jeudi, 15 novembre 2018
 

Maroc : SMESI nouvelle escalade répressive

Depuis juillet 2009, les 850 prolétaires licenciés abusivement par SEMIS (filiale 100% de l’OCP, géant étatique), sont en lutte pour leurs légitimes droits, à savoir la réintégration la régularisation de leur situation, le respect de la liberté syndicale et cela, sur la base de législation en vigueur (malgré les tares dont elle souffre). Les ouvriers amaigris, les femmes en désarroi, les enfants déscolarisés, les bébés et les vieux/vieilles meurent de faim, du froid...Des dizaines de familles se disloquent ; C’est un véritable drame social dont la responsabilité incombe totalement à l’OCP et l’Etat marocain. Le combat légitime, le combat héroïque de ces centaines de mineurs vient de franchir un nouveau pas. Comment ? - Le mardi 20 avril 2010 : des centaines d’ouvriers accompagnés de leurs familles se sont rassemblé-es à Hattane (village ouvrier situé à une quinzaine de km de Khouribga). Des dizaines d’ouvriers ont pu investir l’usine de séchage du phosphate de Beni Idir. Ils bloquèrent ainsi l’activité, immobilisé les trains, et les cars. Ils n’ont quitté les lieux que le mardi après-midi. - Le jeudi 22, avril 2010 : Les victimes de l’arbitraire patronal et makhzanien, accompagnés de leurs famille, épaulés par des centaines d’habitant-es de hattane, ont organisé une marche à laquelle ont participé plus de 3 000 personnes. Les forces de répression ont réagit violemment ce qui a provoqué une bataille rangée entre les victimes et les diverses forces de répression qui ont utilisé les bombes lacrymogènes, tiré en l’air… Résultats : - 18 hospitalisations à Khouribga ( 8 ouvriers et10 éléments des forces de répression) - Un commandant de la gendarmerie hospitalisé à Casablanca - 15 arrestations (13 ouvriers et 2 simples citoyens) Jusqu’à cette heure (16h10) les 15 victimes sont toujours en détention Aujourd’hui, la situation se dégrade, la région de khouribga se militarise, les prolétaires licenciés arbitrairement par l’OCP, les militants de l’Union locale des syndicats de l’UMT...sont déterminés à aller de l’avant pour imposer une solution qui satisfait les victimes de l’arbitraire ; Le CSOS tient : - à dénoncer l’entêtement de la direction de l’OCP - à condamner la répression dont sont victimes les prolétaires - à condamner la complicité de l’Etat avec son rejeton l’OCP - à réaffirmer sa solidarité avec les ouvriers de SMESI et avec l’Union locale de l’UMT
- à réaffirmer sa solidarité avec les familles des 850 mineurs licenciés arbitrairement

LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE

Samedi 24 avril 2010 (16h2mn)

Ali Fkir, coordinateur du CSOS

 
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