mercredi, 23 janvier 2019
 

Maroc : Liberté pour les emprisonné-e- s et poursuivi-e- s à Khouribga, Missour, Figuig, Oujda, Marrakech et Agadir !

ارفعوا بطشكم عن جماهير طلاب-ات أكادير ومراكش ! ...أطلقوا سراح كافة المعتقلين-ات والمتابعين-ات السياسيين-ات بخريبكة وميسور وفجيج ووجدة ومراكش وأكادير !

L’université et l’école publique marocaine connaît une attaque continue contre le droit à un enseignement libre gratuit. Cette attaque s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’éducation instauré par l’Etat en 1999, sous la pression de la Banque Mondiale, et validé par le parlement du Roi en mars 2000. La mise en place d’un « plan d’urgence » à la rentrée 2009-2010 s’inscrit dans cette logique.

L’objectif est clair : la casse de l’université publique, gratuite et populaire, et la mise en place d’universités sélectives répondant aux besoins du capital, à l’instar de ce qui se passe dans plusieurs pays qui sont sous l’emprise de la Banque Mondiale libérale.

En réponse à cette attaque, le mouvement étudiant dans le cadre de son organisation : l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), a entamé des luttes héroïques ces dernières années où les courants de la gauche révolutionnaire ont été à la pointe. Ces luttes ont été réprimées violemment par le pouvoir marocain, arrêtant et condamnant des dizaines d’étudiant-e-s à Fès, Taza, Meknès, Oujda, Tanger, Marrakech et Agadir.

L’université d’Agadir 2010 : une dynamique de lutte populaire et démocratique

L’université d’Agadir a connu cette année une lutte continue sous le mot d’ordre : « tous contre le plan d’urgence » en réponse aux conditions de scolarité et d’hébergement des étudiant-e-s : absence de moyens de transport, retards de versement des bourses, militarisation de la cité universitaire, absence de restaurant universitaire, baisse des effectifs des enseignants, sureffectif des étudiant-e-s, résultats universitaires catastrophiques douteux, mal-gestion de l’université,… Cette situation a été également critiquée par le syndicat du corps enseignant qui a observé une grève de deux jours en solidarité avec la lutte étudiante.

La lutte étudiante a atteint son pic pendant les mois de février et mars, où toutes les facultés de l’université étaient mobilisées et où l’auto-organisation de la lutte a permis une participation réelle de tou-te-s les étudiant-e-s dans la décision et l’organisation. Cette lutte a également connu une importante participation féminine.

Et grâce à la résistance des étudiant-e-s, une partie des revendications a été arrachée, et notamment à la faculté de Droit.

Cette dynamique a redonné confiance aux masses étudiantes et une légitimité aux militant-e-s de l’UNEM.

En réponse à cette lutte courageuse, la direction de l’université a imposé des dates d’examens début juin, juste après l’arrêt de cours, dans une tentative de faire échouer une grande partie des étudiant-e-s. Cette décision unilatérale injuste a donné lieu à une nouvelle lutte étudiante qui a abouti sur la décision de boycotter les examens et une manifestation géante a été organisée, défiant le blocus policier imposé autour de l’université, ce qui a donné lieu à des affrontements avec les forces de répression.

L’université d’Agadir 2010 : la lutte continue malgré la répression, le blocus et les arrestations

Le 7 juin, sous un blocus policier encore plus important, une assemblée générale a été organisée le matin à l’université et la décision de boycott des examens a été confirmée démocratiquement.

Dans l’après-midi, les forces de répression ont investi l’université, à la demande de la direction. Des affrontements ont eu lieu et ont duré jusqu’en début de soirée dans tous les quartiers avoisinant l’université. Les forces de répression ont contraint une petite partie des étudiant-e-s a passer les examens, les enfermant dans les salles et amphis, et les insultant et menaçant devant les yeux des enseignants.

