lundi, 16 juillet 2018
 

Interdiction aux familles Sahraouies de visiter leurs proches dans la prison locale de Salé / Maroc

Contre toutes les conventions internationales relatives au traitement des prisonniers, l’administration pénitentiaire marocaine a refusé de permettre au familles Sahraouies de rendre visite à leurs proches détenus dans la prison locale de Salé / Maroc, et qui sont poursuivis par le tribunal militaire permanent à Rabat.

Après les tentatives des visites échouées faites par les familles de chacun de Naama Asafari, Abdul Jalil Ould Lemghaimad Laaroussi, et Mr. Abdullah Abhah - détenus dans le groupe de douze prisonniers politiques Sahraouis -. Et après que la famille de chacun de Abdu-Rahman Zayou ,et Cheikh Bangua ont posé leurs demandes de visite auprès du tribunal militaire, et qu’ells ont eu des licences de visites signées par le juge d’instruction militaire, dans lesquelles il permet de visiter leurs proches au sein du même groupe. Elles ont été surprises par le refus de l’administration pénitentiaire, qui a déclaré l’abscence des prisonniers et après le retour des familles au juge d’instruction pour la protestation et la revendication de révéler le sort de leurs proches, l’administration pénitentiaire de cette prison a bien confirmé leur présence, mais elle a refusé l’autorisation de la visite des familles sous prétexte de la gravité du dossier, et la nécessité d’une autorisation de visite délivrai par l’administration pénitentiaire centrale.

Le refus de l’autorisation aux familles Sahraouies malgré les frais élevés du voyage, la longue distance, et la fatigue afin de visiter leurs proches / détenus politiques dans le contexte du massacre de démonter le camp de Gdaym Izik (12 Kms à l’est de El-Aiun) le 08 Novembre dernier, n’est qu’un nouvel épisode dans la série des violations des droits de l’homme commises par l’état marocain contre le peuple sahraoui, et qui se considère comme acte de violation grave du droit de la visite, qui est garanti par tous les instruments internationaux pertinents pour le traitement des prisonniers, en particulier l’ensemble de règles minima pour le traitement des prisonniers de l’Organisation des Nations Unies 1955 (article 37), ainsi que la loi marocaine des prisons 98/23 (article 75.76), le fait qui explique les soucies et la crainte du comité (CODAPSO) sur le sort des douze prisonniers de conscience : Mrs : (Naama Asafari, Abdallahi Khfawni, Mohammed boréale, Abdul Jalil Laaroussi, Sidi Abdullah Abhah, Sidi Abdo-Rahman Zayou, Mohammed Ayoubi, Taqui Machdoufi, Mohamed Lamine Hadi, Mohamed Bashir Boutenguiza, Mohammed Bani, et Cheikh Bangua), surtout qu’ils ont été soumis à diverses formes de tortures, qui a nécessité le transfert de l’un d’eux vers l’hôpital de Salé / Maroc dans une situation extrêmement grave.

Face à cette violation grave, le Comité pour la défense du droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental, appelle l’Etat marocain a fin de permettre aux familles endeuillées de visiter leurs proches, aussi il lance son appel urgent à toutes les forces de la démocratie et des droits de l’homme de faire pression sur le Maroc pour permettre aux détenus de jouir de tous leurs droits surtout le droit à la visite et celui du traitement médical.

CODAPSO :

Comité pour la défense du droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental

 
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