vendredi, 20 avril 2018
 

Les trois prisonniers politiques sahraouis entament leur neuvième grève de la faim à la prison locale de Salé (Maroc) pour exiger un procès équitable

À la lumière de la persistance et la détermination érigées en système par l’Etat marocain pour la confiscation de notre droit à un procès équitable, à travers une série de jugements présentés en scénarios ouverts et manifestes, et contre la volonté collective des mouvements des droits humains et humanitaires marocains et internationaux, qui ne cessent de demander instamment notre libération immédiate et sans condition, du fait que notre arrestation est liée à l’opinion et à l’expression.

Considérant que nous avons épuisé toutes les formes de liens avec la justice marocaine en raison qu’elle n’est pas indépendante ni transparente, grâce à notre présence aux sessions où ont été violés et de manière flagrante toutes les garanties d’un jugement équitable, ainsi que les 8 grèves de la faim que nous entamés et dont la plus longue a atteint les 41 jours pour exiger notre droit légitime à un jugement transparent sans plus de retard ou notre libération immédiate.

A cela s’ajoute aussi nos multiples correspondances aux autorités gouvernementales et judiciaires marocaines et organisations des droits humains, afin de les informer de la gravité de notre situation contraire aux droits humains internationaux. La dernière étape dans ce sens était la réunion avec le SG du "Conseil national marocain pour les droits de l’homme", le professeur, Mohamed Sabbar, le mercredi 6 avril 2011.

Et malgré cela l’Etat marocain continue à nous emprisonner illégalement depuis plus d’un an et demi et sans procès.

Et en protestation à cette situation, nous déclarons ce qui suit :

1 – notre ferme condamnation aux multiples reports et les retards de nos procès

2 – notre rupture de tous les contacts avec l’instance judiciaire marocaine de Ain Sbaa (Casablanca- Maroc)

3 - notre décision d’entamer une grève de la faim illimitée 13 avril 2011 jusqu’à ce que les autorités marocaines répondent à notre demande à travers l’accélération d’un procès équitable à notre encontre ou notre libération immédiate et inconditionnelle.

En fin, nous demandons à toutes les personnes éprises de paix et de justice de par le monde, à n’épargner aucun effort pour faire entendre notre voix au monde et rendre publique nos souffrances en signe de soutien à notre combat légitime. A ceux-ci nous leur sommes très reconnaissants et leur exprimons notre gratitude.

Les Defenseurs sahraouis des droits de l’homme- prisonniers d’opinion

Ali Salem Tamek, n​​° d’arrestation : 50 010.

· Brahim Dahane, n ° d’arrestation : 50 014.

· Ahmed Nasiri, n ° d’arrestation : 50 015.

Prison de Salé 12 Avril 2011

 
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