Une trentaine d’étudiant-e-s ont été arrêtés puis une partie relâchée aux alentours de minuit. Cinq étudiant-e-s n’ont pas été libérés : Souad Haouti, Amine Bassir, Hicham Laaribi, Abdelfettah Ait Belkacem, Mohamed Mejdouf.

L’intervention policière sauvage a également donné lieu à plusieurs blessures et notamment une étudiante à la faculté de Lettres, poussée du 2e étage, et qui est dans un état grave.

La répression policière a fait échouer le boycott des examens et les arrestations ont continué, intervenant aux domiciles des étudiant-e-s : Kamal Boutbagha, Mohamed Chouiss, Lahcen Benzouin, Mbarek Lkadi, Abdelaziz Ahdib.

Les 10 personnes arrêtées ont été présentées le 10 juin devant la justice de classe, avec des inculpations lourdes et infondées : violence contre fonctionnaires, résistance aux représentants de l’ordre avec violence, destruction de biens,…

Les jugements ont été reportés au 21 juin 2010. 5 personnes sont poursuivis en liberté conditionnelle alors que les 5 autres (Souad et cie) ont été emprisonnés dans le triste bagne d’Inezgane.

Le 14 juin, deux militantes étudiantes ont été également arrêtées au sein de l’université : Saadia Dhayem et Zahira Boulmsitri. Elles seront jugées le 16 juin prochain.

Et la liste des arrestations suite à la lutte étudiante à Agadir risque de s’allonger au vu de la plainte déposée par la direction de l’université.

Maroc, juin 2010 : un mois de plomb de la « nouvelle ère »

Le pouvoir marocain a décidé de réprimer tout mouvement contestaire, et notamment le mouvement étudiant très actif. Ainsi, le 14 juin, deux militants étudiants à l’université de Marrakech (Youness Salmi et Mohamed Larabi) ont été arrêtés avant qu’ils ne soient relâchés provisoirement (liberté provisoire).

Le 12 juin, le militant Abdelilah Alilabt (université de Tanger) a été libéré après 5 mois d’emprisonnement, alors que 2 militants étudiants de Marrakech et 4 autre de Oujda croupissent encore dans les geôles du pouvoir marocain.

Les 13 militants phosphatiers à Khouribga (lutte des 850 de la SMESI) ont été condamnés à 4 mois de prison ferme. Cinq chômeurs et syndicalistes ont été arrêtés à Figuig et ils seront jugés le 29 juin prochain. La population de Missour, en lutte pour récupérer les terres injustement perdues, a été violemment réprimée et 11 citoyen-ne-s sont poursuivi-e- s.

Pour la convergence des luttes contre l’oppression

Les luttes que connait l’université marocaine, malgré la volonté héroïque des étudiant-e-s engagé-e-s, se caractérisent par leur cadre local et partiel. Cela est le résultat de la destruction des cadres organisationnels de l’UNEM depuis les années 80 par les forces de répression et par là la fragilité des cultures démocratiques au sein du mouvement étudiant, entre les différentes composantes.

Cette année, le mouvement étudiant a franchi un grand pas en avant pour reconstruire un cadre démocratique et unitaire pour les luttes, et ce à travers la rencontre nationale publique de 4 courants progressistes de l’UNEM le 23 mars dernier à l’université de Marrakech, l’occasion de discuter de la violence dans l’université, de la répression politique et des perspectives unitaires de la résistance estudiantine.

Cette dynamique positive des composantes de la gauche révolutionnaire marocaine explique en grande partie la répression organisée par le pouvoir contre l’UNEM à Agadir, Marrakech et dans d’autres universités marocaines.

La responsabilité des différents courants du mouvement étudiant est de faire face à cette répression sauvage, renforcer les liens et le débat démocratique en son sein, et essayer de converger leur lutte avec les luttes ouvrières et populaires sur la base commune de défense des libertés syndicales et politiques et le droit à l’éducation, le droit à un emploi, le droit à l’organisation.

