprimer leurs suffrages.

Le FRAC et le Parti des Travailleurs dénoncent et condamnent fermement cette recrudescence de la violence et de la terreur qui n’épargne pas les étudiants togolais, notamment ceux de l’Université de Kara. Le FRAC exige du gouvernement une enquête diligente pour identifier les auteurs et commanditaires de ces actes afin de les traduire devant les tribunaux. Le FRAC et le Parti des Travailleurs demandent au gouvernement de respecter les droits et libertés des populations togolaises ainsi que des étudiants et des travailleurs. Le FRAC et le Parti des Travailleurs demandent au gouvernement de prendre les mesures appropriées pour assurer efficacement la sécurité des citoyens togolais, notamment les responsables politiques et ceux des organisations de défense des droits de l’homme.

Le FRAC exprime son plein soutien et son entière solidarité aux victimes de ces actes de violence. Il souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le FRAC appelle les populations à redoubler de vigilance, à ne pas céder à la peur et à être à l’écoute des mots d’ordre de mobilisation.

Fait à Lomé, le 02 mai 2012

Pour le FRAC,

Le Vice-Président de l’ANC

Patrick LAWSON-BANKU

 
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