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Zambie : suspension d’un média critique du pouvoir

D 18 mars 2019     H 05:00     A Reporters sans frontières     C 0 messages


Reporters sans frontières (RSF) condamne la suspension de la principale chaîne de télévision privée du pays par l’organe de régulation et demande aux autorités zambiennes de ne pas recourir à la censure contre les médias critiques du pouvoir en période électorale.

Prime TV, l’une des chaînes privées les plus populaires et les plus critiques de Zambie, a été, le 4 mars dernier, suspendue pour un moispar l’Autorité de diffusion indépendante (IBA) pour ne pas avoir respecté les termes de sa licence de diffusion en diffusant des contenus “déséquilibrés”. La décision de l’organe de régulation est intervenue quelques jours seulement après une plainte du Front Patriotique (PF), le parti au pouvoir du Président Edgar Lungu, qui a ouvertement accusé la chaîne de diffuser une information “biaisée” et “relevant d’opinions politiques sous couvert de journalisme”. L’un des responsables médias du PF avait également annoncé que l’organe de régulation avait reçu “instruction” de fermer la chaîne selon des médias locaux. Le parti au pouvoir reproche notamment à Prime TV d’avoir contribué à sa défaite lors des élections législatives partielles remportée par l’opposition en février dans l’ouest de la Zambie.

“En suspendant un média critique suite aux plaintes exprimées par des responsables du parti présidentiel l’organe de régulation apparaît une fois encore comme un instrument aux ordres du pouvoir, estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Cette suspension grossière prive de nombreux zambiens d’une chaîne importante et constitue une atteinte au pluralisme médiatique, préalable indispensable à la tenue de scrutins crédibles. Les autorités zambiennes doivent cesser de recourir aux sanctions contre les médias et mettre fin à cette suspension arbitraire sans délai.”

En 2016, RSF avait déjà dénoncé la suspension arbitraire de trois médias privés dans la foulée de l’élection présidentielle. Ils étaient alors accusés par le régulateur d’avoir diffusé des informations présentant un “risque pour la paix nationale et la stabilité”.

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