Cette situation nécessite également une solidarité active de toutes les forces de lutte au Maroc et à l’étranger avec toutes les victimes de la répression politique au Maroc et notamment les détenus du mouvement étudiant à Agadir et Marrakech,…

Liberté pour tous les détenus politiques !

Le 16 juin 2010.

Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) Courant des Etudiants révolutionnaires 4e Internationale

تعليم عمومي جيد ومجاني. هذا الهجوم تؤطره الوثيقة المسماة "الميثاق الوطني للتربية والتكوين" الذي أقرته الدولة المغربية سنة 1999 بأمر من البنك الدولي وصادق عليه برلمان الملك في مارس 2000. هذا "الميثاق" سيتم تزكيته بوثيقة أخرى ابتدأ العمل بها بداية الموسم الدراسي 2009-2010 هي "المخطط الاستعجالي". ويهدف هذا الهجوم، الشبيه بما يجري في العديد من البلدان الخاضعة لمنطق البنك الدولي الليبرالي، إلى ضرب ما تبقى من الطابع الجماهيري والمجاني والمعرفي والعمومي للجامعة المغربية، وتوطيد أسس جامعة انتقائية نخبوية تحت قبضة رأس المال وخاضعة لمنطقه ومتطلباته.

وكرد على هذا الهجوم خاضت الحركة الطلابية في إطار منظمتها الاتحاد الوطني لطلبة المغرب (أوطم)، نضالات بطولية خلال السنوات الأخيرة لعبت فيها تيارات اليسار الثوري دورا رياديا، وواجهها النظام المغربي بقمع مستعر. هكذا جرى خلال السنتين الأخيرتين اعتقال ومحاكمة العشرات من المناضلين-ات الطلابيين-ات في كل من فاس وتازة ومكناس ووجدة وطنجة ومراكش، وأكادير.

جامعة اكادير 2010 : دينامية نضالية جماهيرية وديمقراطية

وشهدت جامعة أكادير هذه السنة نضالات متواصلة تحت شعار :"جميعا ضد المخطط الاستعجالي" ، ضدا على شروط تمدرس وعيش الطلاب : غياب النقل، تأخر صرف المنح الدراسية، عسكرة الحي الجامعي وغياب مطعم لقاطنيه، نقص في الأساتذة، اكتظاظ، نتائج امتحانات كارثية مطعون في صدقيتها، عبثية في التسيير... وهو وضع كارثي تدينه حتى نقابة أساتذة الجامعة التي خاضت إضرابا ليومين معلنة تضامنها مع الطلاب.. ووصلت النضالات في الجامعة أوجها جماهيريا خلال شهري فبراير ومارس وذلك للمطالبة بإلغاء بعض البنود المجحفة بالطلاب خلال الامتحانات(حق الجميع في اجتياز الدورة الاستدراكية واحتساب كل النقطة المتحصل عليها خلالها...). وقد تميزت هذه النضالات، التي شملت كل كليات الجامعة، بمشاركة جماهيرية واسعة مرتكزة إلى تنظيم ذاتي ديمقراطي للنضال يضمن مشاركة حقيقية للطلاب-ات في التقرير والتسيير. كما عرفت مشاركة وازنة ونوعية للطالبات [سُيرت النضالات من قبل طالبتين في كليتي الحقوق والعلوم]. واستطاع الطلاب-ات بفضل صمودهم-ن تحقيق جزء هام من مطالبهم-ن لاسيما في كلية الحقوق.

إن هذه الدينامية التي أثارت حقد الإدارة والبوليس، وجعلتهما يحولان محيط الجامعة الى معسكر دائم لمختلف قوات القمع السرية والعلنية، أعادت الثقة لجدوى النضال في صفوف الطلاب والمصداقية لمناضلي أوطم بالجامعة.

