La lutte des pauvres contre la fausse liberté se poursuit
2 octobre 2026 06:00 0 messages
Trente-deux ans après l’avènement de la démocratie, des millions de personnes demeurent sans terre, sans logement décent et sans vie digne. Chaque année, environ 11 000 enfants meurent de faim et de malnutrition dans ce pays. Les supermarchés continuent d’engranger d’énormes profits grâce à la souffrance des plus démunis. L’appauvrissement est massif et l’Afrique du Sud reste l’une des sociétés les plus inégalitaires au monde. La dignité du peuple est bafouée au quotidien. La violence et la répression politiques demeurent une réalité en Afrique du Sud.
Pour les plus démunis, cette prétendue liberté n’a pas apporté l’accès à la terre, à un logement décent ni à la sécurité. Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à vivre dans des baraques, exposés aux incendies, aux inondations et aux expulsions. Dans les villes, les entreprises, les politiciens et les riches s’unissent contre les pauvres.
La crise s’aggrave. Le chômage structurel de masse persiste, et les jeunes en subissent les conséquences les plus graves. Dans de nombreuses communautés, la toxicomanie prend de l’ampleur. Les homicides sont monnaie courante et les femmes sont confrontées à des taux de violence alarmants. Certains partis politiques attisent une xénophobie de plus en plus violente pour détourner l’attention des véritables causes de la crise.
Les gens occupent des terres faute de terrains disponibles, de logements abordables et de logements sociaux. Dans un contexte de chômage de masse, l’occupation est leur seul moyen de se loger. Il faut considérer l’occupation des terres comme une forme d’urbanisme participatif, menée par les populations pauvres elles-mêmes. La valeur sociale des terres et la fonction sociale de l’occupation doivent être reconnues. Lorsque des difficultés réelles surviennent concernant l’utilisation des terres, elles doivent être résolues par la négociation, et non par la violence d’État.
Le projet de loi d’amendement de la loi PIE, publié au Journal officiel par le Cabinet du gouvernement d’union nationale le 16 avril 2026, constitue une déclaration de guerre contre les plus démunis. La loi PIE initiale offrait une protection importante, quoique limitée, aux personnes pauvres. Elle exigeait une décision de justice avant toute expulsion et imposait aux tribunaux de prendre en compte ce qui est juste et équitable, notamment le risque de se retrouver sans abri. Ces amendements affaiblissent ces protections et rendent la loi défavorable aux plus pauvres.
Les communautés ont résisté aux expulsions et ont contraint l’État à rendre des comptes. L’État modifie la loi pour faciliter les expulsions.
Les tribunaux pourront prononcer des expulsions même en l’absence de solution de relogement. Lorsque l’État déclarera ne pas disposer des ressources nécessaires, des personnes se retrouveront à la rue, sans aucun endroit où aller.
Ce projet de loi constitue également une tentative directe de criminaliser les luttes des plus démunis. Il criminalisera l’organisation de ces luttes et de ces organisations, ainsi que l’organisation d’occupations de terres. Les personnes agissant en solidarité directe avec les communautés occupant des terrains seront exposées à des risques. Les sanctions prévues comprennent des amendes pouvant atteindre 2 millions de rands, des peines d’emprisonnement et la saisie des biens.
Les cotisations, les contributions pour les services et les fonds utilisés pour la construction d’infrastructures de base seront considérés comme des infractions pénales. C’est ainsi que les gens organisent leur vie.
Le projet de loi visera également les actions organisées. Les tribunaux devront tenir compte du rythme, de l’ampleur et de la fréquence des occupations lorsqu’ils décideront d’expulsions urgentes. Être organisé sera un désavantage. L’hébergement temporaire sera limité dans le temps, après quoi les personnes seront de nouveau expulsées.
Notre mouvement est victime de répression et d’assassinats illégaux depuis de nombreuses années. Ce projet de loi vise à légaliser cette répression. Il s’agit d’une attaque frontale contre la démocratie.
Nous nous opposerons à ce projet de loi lors des consultations publiques, dans la rue et devant les tribunaux. Nous formerons une alliance contre ce projet de loi avec les organisations progressistes des classes populaires et ouvrières, y compris les syndicats. Nous saluons les prises de position de GIWUSA et de SAFTU contre ce projet de loi. Nous collaborerons avec des juristes et des intellectuels engagés prêts à se tenir aux côtés du peuple en lutte.
Nous continuons à construire le pouvoir démocratique des pauvres et le socialisme par la base.
Nous résisterons à la guerre déclarée aux pauvres. Le projet de loi d’amendement PIE sera rejeté.
Traduction automatique de l’anglais
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