dimanche, 22 septembre 2019
 

Afrique : le point sur les différentes législations concernant l’homosexualité

Bon nombre de pays africains, à l’exception notable de l’Afrique du sud, disposent de législations interdisant ou réprimant l’homosexualité.

Selon un rapport d’Amnesty International publié en juin 2013, l’homosexualité reste passible des tribunaux dans 38 des 54 pays africains, et même de la peine capitale en Mauritanie, au Soudan et en Somalie.

Voici quelques exemples de législation en Afrique :

- OUGANDA : Le président Yoweri Museveni vient de refuser de signer une loi sur l’homosexualité qui durcissait les peines à l’encontre des homosexuels, a rapporté la presse vendredi.

Cette loi, adoptée au Parlement le 20 décembre 2013 prévoyait la prison à perpétuité pour les récidivistes et criminalisait la promotion publique de l’homosexualité, y compris les discussions de groupes militants.

- NIGERIA : Adoptée en mai 2013 et promulguée le 13 janvier 2014, la loi prévoit une peine de 14 ans de prison en cas de mariage homosexuel et 10 ans d’emprisonnement contre les personnes de même sexe affichant publiquement leur relation.

- GAMBIE : Les homosexuels encourent jusqu’à 14 ans de prison.

- ZAMBIE : Les relations entre personnes du même sexe sont proscrites depuis la période coloniale britannique et la sodomie est passible de 14 ans de prison.

- CAMEROUN : L’homosexualité est considérée comme un délit pénal et les homosexuels risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme. De nombreuses ONG dénoncent régulièrement les arrestations et emprisonnements de personnes homosexuelles, de même que les nombreuses pressions et menaces à l’égard des défenseurs de leurs droits.

- SENEGAL : Les actes homosexuels sont passibles de un à cinq ans de prison. En avril 2013, le président Macky Sall a « exclu totalement » sa dépénalisation.

- TUNISIE : L’homosexualité n’est pas en elle-même interdite par la loi, mais la sodomie y est passible de trois ans de prison ferme.

- MAROC : Les homosexuels risquent théoriquement de 6 mois à 3 ans de prison, mais ne sont pas poursuivis s’ils ne font pas étalage de leur orientation sexuelle. En ALGERIE également, rares sont les poursuites pour homosexualité, passible en théorie de deux mois à deux ans de prison.

- BURUNDI : En 2009, un nouveau code pénal a criminalisé l’homosexualité, désormais passible de trois mois à deux ans de prison.

- ZIMBABWE : L’homosexualité est illégale mais l’Association des gays et lesbiennes du Zimbabwe (GALW) est autorisée, bien qu’elle souffre de harcèlements de la police.

- MALAWI : En novembre 2012, la présidente Joyce Banda a suspendu les sévères lois anti-gay en vigueur, en attendant un débat parlementaire sur le sujet. Le code pénal punit d’une peine maximum de 14 années d’emprisonnement les relations sexuelles entre hommes, et de cinq pour les femmes.

Quelques pays ne répriment pas l’homosexualité comme le GABON, la COTE D’IVOIRE, le MALI ou le TCHAD.

Depuis la fin de l’apartheid, l’AFRIQUE DU SUD dispose d’un des cadres juridiques les plus libéraux du monde. La Constitution interdit toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Le Parlement a légalisé le mariage homosexuel en 2006, faisant de l’Afrique du Sud le seul pays africain à reconnaître les unions entre personnes de même sexe.

Source : http://www.dialogai.org

 
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