هكذا؛ مباشرة بعد توقف الدراسة بكلية الحقوق، وكأنما انتقاما من الطلاب، أعلنت الإدارة عن إجراء الامتحانات بتاريخ 02 يونيو 2010. ومن اجل فرض تأجيلها إلى 14 يونيو حتى يتسنى لهم الإعداد لها، خاض الطلاب أواخر ماي نضالا لأزيد من عشرة أيام فرضت على الإدارة تأجيلها إلى يوم 07 يونيو وهو ما اعتبره الطلاب-ات غير كاف وقرروا زوال يوم 22ماي مقاطعة امتحانات 07 يونيو إذا توفر الشرط الذاتي، أي إذا اقتنع مجموع الطلاب-ات بذلك، ونظموا مسيرة جابت محيط الجامعة احتجاجا على الحصار البوليسي وتطور ذلك إلى مواجهة بالحجارة مع قوات القمع...واستمرت التعبئة و استقراء الآراء لمدة أسبوع لمقاطعة الامتحانات.

جامعة أكادير، يونيو 2010 : نضال وحصار واعتقالات متواصلة

وصباح يوم 07 يونيو، وفي ظل حصار بوليسي استثنائي، عقد الطلاب حلقة جماهيرية قرروا فيها، بشكل ديمقراطي، تنفيذ قرار المقاطعة وغادروا الكلية جماعيا على الساعة العاشرة صباحا على عكس ما يدعيه البوليس وإدارته وزبانيته من أن المقاطعة فرضها بعض "المشاغبين" قسرا على الطلاب.

وبعد الزوال وفيما كان الطلاب يهمون بفتح حلقة نقاش لمواصلة قرار المقاطعة اقتحمت جحافل قوى القمع البوليسي حرم الجامعة "بطلب من عميد الكلية". وتصدى لهم الطلاب-ات بتنظيم مواجهة جماهيرية استمرت إلى حدود الساعة السابعة والنصف ليلا في الأحياء المجاورة للكلية. وعلى مرأى ومسمع من الإدارة والأساتذة حجزت قوى القمع عددا ضئيلا جدا من الطلاب-ات في قاعات ومدرجات الكلية وفرضت عليهم اجتياز الامتحانات ضدا على رغبتهم-ن تحت التهديد والسب والضرب. وخلال هذه الساعات الأربع تم اعتقال أزيد من 30 طالب-ة تم إطلاق سراح معظمهم حوالي منتصف الليل وتم الاحتفاظ بخمسة منهم وهم (سعاد الهوتي، أمين بصير، هشام لعريبي، عبد الفتاح أيت بلقاسم ومحمد مجضوف)، كما اقتحم البوليس كلية الآداب بوحشية أدت إلى إسقاط الطالبة فاطمة ماجي من الطابق الثاني وتعرضها لكسور خطيرة.

في هذا الجو من البطش والحصار البوليسي أفشل القمع معركة المقاطعة عبر فصل بوليسي للطليعة الطلابية عن جماهير الطلاب، وتواصلت الملاحقات واقتحام منازل الطلاب-ات واعتقالهم : اعتقال كمال بوتبغة بكلية الحقوق ثم محمد الشويس و لحسن بن الزوين(معطل) و مبارك لقاضي(معلم يتابع دراسته بكلية الحقوق) وعبد العزيز أحديب صباح يوم 08 يونيو أمام محكمة الإستئناف.

وقد تم تقديم المعتقلين-ات العشرة أمام عدالة الأغنياء يوم الخميس 10 يونيو، في ملف يضم تهم ثقيلة هي : "الإهانة والعنف ضد موظفين عموميين واستعمال العنف في حقهم ومقاومة موظفي السلطة العامة بواسطة العنف والعصيان وإلحاق خسائر بملك الغير وتعييب أشياء مخصصة للمنفعة العمومية عمدا". وقضت مَحْكَمتهم بمتابعة كل من كمال بوتبغة ولحسن بن الزوين ومبارك القاضي ومحمد الشويس وعبد العزيز أحديب في حالة سراح مؤقت بينما تم اعتقال سعاد والآخرين في سجن إنزكان السيئ الذكر. وتم تأجيل المحاكمة تباعا إلى 14 ثم 21 يونيو2010.

