vendredi, 24 novembre 2017
 

Fondation de la Confédération égyptienne des syndicats indépendants

L’Egypte vit des jours inoubliables ... Son peuple combat avec un courage inédit pour défendre ses droits à la dignité, la liberté, la justice, l’emploi et un revenu convenables, la démocratie pour tous, le partage équitable des richesses. Il se bat contre l’inégalité des jets privés pour quelques uns et des transports indécents pour la plupart, des écarts de revenus de plusieurs milliers de multiples. Il se bat pour une société qui ne réprime pas les individus, ne bloque ni leurs aspirations ni leurs compétences, permet la défense des intérêts collectifs par la négociation, où chacun respire, s’exprime et agit librement. Depuis quatre ans, les luttes des salariés et fonctionnaires égyptiens pour leurs droits ont atteint des niveaux inédits, malgré l’interdiction du syndicalisme indépendant depuis des décennies. Ils ont gagné la sympathie d’un large public parmi les salariés et les non salariés, jusqu’aux élus du syndicat officiel. Face au chômage grandissant des jeunes, ils réclament le droit à l’emploi et à un salaire et une retraite minima convenables et ont mené des batailles pour créer des syndicats indépendants. Leurs luttes sociales ont préparé le terrain de la révolution démocratique égyptienne en cours.

Ces salariés et fonctionnaires refusent que parle en leur nom le syndicat progouvernemental qui a toujours combattu leurs luttes, rejeté leurs revendications et déclaré le 27 janvier qu’il ferait tout pour limiter les mouvements revendicatifs des salariés ces jours-ci.

Les syndicats indépendants (des collecteurs d’impôts fonciers, des retraités, des techniciens de la santé, des enseignants) et les collectifs indépendants de salariés dans les entreprises annoncent le 30 janvier 2011 la création de la Confédération des Syndicats Indépendants. Elle adopte la totalité des revendications de la révolution du Peuple égyptien et de sa Jeunesse du 25 janvier, en particulier :

1) le droit des Egyptiens à l’emploi, garanti par l’Etat , et à une indemnité de chômage

2) un salaire minimum de 1200 LE (hors primes de risques et de pénibilité convenables) indexé sur les prix et un salaire maximal limité à 10 fois le salaire minimal

3) une protection sociale équitable de santé, de logement, d’éducation gratuite et moderne, de retraite correcte indexée sur les prix

4) abrogation de toutes les lois entravant le droit de tous les salariés à constituer des syndicats indépendants et à les diriger

5) libération de tous les personnes arrêtées ou suspendues depuis le 25 avril

La Confédération égyptienne des syndicats indépendants appelle tous les salariés égyptiens à constituer leurs comités populaires dans les entreprises (hors établissements stratégiques) pour protéger les biens et les personnes et pour organiser les luttes nécessaires pour faire aboutir les revendications du Peuple égyptien.

Confédération égyptienne des syndicats indépendants -

Organisme constitutif 30/01/2011.

 
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