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Algérie- Émirats : un divorce géopolitique… qui cache mal des intêrets financiers et économiques lourds

D 1er octobre 2026     H 05:00     A Adel Abderzak     C 0 messages


Les Émirats, ce n’est pas seulement une monarchie de Cheïkhs friqués, polygames, pervers et se délectant dans le luxe. Un pays, plutôt une fédération de sept Émirats dont Dubaï et Abu Dhabi de 11 millions d’habitant·es où plus de 80 % ne sont pas autochtones. Des Émirats qui sont devenus un segment trés actif dans la hiérarchie du capitalisme financier mondialisé à travers des fonds souverains multinationaux. Des actifs financiers, centralement gérés, une sorte de capitalisme d’État financier s’appuyant sur plus de 3 000 de milliards de dollars investis dans le capitalisme des loisirs de luxe, l’immobilier, dans l’industrie militaire, grande fabrique de surprofits et même dans l’IA où ils financent des megas Datas Centers et des puces IA aux USA comme en Europe. Plus de 70 % du PIB n’est plus pétrolier mais alimenté par les activités des fonds souverains.

Bref, les Émirats, ce n’est pas seulement un pays « méchant », c’est une grande machine capitaliste-financière portée par la hiérarchie impérialiste mondiale qui configure de relations de dépendance financière et de domination géopolitique en s’appuyant sur des élites locales civiles, militaires, intellectuelles et même de Gen-Z (à travers les influenceurs...). Leur « entrisme » dans les appareils d’État devient systémique et leur influence dans les décisions macro-politiques kif-kif. La stratégie entriste en Algérie vient de loin. Mais c’est apparemment avec le régne Bouteflika, leur protegé historique, élément clé de leur implantation en Algérie, qu’ils ont inondé notre économie désindustrialisée, libéralisée et trés mal gouvernée. Ils se sont intéressés à nos ports dont ils ont obtenu la privatisation de la gestion dans le cadre d’une stratégie mondiale de contrôle des corridors maritimes, puis l’hôtellerie de luxe pour glisser très vite vers l’industrie mécanique et métallurgique dans l’industrie militaire algérienne. Pour celà, Il serait temps de connaître la réalité d’une telle connection systémique entre les émiratis et les relais locaux. Non pour régler des comptes mais pour dire plus jamais ça, quelque soit le « pays-tuteur ».

La nuisance de la monarchie émiratie et sa géopolitique de domination s’est nourrie des failles du système de gouvernance et des dérives d’une libéralisation de notre économie publique à travers un infitah destructeur.

Voilà pourquoi l’opinion publique nationale a besoin de savoir, de comprendre et d’évaluer les dégâts structurels sur notre économie fragilisée et sur l’indépendance de nos décisions macro-économiques et macro-politiques. Ne plus permettre ces liaisons semi-impérialistes et cette facilité d’intrusion à travers une toile d’araignée dans les profondeurs de la gouvernance algérienne.

Le discours patriotique, c’est bien, mais connaître et décrypter une réalité critique c’est mille fois mieux. Ça permet de situer les responsabilités et surtout de reconfigurer les politiques publiques et les macro-décisions politiques géostratégiques autour d’un mode de gouvernance démocratique, empêchant tout délit d’initié au sommet de l’État et protégeant une économie algérienne et nos richesses miniéres, pétrolières, humaines par une démarche de souveraineté sous le contrôle populaire ! Le hirak l’a suggéré et ça reste historiquement juste.