Bulletin Afrique en lutte septembre-octobre 2008
Edito
DE L’ASSASSINAT DE RUBEN AU GENOCIDE DU RWANDA
Le 13 septembre 1958, un commando d’élite de l’armée française exécute Rubèn Um Nyobè, dirigeant de l’UPC (l’Union des Peuples du Cameroun). Cette armée française va continuer ses basses besognes dans ce pays, jusqu’à la fin des années 60, et va mettre en pratique ce qu’elle avait expérimenté en Algérie. Sous le vocable de « guerre révolutionnaire », les déplacements et quadrillages de la population, les regroupements de civils en groupes « d’auto-défense » armés, les tortures et les violences de masse vont se généraliser. L’intervention de la France, au côté du gouvernement camerounais qu’elle a mis en place, provoquera, d’après les historiens, entre 300 000 et 400 000 morts ; chiffre crédible quand on sait que l’armée a utilisé le napalm pour pacifier les zones tenues par les maquisards...
Paul Martial