غير أن كلا من محمد الشويس وعبد العزيز أحديب لم يتم إطلاق سراحهما لكونهما متابعان أيضا في ملف آخر يتعلق بأحداث العنف التي جرت خلال شهري مارس وابريل 2010 بين النهج الديمقراطي القاعدي-أكادير والحركة الثقافية الأمازيغية -أكادير. وهو صراع متواصل منذ سنة 2003 نتج عنه العديد من المعتقلين والمعطوبين وكذا اغتيال قاعديين هما الحسناوي والساسيوي سنة 2007.

إن لائحة اعتقال الطلاب-ات بأكادير على أرضية معركة المقاطعة وتحصين الحرم الجامعي مرشحة للارتفاع بحكم ان الشكاية/الوشاية التي "وضعها" "عميد كلية الحقوق" لدى البوليس تضمنت مطالبة صريحة باعتقال عشرة طلاب-ات اعتقل القمع أربعة منهم يومي 07 و08 يونيو، فيما لازال البوليس يتعقب المناضلين-ات لاعتقال الاخرين-ات، وبالفعل فقد تم زوال يوم 14 يونيو اعتقال كلا من السعدية الدحايم وزهيرة بولمسيتري بالحرم الجامعي وسيتم تقديمهما للمحاكمة في حالة سراح مؤقت يوم الأربعاء 16 يونيو2010. ليصل عدد المتابعين-ات حتى الآن ثلاثة طالبات وتسعة طلاب.

المغرب، يونيو 2010 : شهر من رصاص العهد الجديد

إن النظام المغربي يبدي سعارا متزايدا إزاء المقاومة الطلابية في كل جامعات المغرب، فقد جرى زوال يوم 14 يونيو 2010 بعد اقتحام بوليسي لحرم جامعة مراكش اعتقال كل من يونس السالمي ومحمد العربي جدي قبل ان يطلق سراحهما مؤقتا. وفقط يوم 12 يونيو تم إطلاق سراح المناضل عبد الإلاه عليلبت بجامعة طنجة الذي أمضى خمسة أشهر رهن الاعتقال، فيما لا يزال مناضلان طلابيان بمراكش وأربعة آخرون بوجدة معتقلين في سجون الرجعية على خلفية مشاركتهم في نضالات طلابية على التوالي سنتي 2008 و 2010.

كما يتجه الوضع السياسي برمتنه إلى مزيد من تشديد قبضة القمع بعد نوع من التليين الذي شهدته فترة انتقال الحكم لمحمد السادس. ويجري كل ذلك بمباركة كل أحزاب الملك بما فيها احزاب "المعارضة الليبرالية" التي انتقلت في مجملها إلى موقع أدوات واجهة لتنفيذ سياسة ليبرالية متطرفة قررتها الملكية بتوجيه من المؤسسات المالية العالمية. سياسة يتم تمريرها أيضا عبر جر قيادات النقابات العمالية الى ردهات "سلم اجتماعي" ومتاهات "حوار اجتماعي" محطمة للمكتسبات والمعنويات، والسعي لتدمير كل أشكال المقاومة الشعبية والعمالية الجنينية المُنفلتة؛ ففقط خلال شهر يونيو الجاري تم الحكم على 13 عاملا بالفوسفاط بخريبكة بأربعة أشهر نافذة، واعتقال خمسة معطلين ونقابيين (02) بفجيج ستتم محاكمتهم في حالة سراح يوم 29 يونيو، قمع دموي بجماهير أهل أكلي بميسور واعتقال ومتابعة 11 مواطن-ة مناضل-ة من اجل استرداد أراض اغتصبت منهم.

من أجل أوثق تعاون بين من يوحدهم النضال ضد نظام القهر والاستبداد

إن النضالات التي تشهدها الجامعة المغربية وعلى الرغم من البطولات التي أبان عليها الطلاب-ات، لا تزال محكومة بمراوحة المكان بالنظر إلى طابعها المحلي والجزئي والمشتت. كنتيجة لتحطيم أجهزة نقابة الطلاب المغاربة الاتحاد الوطني لطلبة المغرب(أوطم) من قبل القمع البوليسي سنوات الثمانينيات وتلاشي التقاليد الديمقراطية في صفوف الحركة الطلابية، وانحسار تقاليد العمل الميداني المشترك وطنيا وحتى محليا أحيانا بين مكوناتها. بل ووصل الأمر حدا خطيرا، لا يبهج إلا البوليس ومن عميت بصيرته، عبر تكريس حل الخلافات السياسية باستعمال أدوات حادة.

غير أن الحركة الطلابية خلال هذه السنة بالضبط خطت خطوة هامة لتجاوز هذه القطيعة مع التقاليد الديمقراطية والكفاحية لاوطم عندما التقت أربعة تيارات أوطامية في ندوة وطنية جماهيرية يوم 23 مارس بمراكش، لنقاش قضايا العنف الفصائلي والاعتقال السياسي وآفاق توحيد المقاومة الطلابية. ونجم عنها موقف متقدم من إشكالية العنف قوامه عدم المبادرة بالعنف ضد أي تيار طلابي يساري وتشكيل لجنة متابعة وطنية. إنها خطوة نوعية ينبغي العمل على تحصينها والسير بها الى الأمام عبر السعي إلى توسيع مداها ليشمل التيارات اليسارية المناضلة الأخرى سواء التي لم تتيسر لها المشاركة في الندوة أو التي اتخذت منها حتى الآن موقفا انعزاليا بل وعدائيا غير مبرر من وجهة نظر نضالية تضع حقا مصلحة الحركة الطلابية فوق كل اعتبار.

إن هذه الدينامية على مستوى تنظيم النقاش الطلابي اليساري الوطني، وأيضا على المستوى النضالي الكفاحي للطلاب-ات هي إحدى العوامل الهامة الكامنة خلف هذه الحملة المسعورة على الاتحاد الوطني لطلبة المغرب باكادير ومراكش وبغيرها من جامعات المغرب.

إن نظام القهر والاستبداد والتبعية يعمل على إغراق هذه الدينامية في بحر من الدماء والقمع والاعتقالات، ومسؤولية تيارات النضال الأوطامي أن تجعل من هذا الوضع رافعة لتقوية جسور النقاش المسؤول والرفاقي-دون مجاملة ولا تحامل-، وتجذير النضال الطلابي الوطني على أسس ديمقراطية و كفاحية تضمن حق الطلاب-ات الديمقراطي في التقرير والتسيير، والسعي إلى أوسع ما يمكن من دمج لهذه الدينامية بالنضالات العمالية والشعبية لاسيما على أرضية الدفاع عن الحريات النقابية والسياسية والحق في التعليم والشغل والتنظيم. إن هذه الدينامية تلقي أيضا على كاهل قوى النضال بالمغرب وخارجه مسؤولية تنظيم أوسع حملة تضامن، وطنية ودولية، مع كل ضحايا القمع السياسي بالمغرب وعلى رأسهم معتقلو-ات الحركة الطلابية بوجدة ومراكش وأكادير. وليكن شعارنا في ذلك : ارفعوا بطشكم عن جماهير طلاب-ات أكادير ومراكش...أطلقوا سراح كافة المعتقلين والمتابعين السياسيين.

النصر لنضالات كادحي-ات المغرب وأبنائهم-ن !

النصر لنضالات الحركة الطلابية !

الحرية لكل المعتقلين-ات والمتابعين-ات السياسيين-ات بخريبكة وفجيج وميسور ووجدة ومراكش وأكادير !

الطلبة الثوريون

16 يونيو 2010

 
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